Jeudi 1 mai 2008
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19:49
Vous connaissez la chanson ? Hélas, jusqu'à présent nous avons connu bien des pluies (du
moins dans les régions septentrionales), aussi espère-t-on vivement que "le Mai, le joli Mai" nous rendra le soleil.
Voici cependant une image du ciel tourmenté de ces derniers jours où, si mon appareil n'a pas été trop mauvais, vous discernerez un nuage très noir derrière les arbres bien
verts et les fleurs de lilas illuminés par le soleil du soir.
Mardi, à mon travail, j'ai été témoin toute la journée d'une féerie extraordinaire : les cerisiers du Japon avaient, sous les averses répétées, perdu leurs pétales en
telle abondance dans la rue située sous mes fenêtres, que l'on marchait sur un tapis rose aussi épais et glissant que de la neige ; et bientôt le vent se leva et l'on vit s'envoler les pétales,
qui tourbillonnèrent sous les bourrasques jusque devant les fenêtres premier étage ! C'était sublime, mais hélas je n'avais pas de quoi photographier... Quand je revins mercredi, non seulement
une bonne partie de ce tapis avait été balayé, mais en plus le vent ne soufflait presque plus.
Voici cependant la photo que j'en ai prise : en regardant bien, vous
discernerez peut-être encore quelques points roses en suspension.
Et ce merveilleux spectacle m'a rappelé, non pas la chanson que j'indique en titre
de cet article, mais un passage du Poème de l'Amour et de la Mer d'Ernest Chausson que j''affectionne particulièrement, extrait de la première partie intitulée « La Fleur des Eaux » :
« Et mon coeur s'est levé par ce matin d'été ;
Car une belle enfant était sur le rivage,
Laissant errer sur moi des yeux pleins de clarté,
Et qui me souriait d'un air tendre et sauvage...
Toi que transfiguraient la Jeunesse et l'Amour,
Tu m'apparus alors comme l'âme des choses ;
Mon coeur vola vers toi, tu le pris sans retour,
Et des cieux entrouverts pleuvaient sur nous des roses... »
(Texte de Maurice Bouchor - Voir ici)
Hélas, pour des raisons de droit d'auteur vous n'en entendrez que ces deux
derniers vers, d'autant plus que dans l'enregistrement que j'en possède, avec Dame Janet Baker et le London Symphony orchestra dirigé par Evgeny Svetlanov, il y a un ralenti que je trouve
excessif sur ce "pleuvaient sur nous des roses". Ce tout petit extrait vous permettra cependant d'apprécier, je pense, la beauté de cette oeuvre, dont
surtout la quatrième partie est célèbre ("Le temps des lilas et le temps des roses ne reviendra plus à ce printemps-ci...").
Par Martine Maillard
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Mercredi 6 février 2008
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16:18
Je vous propose aujourd'hui de rêver avec moi sur ces images vieilles
d'un siècle, témoins d'une époque apparemment si révolue, et que pourtant la photographie nous rend si proche !
Rehaussées par juste ce qu'il faut de couleur pour prendre vie, elles sont tout à la fois comparables à des tableaux d'artistes, et émouvantes comme des souvenirs d'un âge où
la terre était encore fraîche et vivante, où l'air était encore pur et où l'on imaginerait presque l'humanité innocente...
Merci aux petits-enfants de Louis Lumière qui ont accepté la diffusion de ce superbe diaporama.
Par Martine Maillard
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Mercredi 10 octobre 2007
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21:26
Rien ne semble changé
A l'été
Et pourtant
D'où vient ce tapis brun
Odorant
Et bruissant
Qui crisse sous nos pas
A la fois doux et volatile
S'ébouriffant au vent comme un tutu de papier
Les ombres s'allongent
Et les couleurs
Ce gris ce roux
Sont si riches et chaudes
Qu'on les dirait choisies
Par un artiste peintre
L'automne à petits pas
Vient danser dans la rue
Sautillant
Comme un elfe à bonnet vert
Et à tunique rousse
Qui clignerait de l'oeil

Toutous
Courez après les corbeaux
L'été s'en est allé
Par Martine Maillard
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