Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Reuilly est un charmant village situé en plein coeur de la France, à petite distance de l'autoroute A 20 et de la ville de Vierzon, ce qui lui a conféré une certaine extension, mais sans lui ôter ce qui fait son prestige : ses vignes !
Sans vouloir privilégier particulièrement ce viticulteur, voici cependant l'étiquette du vin que l'on trouve et achète le plus couramment dans les environs. Avec Claude Lafond il possède le domaine le plus réputé, sur 24 exploitations recensées ici. C'est un vin chaleureux et de qualité, qui a la particularité d'exister aussi en blanc et en pinot gris, bien agréable l'été à boire frais.
Nous nous sommes promenés cet après-midi à travers les vignes, malgré quelques bonnes averses...
Après avoir gravi le coteau qui surplombe la bourgade, posée au bord de l'Arnon (un affluent du Cher), le vent qui souffle nous sèche peu à peu et nous découvrons les vignes déjà vendangées, dont les feuilles prennent des teintes automnales.
Quelques bois parsèment les champs de vignes, et ici une cabane apparaît, avec un banc.
Non loin de là, des hommes travaillent encore : ils récupèrent les fils tendus pour soutenir des vignes qui ont été coupées.
Mais il reste du raisin ! Certaines grappes ont été abandonnées sur place, et l'on s'empresse de les cueillir pour les déguster...
Plus loin ce sont de nouvelles plantations, qui vont peut-être prendre la relève des anciennes que l'on détachait tout à l'heure. Enfin... dans quelques années tout de même.
Par une belle éclaircie nous traversons les hauteurs du village pour revenir du côté de la rivière, qui présente, comme c'est souvent le cas par ici, des abords marécageux avec quelques bras errants qu'elle récupère plus loin.
Ceci n'est apparemment qu'un cours secondaire, bien poétique cependant à traverser sur un joli pont de bois.
D'autres ponts s'y rencontrent, le secteur étant aménagé pour la promenade, et nous découvrons également une petite barrière destinée à en réguler le cours en période de crues.
Sur ma droite d'étranges marécages apparaissent.
Ainsi que des tas de foin vraiment vétustes...
Parfois ce sont vraiment des bras de rivière, dont les angles sont portés par des troncs aux
racines solides, avec des aulnes et des joncs.
Peu à peu, j'ai l'impression d'avoir gagné l'Amazonie...
Ici les troncs droits et clairs se reflètent étrangement dans l'eau trouble.
Et là c'est une vraie jungle qui s'offre à mes yeux !
En fait nous parvenons au confluent d'un bras faible et de la véritable rivière, qui est déjà bien large ici.
Je vous laisse rêver quelque temps sur ces quelques images... En effet je
m'absente pour quelques jours. Je vous dis donc à bientôt !
Beauval est peut-être un parc immense ; mais il contient tant d'espèces, que finalement beaucoup se trouvent dans des espaces étroits ; et même s'il leur est donné suffisamment pour s'épanouir, l'oeil du visiteur ne peut faire abstraction des cages, et même des baies vitrées astucieusement ajustées pour permettre la vision subaquatique.
De plus, le jour de mon passage il circulait une foule énorme !
Mais peu importe au manchot de Humboldt, qui comme bien d'autres n'en avait cure, étant fort habitué à ce trafic perpétuel.
L'image est plaisante mais lorsque l'on approche, c'est plutôt ceci que l'on découvre :
Notez qu'on leur a greffé quelques petits "palmiers", acclimatés je ne sais comment, et qui surprennent les profanes que nous sommes, persuadés qu'il s'agit d'animaux habitués aux grands froids... Ne nichent-ils pas en effet en abondance dans les régions équatoriales ?
Élevons-nous d'un étage pour les voir dans l'autre sens !
Et maintenant, pour saisir leur jacassement perpétuel, leurs cris rauques et leurs allées-venues incessantes, j'ai pris une petite vidéo... qui n'a pu éviter l'enregistrement des voix humaines présentes aux alentours.
La belle saison revient, avec la fraîcheur et le raccourcissement des jours.
Décidément cette année, le soleil nous aura souri en "périphérie", autour d'un large été maussade.
Une randonnée est organisée en forêt de Primelles, dans le Cher.
La carte ci-dessus (que vous pouvez agrandir), vous situe l'endroit, à la limite ouest du
département du Cher dans sa partie plutôt basse (au sud de Bourges), c'est-à-dire en plein centre de la France. Un site très bien documenté, signé "Sant Johan" présente ici l'historique de ce village du Berry qui offre
la particularité d'une Croix dédiée à Saint Firmin. En effet celui-ci, venu dans le Berry autour de 287, y aurait
laissé une impression profonde, faisant même surgir une source à Bourges, et aurait fondé un ermitage dans la forêt de Primelles, aujourd'hui disparu mais remplacé par cette croix.
Le sous-bois est magnifique et je regrette de n'avoir sur moi que le téléphone portable, dont les photos ne sont pas excellentes.
Mais c'est mieux que rien !
Des branches jonchent le sol ; manifestement les forestiers ne réussissent pas à venir à bout de tout le travail demandé... Celle-ci, dressée comme un serpent à la gueule ouverte, est assez particulière et menaçante !
Il y a même des monceaux de souches. Mais malgré mon attention, le téléphone saisit mal
les images sous l'ombre des feuillages et me floute le sol... Dommage car la lumière est ravissante à travers ces branchages légers. Et si l'automne annonce aujourd'hui son arrivée, rien ne le
laisse deviner en forêt ! Pas même un champignon d'ailleurs, car il n'a pas plu depuis un moment.
Encore un arbre en travers, et bien en équilibre cette fois. Aussi sommes-nous très surpris, en arrivant à la route plus loin, d'y trouver un écriteau avertissant : "Le ramassage de bois mort est interdit" ... Pourtant il n'y a que cela partout !
Au retour sur Primelles, cette charmante demeure me tend les bras... Déclinant les propositions goguenardes de mes camarades qui me demandent si je veux l'acquérir, je regrette de n'avoir pas le talent de certains (de certaines même dirais-je !) pour la "croquer" au fusain ou à l'aquarelle. Il y a une beauté dans ces vieilles maisons qui tient aux matériaux, aux couleurs, aux proportions... et qui fait vraiment rêver.
Mais la dernière image que nous garderons de Primelles sera une image d'automne : ce magnifique
marronnier, lui, en est déjà largement touché (comme d'ailleurs les peupliers sur la droite, dont les feuilles semblent bien tombées).
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
Sur le site vous pouvez vous abonner, acheter les numéros en PDF ou en version papier (franco de port),
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