Samedi 14 avril 2007
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15:04
(Dessin de Martine Maillard)
Vois ce grand cheval bleu qui d'un sabot rageur
A frappé la boue du chemin :
D'un coup d'aile puissant il fuit vers la lumière
Et va se confondre à l'azur.
O toi que j'adore, avec toi je veux franchir les nues !
Emporte-moi vers ton soleil !
Je me ferai toute petite, mais tu auras besoin de moi.
Je serai le tremplin d'où tu t'envoleras,
Je serai le songe qui glissera la nuit sur tes paupières,
Je serai le sable que tu fouleras,
Je serai le vent qui fera voler ta chevelure dorée,
Je serai la mélodie qui brillera sur ton front,
Je serai la plume avec laquelle tu écriras,
Je serai le baiser que tu répandras sur le monde,
Je serai l'arbre où scintilleront tes étoiles,
Je serai la rose dont tu éparpilleras les pétales,
Je serai le voile que tu déchireras,
Je serai le parfum de ton souffle vainqueur,
Je serai les larmes que tu pleureras,
Je serai la couronne de ton astre radieux,
Je serai l'ombre fraîche où tu reposeras,
Je serai l'étincelle dans la nuit de tes yeux
Et le frémissement de ton limpide azur.
Emporte-moi vers ton soleil !
Poème de jeunesse, écrit à Fontainebleau en juin
1967
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes mystiques
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Mardi 26 décembre 2006
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22:40
Voici un poème que j'ai composé
à l'âge de 13 ans... Il m'est revenu subitement en mémoire alors que je constatais avec amertume la disparition de toute notion de merveilleux et de surnaturel dans le monde actuel. Pourtant,
c'est cela le véritable message de Noël ! Et n'est-ce pas ce dont nous avons le plus besoin aujourd'hui ?

Il s'intitule...
Noël
Ding ding dong, ding ding dong,
Ding ding dong, ding ding dong !
Les cloches ont sonné,
Joyeux et bousculés,
Douze coups dans la nuit :
C’était l’heure bénie !
Jamais l’oiseau tranquille
N’avait vu si fébrile
Le petit bourg transi
D’ordinaire endormi.
La foule se pressait
Sur la place éclairée ;
La porte de l’église
Se ferma à la bise,
Et soudain retentit
Un cantique assourdi…
L’oiseau n’avait plus froid,
Il était plein de joie ;
Il ne comprenait pas,
Mais lui aussi chanta.

Voici en illustration musicale
la fin de la
Cantate de Noël d'Arthur Honegger,
une splendeur qui traduit exactement cette réalité
de Noël, autrefois...
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes mystiques
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Jeudi 23 novembre 2006
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21:44
Dans le pays des feuilles d’or
Les lumières frémissent aux façades des temples ;
Un léger coup de vent empoussière le seuil
Où se sont recourbées des femmes en prière.
L’écureuil est passé en flèche sur la route,
Et le long voile bleu étendu sur le ciel
S’étire pour cacher peu à peu le soleil…
Des myriades d’étoiles enluminent la terre,
Eblouissant les yeux d’une pluie scintillante ;
Une vapeur s’étend sur la campagne humide,
L’espace en un instant est tout transfiguré.
O monde délivré du poids de nos oublis,
Tu respires enfin les ailes déployées !
Certains sont recouverts du linceul avalanche,
D’autres sont engloutis par le feu ou les vagues :
Il suffit d’un frisson pour effacer les hommes ;
Un seul coup de chiffon, un seul éternuement,
Et la Terre reprend son allure d’antan,
Son visage serein, sa parure de reine ;
Elle porte couronne et son cœur resplendit,
Irradie de tant de trésors
Qu’on croit soudain la voir paraître
Juste naissante…

Note : Les illustrations ci-dessus, tirées du net ou de mes archives, trompent plus qu'elles n'éclairent le lecteur sur la véritable vision magnifique qui m'a été offerte ce mercredi matin, dans le désert berrichon, lors d'une éclatante éclaircie entre les pluies abondantes, où la campagne nimbée de lumière semblait scintiller dans l'humidité ambiante ; j'ai cru sur le moment qu'il "n'y avait rien à photographier", et je l'ai par la suite amèrement regretté. Mais comment photographier ( avec mes pauvres moyens) la simple lumière, dans un décor où il n'y a que la terre et le ciel ?...
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes mystiques
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