Inspiration
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Pétarades, vrombissements ;
Cataractes, grondements ;
Dans l’après-midi paisible,
L’autre nous a pris pour cibles.
L’orage est pourtant passé !
Le tonnerre s’est lassé,
Mais il faut qu’il éclabousse
Notre sieste bien trop douce.
Et ça monte et ça descend,
Ça dégage un son puissant,
Ça module et ça renâcle,
Ça s’évanouit puis ça racle.
Sommes-nous bien samedi ?
Oui puisqu’il est là, pardi !
C’est le jour où il s’ébroue
Avec sa bête à deux roues.
Va-t-il enfin démarrer ?
Il semble s’y préparer,
Et enfin l’engin s’éloigne
En rugissant sous sa poigne…
Mais il revient aussitôt !
Il joue avec sa moto
A faire des allées-venues
Sans dépasser notre rue.
Les chiens se sont déchaînés ;
Nous restons à fulminer,
Attendant pour être sages
Que fuie ce nouvel orage.
Enfin sa femme intervient ;
Elle lui demande s’il vient.
Ouf ! Ce gamin immature
Enfin range sa monture…
Elles m'ont attendue, mes cerises,
Se gorgeant de soleil, de lumière et d'amour.
Je les ai retrouvées
Plus noires,
Plus sucrées,
Plus charnues et plus fermes !
Grappes tombées du ciel,
Plus douces que le jour,
Offertes à mes mains
Comme au jardin d'Eden...
Et si Eve ma mère
Pécha par gourmandise,
Je lui ressemble bien.
C'est le don de la vie
Qui saigne de leur coeur ;
Sous leur chapeau de feuilles
Elles sont le présent
Des roses endormies,
Le don d'une Nature
Qui nous aime et sourit.
Marasme avec la pluie... Et pourtant mes rosiers explosent, je ne les ai jamais vus si fleuris !
Cependant avec la pluie je dois les tailler tous les jours... Cela pleure des pétales, sans fin ; certaines fleurs alourdies par l'eau font casser leur tige et tombent ; d'autres pourrissent sous d'autres qui s'ouvrent.
Comme je vais m'en aller une
semaine, je ne veux pas vous laisser sans un petit clin d'oeil.
Peut-être au retour aurai-je des quantités de nouveautés à vous montrer ! En tous cas je l'espère.
Oui, ce matin il y avait un petit escargot qui essayait d'escalader le grillage de mon jardin.
Comment était-il arrivé là, sur le petit arrosoir suspendu tout en haut ?
J'ai pu ainsi admirer ses capacités d'étirement et sa musculature !
Petit escargot joli,
Tu t'étires, tu t'étires !
Petit escargot tout gris,
Tu grandis et tu respires.
L'arrosoir fut ta maison,
Tout mouillé par les averses,
Mais tu fuis vers le buisson
Avant que le soleil perce...
Mon "petit" frère joue de la Musette de cour, instrument qu'il a entièrement réhabilité et ressuscité.
Le voici en 1996 dans "la béquille du père Barnaba", XIIIe concerto comique de Michel Corette.
(Jean-Christophe Maillard, musette baroque, orchestre baroque de Montauban dir. Jean-Marc Andrieu).
L'instrument originaire du XVIIe siècle est animé d'un soufflet situé sous le bras droit, ce qui évite l'utilisation
d'un chalumeau, et a été progressivement recouvert de belles tapisseries évoquant les bergeries ; il était affectionné par la noblesse pour sa sonorité tendre et discrète et intervenait donc dans
les spectacles de cour où l'on voyait des bergers.
En consultant Youtube, vous pourrez voir Jean-Christophe, plus âgé, dans un concerto de Vivaldi transcrit par le compositeur baroque Nicolas Chédeville et intitulé "Les Plaisirs de l'été".
Tournez tango
Tournez mélo
Dans l’or du soir
Dansez sans voir
Les bras en haut
Et les yeux clos
Rouge passion
Mains en boutons
Quand tout dévie
Dansez la vie
Pas emmêlés
Et reins dressés
La tige unique
Verte tunique
Vous fait jaillir
Droit sans faillir
Couple mythique
Roses mystiques
Et quand s’éteint
Le jour défunt
Tournez encor
Comme se tord
En s’effaçant
Un feu mourant
Vos impressions