Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
En me rendant à l'exposition de Robert Bichet (voir ici) j'ai pu découvrir les ruines de l'abbaye de Déols que je n'avais jamais visitées. En effet dans cette bourgade de près de 9000 habitants qui jouxte
immédiatement Châteauroux (carte ici) et qui est une halte sur le Chemin de Saint-Jacques, se situe un grand site Clunisien, une importante abbaye fondée en décembre 917 par Guillaume le Pieux, duc
d'Aquitaine et le seigneur de Déols d'alors, Ebbes le Noble. Le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt et ses fils Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, ainsi que plusieurs rois de France
(Philippe Auguste, Louis II et Charles VII surnommé le "Roi de Bourges") eurent paraît-il l'occasion d'y séjourner (voir ici).
La maquette ci-dessus, trouvée sur le site "Info tourisme de Déols", permet de se représenter les lieux, que je vais parcourir avec vous au moyen de photographies. Cependant il est intéressant aussi que vous découvriez auparavant cette animation en 3D de ce que fut originellement l'abbatiale Notre-Dame proprement dite : une réalisation gigantesque.
Aujourd'hui, la mairie et l'Office du Tourisme sont implantés dans des locaux proches ou appartenant au domaine de l'abbaye. Partant de la Tour arrière droite qui est le dernier vestige réellement apparent de l'abbatiale, je vais tourner autour de la nef, puis du cloître, et revenir par le bas de la maquette ci-dessus en passant devant l'entrée des jardins, pour remonter par la gauche jusqu'à mon point de départ. Malheureusement les vestiges sont maigres, et la plupart des ornements de valeur ont été déposés au musée de Châteauroux.
Dernier vestige vraiment visible de l'abbatiale, cette tour qui flanquait l'entrée de la nef à droite est à la fois un symbole de Déols et le principal clocher qui domine la ville.
A l'opposé de la nef, une arche jouxte l'actuelle mairie : elle provient d'un prolongement de l'édifice vers un bâtiment que l'on voit situé tout en haut sur la maquette éditée ci-dessus.
Vue rapprochée, indiquant que le sol originel était plus bas.
Restes de la nef, vue de l'intérieur.
L'enfilade de la nef... Ou plutôt de ce qu'il reste de ses flancs.
En tournant autour de l'abbaye, je découvre cette "maison de maître".
Et voici sur ma droite les anciens murs de clôture.
La poterne arrière de l'abbaye (tout en bas de la maquette).
Face à la poterne, sur ma gauche, la descente vers les jardins...
Je me retourne pour saisir le mur vénérable.
Et déjà face à moi je retrouve le haut clocher entouré de ses pans de murs veufs.
Sur ma droite une petite chapelle devenue l'Office du Tourisme.
Elle est immédiatement suivie d'une haute bâtisse évoquant des logements de religieux et dont la restauration ne semble pas terminée.
Derrière elle on aperçoit au loin le mur du cloître.
En arrivant à hauteur de la tour, je trouve sur ma gauche ces deux jolies arcades, qui ouvrent sur la rue menant à "l'Espace Art et Culture" qui abrite l'exposition de Robert.
Me retournant, je découvre un chapiteau dont je cherche à mieux voir le détail.
Le voici ; vous pouvez encore l'agrandir légèrement.
A la base de l'édifice, d'anciennes portes témoignant encore du fait que le sol était probablement beaucoup plus bas.
Une grille, un porche... Mais je n'y suis pas allée.
Il ne reste plus qu'à y retourner...!
PS : A la demande de certains, je me suis demandé pourquoi ce site immense n'est plus que ruines. J'ai beau chercher, je ne trouve que peu de renseignements : sur l'article consacré aux "sites clunisiens" (voir ici) on s'arrête comme sur le site de l'Office du Tourisme (déjà cité) à la sécularisation au profit du Prince de Condé en 1622. Mais il est impossible que ce dernier soit l'auteur de cette destruction !!
Désolée de n'avoir pas inspecté les lieux plus avant (cette crypte ; le panneau d'infos au
pied de la Tour...), j'évoque cependant l'idée d'une destruction tout simplement due aux bombardements de la 2de guerre mondiale, Châteauroux étant un haut-lieu de cantonnement
militaire.
Ce matin-là, j'étais à la recherche d'un cybercafé, qui à Gignac n'existe pas. (Décidément, il faudra que je me mette à la clef 3G, mais pour quelques semaines par an seulement ça mérite réflexion).
Renvoyée à la médiathèque qui justement était fermée au public, je m'offris une visite pédestre du vieux Gignac.
Quelques porches seulement marquent l'entrée de la vieille ville, principalement piétonne à cause de l'étroitesse
de ses rues.
Jolis, n'est-ce pas, ces panneaux de rues ?
Voici donc celle mentionnée sur le panneau
Et bien vite je cherche à monter vers la Tour Sarrasine, qui domine tout le secteur.
En montant le paysage s'éclaircit... Mais pas d'apprêt particulier au niveau des rues restées très "nature".
C'est la Rue de l'escalier : nous approchons !
En effet, nous sommes presque au sommet : les arbres de l'esplanade sont visibles en haut à gauche.
Et m'y voici ! Un joli petit parc ombragé, ma foi.
De là-haut, magnifique panorama.
Je m'approche de
la Tour et j'en fais le tour (hum ! je n'ai pas fait exprès...), sans comprendre ce que signifie l'immense bénitier qui trône à son flanc. Cherchons un peu... Ah ! Voilà l'explication (ici) : il s'agit d'une vasque de récupération d'eau destinée à l'arrosage des jardins avoisinants !
Impressionnant, n'est-ce pas ?
Et me voici de retour par les ruelles en pente plutôt raide.
En descendant j'observe un joli
porche
ainsi qu'un étonnant passage entre deux ruelles.
Enfin je photographie, décontenancée, le clocher de l'église Saint-Pierre sans avoir
réussi à la trouver ! Là encore, cherchons de l'aide ... Ah ! La voici ici : les rues qui l'environnent sont
tellement étroites qu'en m'y promenant je n'ai rien vu paraître.
Mais à bientôt pour une autre promenade !
L'Eglise Notre-Dame de Grâce est édifiée sur un rocher surplombant toute la région de Gignac, et si sa construction est relativement récente (XVIIe siècle), elle succède à toute une série de temples l'ayant précédée, dont le plus ancien fut un temple romain dédié à la déesse Vesta (voir ici).
Il semble qu'elle soit le lieu de puissantes vibrations protectrices, comme en témoignent les innombrables ex voto entourant la petite statuette réputée "miraculeuse" qu'elle abrite.
Celle-ci, représentant la Vierge-Mère, peut évoquer Marie mère de Jésus tout autant que la déesse-mère présente dans l'esprit des Celtes bien avant les
Romains. Au-dessus de la statuette, l'inscription en latin : "Posuerunt me custodem" signifie "Ils ont fait de moi leur gardienne" (ou protectrice).
Cette statuette aurait guéri un sourd-muet et aveugle, si l'on en croit le récit du
Père Joseph Gilland (voir ici). (Si vous n'êtes pas aveugles, vous me voyez prenant la photo, hihi...)
Le frontispice évoquant les basiliques romaines ne manque pas de beauté, surtout avec les puissant piliers visibles sur les flancs ; et le cadran solaire situé sur le couvent qui la jouxte a été rénové récemment, si l'on en croit ici la 3e photo en bas à droite.
Là encore, j'ai essayé de traduire la devise qui y est inscrite, mais on n'en voit que le premier mot ("Momento"), qui s'il est en latin suppose une phrase assez complexe puisqu'il ne peut être sujet ; mais il est possible qu'il s'agisse de languedocien, auquel cas je fais appel à vos connaissances ou à votre sagacité pour suppléer à mes lacunes.
La décoration de l'église, très claire, me rappelle celle de mes chapelles bretonnes, qui datent généralement de la même époque (voir ici l'autel de Saint-Samson).
Les statues étonnent par leur différence avec celles trouvées dans les cathédrales gothiques ou romanes. Outre que l'on trouve une Sainte-Anne, qui encore me rappelle la Bretagne (!)
on rencontre également Saint-Louis, qui est le patron de ma ville natale, Fontainebleau,
et un beau Christ qui ouvre les bras en
souriant, contrairement aux images courantes de crucifixion.
Cependant, lorsque nous sortons, nous découvrons un chemin de croix, ponctué de quatorze chapelles qui sont autant de stations pour une procession de vendredi saint.
Suivant l'arrête de ce piton rocheux qui domine Gignac, c'est surtout une magnifique promenade que nous ne manquons pas de suivre.
Sur la droite, en direction du nord et des monts de Lozère, se dresse la Tour de Guet, appelée localement
"Tour Sarrazine" avec son fier drapeau occitan.
Longue et agréable promenade en plein vent, surplombant les vignes et les champs d'olivier.
La chaussée est construite sur d'étranges blocs caillouteux
et la vue s'étend vers un paysage
délicieusement méditerranéen
A mes pieds une étrange végétation attire mes regards.
Mais revenons à la basilique tout
doucement...
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
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