Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
(Himalaya, K2)
Pour Clémentine
(voir le blog de Clémentine )
Nous suivrons un chemin empierré, harassant,
Dont la pente s'élève entre des murs de roche ;
Nos pieds seront conduits où notre main s'accroche
Et nous trébucherons parfois en nous blessant.
Par moments, épuisés, nous trouverons la faille
Où reposer un peu entre les pans obscurs ;
Et puis nous croirons voir jaillir un éclair pur
Pour rendre joie et force à ce cœur qui défaille.
Nous repartirons donc, plus légers, plus ardents,
Vers la lumière d'or scintillant sur les cimes.
Comme plus noir en bas nous semblera l'abîme !
Et comme quelque temps nous irons gambadant !
Quand nous émergerons à la clarté montante
Nous aurons oublié déjà notre passé,
Tant l'amour des sommets nous aura terrassés ;
Et nus, nous vêtirons une robe éclatante.
Alors, ce gouffre obscur que nous aurons quitté,
Nous le verrons s'étendre ainsi qu'une eau dormante
Laissant fuir des vapeurs, des vagues écumantes,
Où nous n'aurions jamais pu vivre en vérité...
Et nous verrons sur nous la Lumière épandue,
Et la respirerons si merveilleusement
Que nous pourrons voler d'astres en firmaments,
Le cœur tout dilaté d'une ivresse éperdue.
Nous serons des milliers à rire en scintillant,
Baignés par cette Source irradiante d'espace
D'où nous ferons jaillir les fontaines de grâces
Qui fusent jusqu'en bas en ruisseaux de brillants.
Au seuil tout s'est éteint
O la paix des mirages
Et ce fut l'infini dans un poisson-sirène
Ce fut la conque rose à l'oreille ravie
A perte de regard le silence épandu
Un amour sans égal au fond du cœur brisé
La Paix nous a saisis
Comme des malfaiteurs
Et tout s'est arrêté nos regards suspendus
Nos cheveux envolés notre sourire ému
O miracle soudain qui fait le jour nouveau
O l'amour sans égal au fond du cœur brisé
L'oubli a inondé
Le lit de notre cœur
C'est un fleuve éclatant maintenant que notre âme
Et l'amour sans égal nous élève sans fin
Éveillant des parfums des sons et des couleurs
Inépuisablement de notre cœur brisé
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
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