L'Âme du poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Présentation

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais  d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

 En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...


   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)      

  

Poèmes mystiques

Mercredi 24 août 2005 3 24 /08 /Août /2005 00:00
      
Dans ma quête du Féminin Sacré, il y a quelques années, j'ai écrit ce poème traduisant le désir de la retrouver au fond de moi, "Elle" - qui peut s'écrire aussi "Aile", puisqu'elle est l'Ame, celle qui élève à une autre dimension, à travers le plus parfait Ici et Maintenant, l'Instant figé d'une course vertigineuse... Le poème lui-même adopte la forme d'une aile d'ange, vue de profil.



Puisque la vie n'est qu'un bruissement d'aile

Du premier jusqu'au dernier jour,
Puisque mûrir c'est n'avoir plus que d'Elle
En guise d'Amour,

Je veux périr
Sans coup férir,
Je veux transir
Dans l’œuf qui vire...

C'est là que fuit l'abîme
Dont la nichée s'exhume
Comme une fraîche couvée,
Dans sa dentelle de larmes arrosée.

Oh ! Que naisse d'un flot limpide
L'unique fleur du Jour,
Celle dont le pétale
Sort de ma peau, de mon ventre et de mes reins !

L'âcre et douce mystérieuse envolée,
Issue de l'ignorance au lointain fabuleux,
La seule peine infinie qui vaille
Qu'un souffle m'ait jamais traversée !



 
L'Ame
Par Martine Maillard - Publié dans : Poèmes mystiques
Donnez-moi votre impression ! - Voir les 1 petits mots
Mercredi 27 juillet 2005 3 27 /07 /Juil /2005 00:00

 
(Himalaya, K2)

Pour Clémentine

(voir le blog de Clémentine )



            Alors nous monterons sur la Montagne immense
            Dont le sommet se perd dans l'espace étoilé,
            Et nous effacerons de nos cœurs affolés   
            Les mirages flottants issus de leur démence.


Nous suivrons un chemin empierré, harassant,
Dont la pente s'élève entre des murs de roche ;
Nos pieds seront conduits où notre main s'accroche
Et nous trébucherons parfois en nous blessant.


Par moments, épuisés, nous trouverons la faille
Où reposer un peu entre les pans obscurs ;
Et puis nous croirons voir jaillir un éclair pur
Pour rendre joie et force à ce cœur qui défaille.


Nous repartirons donc, plus légers, plus ardents,
Vers la lumière d'or scintillant sur les cimes.
Comme plus noir en bas nous semblera l'abîme !
Et comme quelque temps nous irons gambadant !


Quand nous émergerons à la clarté montante
Nous aurons oublié déjà notre passé,
Tant l'amour des sommets nous aura terrassés ;
Et nus, nous vêtirons une robe éclatante.


Alors, ce gouffre obscur que nous aurons quitté,
Nous le verrons s'étendre ainsi qu'une eau dormante
Laissant fuir des vapeurs, des vagues écumantes,
Où nous n'aurions jamais pu vivre en vérité...


Et nous verrons sur nous la Lumière épandue,
Et la respirerons si merveilleusement
Que nous pourrons voler d'astres en firmaments,
Le cœur tout dilaté d'une ivresse éperdue.


Nous serons des milliers à rire en scintillant,
Baignés par cette Source irradiante d'espace
D'où nous ferons jaillir les fontaines de grâces
Qui fusent jusqu'en bas en ruisseaux de brillants.


Par Martine Maillard - Publié dans : Poèmes mystiques
Donnez-moi votre impression ! - Voir les 4 petits mots
Vendredi 8 juillet 2005 5 08 /07 /Juil /2005 00:00



Au seuil tout s'est éteint
O la paix des mirages
Et ce fut l'infini dans un poisson-sirène
Ce fut la conque rose à l'oreille ravie
A perte de regard le silence épandu
Un amour sans égal au fond du cœur brisé

 


La Paix nous a saisis
Comme des malfaiteurs
Et tout s'est arrêté nos regards suspendus
Nos cheveux envolés notre sourire ému
O miracle soudain qui fait le jour nouveau
O l'amour sans égal au fond du cœur brisé


L'oubli a inondé
Le lit de notre cœur
C'est un fleuve éclatant maintenant que notre âme
Et l'amour sans égal nous élève sans fin
Éveillant des parfums des sons et des couleurs
Inépuisablement de notre cœur brisé


Par Martine Maillard - Publié dans : Poèmes mystiques - Communauté : Pensées d'ailleurs
Donnez-moi votre impression ! - Voir les 0 petits mots

Mes textes sur internet

Pour lire ou télécharger mes poésies, récits et nouvelles, cliquez sur le lien ci-dessous

Mes oeuvres sur In Libro Veritas

Mes textes sur papier

Editions Stellamaris

  Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil

Renaître.

RenaitreVous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Le petit train

Le Petit Train du Paysan, 4e partie de la Bachianas Brasileiras n°2 de Villa-Lobos.

Dérives rêvées

  • foretfbleauavril04.jpg
  • Fontainebleau-avril11-09bis
  • Issoudun-PontStPaterne-fév12
  • La Fontaine de Castalie
  • rocherfontainebleau.jpg
  • Anse Cochat3

Une revue à découvrir

couv-Shizen9.jpg
   Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

    Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).

    Ici la couverture du dernier n° paru.
   Sur le site vous pouvez vous abonner, acheter les numéros en PDF ou en version papier (franco de port), ou consulter en ligne des extraits de différents numéros.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés