L'Âme du poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Présentation

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais  d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

 En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...


   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)      

  

Robert Bichet

Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 15:24
Avis : ouverture d'un site spécifique à Robert Bichet, ici :
Bandeau 2
     
      Les éditions "Caractères" (Paris) dirigées pas Nicole Gdalia viennent de publier à compte d'éditeur des poèmes de Robert Bichet dans une toute nouvelle collection créée spécialement pour lui : "Arts en résonance". (Je vous ai mis des liens vers ces éditions, mais malheureusement, il semble que le site ne soit pas tout à fait à jour ; cela sera peut-être corrigé prochainement ?)
      La collection, à l'image du talent multiforme de Robert Bichet (voir les articles de cette catégorie sur ce blog), se donne pour objectif de publier des poètes qui sont en même temps peintres ou compositeurs.
       C'est un beau cadeau de Noël qu'il lui ont fait là car le livre est paru, dans un format tout à fait original (10,5 x 29,7 cm), peu avant les fêtes et a fait l'objet de ventes dédicaces dans les librairies de la ville d'Issoudun puis au rayon livres de l'hypermarché Leclerc où il a bénéficié d'une affluence remarquable. En effet à Issoudun Robert Bichet est une figure particulièrement connue et appréciée  de tous !! Aussi les trente exemplaires "de tête", diffusés avec une feuille séparée destinée à une aquarelle originale de l'auteur ont-ils été vendus en quelques heures...

      En voici un aperçu (vous pouvez cliquer sur chaque image pour l'agrandir) :

 

Livre là-bas sont tous les rêves face                Livre là-bas sont tous les rêves dos

     Comme vous pouvez le constater, les partitions de la main de l'auteur sont disposées en couverture, alors qu'à l'intérieur on ne trouve que des poèmes avec en vis à vis des dessins, en noir en blanc seulement mais disposés par paliers, et parfois légèrement filigranés. Je vous en donne ci-dessous un exemple (les pages 18-19, que vous pourrez apprécier pleinement en cliquant pour  les agrandir).

Extrait du livre Là-bas sont tous les rêves

     Pour achever cette présentation, je vous propose encore d'apprécier l'une des aquarelles ajoutées dans l'édition de tête : étant composée sur place sur un feuillet vierge, elle possède l'avantage de la couleur.


Aquarelle originale de Robert Bichet

     Vous pourrez vous procurer ce livre en le commandant au libraire de votre choix, à Amazon dès qu'il l'aura inscrit à son inventaire, ou aux éditions Caractères (qui ne l'ont pas encore mentionné sur leur site).

      Editions Caractères
     7, rue de l'Arbalète
     75005 Paris

     Ou par mail :
     contact@editions-caracteres.fr

 

Par Martine Maillard - Publié dans : Robert Bichet
Donnez-moi votre impression ! - Voir les 8 petits mots
Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 12:09
       Au printemps dernier, à l'occasion de la préparation du concert "Là-bas sont tous les rêves", deux élèves de la section "audiovisuel" de l'AFPA d'Issoudun (Anne-Sophie Serpossian et Pierre Gilliocq) ont décidé de prendre pour sujet de travail en vue de leur diplôme un reportage sur Robert Bichet.
     Ils nous en ont très aimablement laissé le DVD, que j'ai transféré sur Youtube.
      Le voici.
     Pour le moment, je vous le laisse brut. S'il y a besoin de commentaires, je les ajouterai par la suite.


Par Martine Maillard - Publié dans : Robert Bichet
Donnez-moi votre impression ! - Voir les 3 petits mots
Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 10:15
     Voici longtemps que je ne vous ai pas parlé de Robert Bichet.
     Il vient de composer une nouvelle oeuvre, dédiée à son père fauché dans l'accident de voiture dont il a  lui-même été la victime, en juillet 2005 (voir ici). Elle a été jouée a Issoudun lors du concert de fin d'année du Conservatoire Municipal de musique le 25 juin 2009, avec le compositeur au cor anglais, Francesca Paderni comme toujours aux Ondes Martenot, et Frédéric Langé, le professeur de saxophone du Conservatoire, à la direction, qu'il assume avec un brio remarquable.

Au centre, Robert Bichet ; à droite, Francesca Paderni ; à gauche, Jean-Benoît Walker-Viry,
le nouveau directeur du conservatoire de musique d'Issoudun qui a succédé à Robert Bichet
en septembre 2007 - Photo Martine Maillard.

     Cette oeuvre s'inspire d'un poème qu'il avait écrit précédemment en hommage à des personnes disparues de son entourage, et que je vous propose ici.


Là-bas sont tous les rêves,
les étoiles vivantes
et les astres éteints,
où reposent
les volcans des passions infinies...

Là-bas sont les oiseaux
et toutes les musiques,
celles qui chantent doucement
dans le cœur des poètes,
de la renarde rusée
ou du lièvre égaré...

Là-bas sont tous les arbres
d'une verte forêt
où les saisons se perdent
dans l'infini du temps
sans toutefois mourir
de leurs feuilles d'automne...

Il n'y a plus de pluies,
de brumes, plus de frimas,
La lumière illumine
tout l'infini du temps

Robert Bichet, janvier 1999
voir ici le poème commenté et illustré par ses soins

 

     Il s'agit d'une évocation de l'au-delà, où se retrouvent ceux qui nous ont quittés.

     Robert Bichet a donc conçu cette oeuvre en quatre parties distinctes, auxquelles s'ajoute une improvisation du chef d'orchestre, ce qui est une grande première dans le genre, comme si  celui-ci était considéré comme artiste à part entière, et avait droit à ce que dans les concerti on appelle la "cadence" du soliste : un moment de liberté pour improviser sur les thèmes du morceau.

     En fait, vous devez savoir, si je ne vous l'ai pas déjà dit, que Robert Bichet a conçu un langage musical qui lui est propre, et qui est destiné à permettre à de jeunes débutants de participer à l'orchestre : il a créé des "signes conventionnels" correspondant à divers schémas musicaux. Sur l'un d'eux, il s'agira de jouer des notes aléatoires mais naturelles, en notes tenues ; sur un autre, la même chose mais sous forme de petits sons itératifs ; sur un autre il s'agira de notes altérées. Cela forme des "masses sonores", qui sont gérées au moyen de durées précises. D'autres schémas seront notés sous forme d'une mélodie simple (ou pour le piano d'un accord arpégé, ou d'une série de pulsations d'accords écrits) qui se répète ; les cordes seront parfois invitées à exécuter des sons libres en pizzicati, ou à d'autres moments à effectuer des glissandos en montant et  en descendant... Tous ces schémas sont soigneusement répertoriés et utilisés au fil de l'oeuvre, qui apparaît ainsi comme une sorte de montage, analogue aux taches que l'on peut appliquer à un tableau contemporain.

     C'est ainsi que, riche des schémas connus de l'orchestre et désignés chacun par un numéro, le chef d'orchestre, en fin d'oeuvre, peut improviser en indiquant le chiffre avec ses doigts à un groupe orchestral, puis en faisant signe à d'autres,  faisant enfler  le son en écartant les bras puis le stoppant net en ramenant les bras ; ou en désignant les gongs et nombreuses percussions présentes dont Robert Bichet a la passion.

     Pour cela Frédéric Langé, passionné de la musique de Robert Bichet, fut absolument excellent.

    Mais vous en aurez bientôt l'explication claire lorsque j'aurai réussi à télécharger la vidéo d'un reportage qui a été fait par des étudiants de l'AFPA d'Issoudun... Ce qui ne saurait tarder.

 

      Voici donc quelques extraits du concert donné le 25 juin dernier à Issoudun.

Frédéric Langé à la tête de l'orchestre des professeurs et des élèves.
(Photo Daniel Besson)


      L'oeuvre débute par une évocation de l'accident, qui est souligné par l'apparition brève d'une bande son, calquée sur les sonorités métalliques de l'orchestre (cuivres, cloches-tubes).


          Puis sa transposition : on entend des bruissement d'insectes sous le soleil d'été. Très contemplatif, Robert Bichet bascule immédiatement dans l'évocation de la nature de son enfance, et dans ce qu'il appelle "le Rêve".

 


    C'est là qu'apparaît le cor anglais, accompagné de l'Onde. Malheureusement l'enregistrement, réalisé avec des micros disséminés sur la scène, privilégie excessivement le premier violon, trop exposé, au détriment de l'Onde que l'on perçoit à peine.

 

 


 

Robert Bichet (cor anglais) et Francesca Paderni (Ondes Martenot)
Photo Daniel Besson.

 

      Et pour clore cet "Accident transposé" (la première partie de l'oeuvre), un "soleil couchant", représenté par de vastes masses sonores, comme de larges taches de couleur.



        Vient alors le "Premier Rêve transposé ": c'est la nuit, et des crapauds alytes chantent sous le ciel étoilé de juillet (précisions notées avec soin par le compositeur). Là encore, une courte bande-son s'ajoute à l'orchestre pour évoquer le chant des crapauds.



  
     Un second "soleil couchant" y met fin, préparant la troisième partie.



     
     Cette troisième partie évoque le "Second Rêve transposé", qui n'est rien moins que l'Ailleurs - et comme le désigne le compositeur : "l'Eternel Départ". Il y adjoint la bande sonore d'un essaim d'abeilles.



    
     Beaucoup plus lyrique, cette partie inclut la présence du piano, et son achèvement introduit la lecture du poème, par Robert Bichet lui-même, soutenue par le martèlement léger de la grosse caisse (quatrième partie).


(Photo Daniel Besson)



      Enfin, l'improvisation ou cinquième partie clôt cette vaste évocation. En voici la fin, à trois coups de gongs près.





Frédéric Langé en pleine action
(Photo Daniel Besson)

      Sous les applaudissements du public, Robert Bichet félicite le chef, exemplaire et son grand ami.


Frédéric Langé et Robert Bichet
Photo Martine Maillard



Par Martine Maillard - Publié dans : Robert Bichet
Donnez-moi votre impression ! - Voir les 10 petits mots

Mes textes sur internet

Pour lire ou télécharger mes poésies, récits et nouvelles, cliquez sur le lien ci-dessous

Mes oeuvres sur In Libro Veritas

Mes textes sur papier

Editions Stellamaris

  Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil

Renaître.

RenaitreVous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Le petit train

Le Petit Train du Paysan, 4e partie de la Bachianas Brasileiras n°2 de Villa-Lobos.

Dérives rêvées

  • Issoudun-Toussaint-15.jpg
  • Rouen-déc09-VieilleVille-24
  • Fontainebleau-avril11-28
  • FBleau-automne1
  • Gr-ce-29_Delphes.jpg
  • Fontainebleau-avril11-32

Une revue à découvrir

couv-Shizen9.jpg
   Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

    Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).

    Ici la couverture du dernier n° paru.
   Sur le site vous pouvez vous abonner, acheter les numéros en PDF ou en version papier (franco de port), ou consulter en ligne des extraits de différents numéros.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés