Mercredi 16 septembre 2009
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Instant cheminée
Instant posé sur les braises craquantes
Aux formes rougeoyantes entre cendre et charbon
Qui fusent d’étincelles
Instant crépitement
Bois léché par la flamme et qui meurt lentement
Epuisé de caresses et lové dans les bras
Des chenets femmes-sphinx
Instant détente
A la chaleur brûlante émanée du brasier
Dont s’enrobent les bûches accouplées à nos pieds
Dans leur niche noircie
Instant d’incandescence
Où le regard rougi par le feu qu’il reflète
Peu à peu se dissout dans le vague et s’apprête
A plonger dans le rêve
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes actuels
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Mercredi 19 août 2009
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16:40
Nous ne sommes pas les seuls à exhiber nos vieilles locos
à vapeur. Il y a quelque temps, je vous montrais celle-ci, photographiée en gare de Paimpol où elle tracte avec
vaillance les touristes dans le circuit intitulé" les Vapeurs du Trieux". C'est une Pacific, dont le schéma de roues
(ooOOOo) se lit "231".
Voici maintenant une locomotive Mikado, reconnaissable à la disposition de ses roues selon le schéma : oOOOOo, c'est à dire 141 (voir ici l'article de
Wikipédia : la ou les petites roues avant supportent l'essieu mobile, pour virer ; les grosses roues centrales portent les machines , la petite roue arrière porte la cabine de pilotage).
Elle été photographiée par ma fille Sylviane lors de son récent voyage au Japon.
J'en profite pour vous donner à relire mon poème à la mémoire d'Arthur Honegger, qui composa un mouvement symphonique en l'honneur de cette locomotive française - la Pacific 231.
PACIFIC 231
A la mémoire d'Arthur
Honegger
Souffle
Crache
Siffle
Grincement
d’essieux
Lourde machine en
marche
Tu pars pesante et tu martèles à coups de
reins
Le sol des rails où tu
t’ébranles
Monstre masse de ferrures
énormes
Et tu pars et tu files et tu t’élances au long
de la campagne
Et tu cours à travers les champs que tu
dévoiles
De part et d’autre de tes flancs en bandes
délirantes
Et tu files au vent tel un cheval au grand
galop
Fendant le paysage en Reine que tu
es
Et soudain tu te
cabres
Arrêt Il faut
stopper
Et voilà tu
arrives
Une gare est
là-bas
Il te faut enchaîner peu à peu tes
essieux
Et tu lâches un grand
jet
De vapeur jusqu’aux
cieux
Et tu viens
Peu à peu
T’arrê-
Ter
Martine Maillard
Tous droits réservés
Et cette fois, une vidéo de Youtube que je
trouve vraiment très bien faite ! J'adore les trains - surtout ceux d'autrefois, où l'on pouvait choisir sa place, se promener, regarder les rails filer vers l'arrière... D'ailleurs, enfant
j'ai eu l'occasion de monter dans un "train à vapeur" (pas un "pour touristes" !) et j'en avais été très impressionnée.
Nota : si la vidéo n'apparaît pas voici un
lien vers elle.
Note du 20-08 : Ouf ! Ça y est, la voilà... Je croyais que c'était un bug d'Overblog, mais je viens de comprendre que c'est parce qu'en prenant le code de la vidéo
j'avais cliqué malencontreusement sur "personnaliser" ; si bien que, n'ayant pas donné suite à cette option, le code était resté pour ainsi dire "vide".
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes actuels
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Vendredi 7 août 2009
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19:49
Je connais un pays
Où les dragons sont assoupis
Le nez collé aux vagues vertes
Et où les eaux vives jaillissent
De chaque étoile de corail
Un pays où les fées
Charment encore les nuits de lune
Semées d’étoiles pensives
Aux cris des paons lascifs
Sur la pelouse luciolée
Je connais un pays
Où le ressac trace en cadence
Les lignes d’ambre du varech
Sur des grèves rocheuses
Peuplées de goélands
Le vent m’emporte dans son souffle
Les embruns brumisent ma peau
Sous les galets ronds de la plage
Le sable fond comme du sucre
L’eau glacée est un don
Vivifiant et tonique
Apporté de très loin
Des banquises d’Islande
Et les phoques y jouent
A cache-cache au soleil
Martine Maillard
La fée sur rivage (vidéo de Martine
Maillard)
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes actuels
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