Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Oui, me voici enfin de retour, ayant prolongé mon séjour de deux jours, histoire de confirmer que je suis en retraite.
Il faut dire que cette année, j'en ai vraiment profité : je suis partie trois fois ! Veinarde...
Mais alors, bon, si j'ai prolongé mon séjour c'est aussi qu'il n'a pas très bien commencé... Partie du Berry pour me rendre dans les gorges de l'Hérault, je n'avais que de l'autoroute (et gratuite sur les deux tiers du trajet !), mais j'ai eu la bonne idée de démarrer très tôt.
C'est une autoroute superbe : elle traverse l'Auvergne, avec à Issoire la traversée des gorges de l'Allier, puis la Lozère, avec un parcours sur des kilomètres à une altitude évoluant de 850 à 1300 mètres (ça ne vaut pas les 3600 mètres de l'Altiplano vu hier dans "Rendez-vous en Terre inconnue", mais tout de même) ; enfin elle arrive à Millau, au fameux viaduc.
Je m'étais mis dans la tête que pour bien le voir il fallait quitter l'autoroute à Millau, et je me suis lancée dans un dédale de petites routes où l'embrayage a été bien sollicité car je suis remontée par un raidillon où je devais passer la première à chaque virage.
N'importe, c'était joli. J'en ai tiré de belles photos du viaduc.
(cliquez pour agrandir, ainsi que pour les suivantes)
Nous avons fini par déboucher sur la nationale en plein milieu du Causse du Larzac que je découvris avec émerveillement.
Mais la faim se faisait sentir, et l'affluence de ce premier samedi de septembre rendait les quelques haltes possibles peu attirantes. De plus il me fallait de l'essence.
Je m'arrêtai donc enfin une trentaine de kilomètres plus loin, après avoir repris l'autoroute, au lieu dit "Le Caylar" : de magnifiques chaos de rochers nous y attendaient, mais aussi un parking monumental totalement surchargé, et des pompes à essence inabordables tant il s'y trouvait de monde.
Et c'est là que tout a basculé... Ça a fait juste deux fois "tic" sous ma pédale d'embrayage, et puis... plus moyen de débrayer. Rien à faire pour passer la moindre vitesse.
Deux messieurs ont eu la gentillesse de pousser ma voiture vers un emplacement "handicapé" (c'est tout ce qu'il y avait de disponible dans les environs, et je n'aurais pas pu m'en sortir seule car cela montait légèrement !), et je me suis mise en demeure de chercher une dépanneuse.
Après bien des angoisses et des difficultés pour obtenir les communications (heureusement que j'avais un portable) j'obtins le dépanneur par le biais de la caisse de la station ; mais, envers de la médaille, celui-ci arriva si vite que nous ne pûmes pas songer à déjeuner.
Par contre une fois là le véhicule tournicota pendant une heure à la recherche d'un autre sinistré, qu'il ne trouva pas et remplaça par un camping-car néerlandais dans le même cas mais qui n'avait pas eu le temps d'appeler.
Pendant ses circonvolutions j'ai essayé de prendre des photos de la vitre du camion : nous entrions juste dans la région de Lodève, et c'est là que le paysage devenait magnifique !
Mais en attendant nous étions bien dans la panade, avec tous nos bagages et nos deux chiens.
De plus mon excellente assurance m'aurait rapatriée chez moi ou conduite en taxi jusqu'à ma location ; mais hélas, il était impensable de rester tout le week-end bloqué dans un mobil-home en pleine campagne, et je devais absolument trouver une voiture à louer à mes frais ! Il faisait une chaleur affreuse, et tous les véhicules disponibles dans le coin étaient déjà loués...
Enfin le patron de l'entreprise de dépannage, qui s'était gentiment chargé d'appeler tous les loueurs qu'il connaissait, en découvrit un nouveau, pas loin, qui avait encore à notre disposition une petite Fiat diesel !
Le transfert des chiens et des bagages fut pénible... Mais la petite voiture, ma foi, s'est montrée super sympa à conduire, quoique légèrement plus petite que la nôtre pour la fin du voyage. On était presque arrivés !
... Vers 18 heures, épuisés, affamés, assoiffés, surchauffés, nous arrivions dans notre havre de paix.
Et le comité d'accueil nous attendait : Léon (le noir) et Fanny (la grise). Pas dépaysés avec le Berry et son Grand Noir...
Que d'aventures !! ![]()
Fin juin j'ai passé une semaine à Saint-Palais-sur-Mer, en Charente Maritime ; plus exactement juste au bord de la plage de Nauzan, à la limite de Vaux-sur-mer en direction de Royan.
Pas de touristes ! Et déjà du beau temps ! Le rêve !
En voici quelques traces... (Toutes les images peuvent être agrandies)
L'entrée de la plage. Personne... Pas de voiture... ni de barrières !
Vue de la plage déserte... Il faisait encore un peu frais.
Du même point vers la droite. Pas de régates ! Personne sur la plage ! (ou presque...)
Au loin, un bateau quitte l'estuaire de la Gironde, dont l'autre rive est visible à l'horizon.
Même vue moins zoomée. Oui, Saint-Palais regarde vers le sud, et on voit bien l'autre versant de l'estuaire, avec la pointe de Grave. C'est d'ailleurs sans doute ce qui y rend les flots si calmes, parce que l'endroit est abrité.
Le petit bateau s'éloigne
Vue vers le versant Vaux-sur-Mer. Ce jour-là il faisait déjà très chaud et la vue est prise tard le soir. La mer était à
son point le plus bas.
Vers le large, encore un gros bateau...
De l'autre côté, la pointe dont on fait le tour par une ravissante promenade de corniche.
En voici un aperçu, pris sous une chaleur accablante...
Laissons le bateau s'éloigner, et allons dîner sur la digue !
Bon appétit !
Nous nous sommes donc lancés ensuite vers la digue qui mène à l'entrée du port et l'estuaire de la Seine. J'ai eu beaucoup de peine à trouver un plan. Celui-ci, qui a le mérite d'être joli, a été trouvé sur le site de l'Office du Tourisme mais avait pour but de localiser un parking excentré, si bien que j'en ai ôté la photographie et effacé les flèches pour ajouter les deux miennes : deux flèches rouges qui marquent le départ de la promenade, et l'arrivée sur le fleuve d'où nous avons pris les photographies qui vont suivre.
Hélas, il ne peut être agrandi et c'est en écarquillant les
yeux que vous apercevrez en bas le Vieux Bassin avec la Lieutenance. De même j'ignore qui en est l'auteur. Mais cela donne une idée de la configuration des lieux. Lorsque l'on arrive en haut à
l'angle de la digue, on voit le pont de Normandie sur la droite, et en face (très loin) les installations portuaires du Havre ou du moins ce qui y ressemble car le port du Havre n'est pas
construit sur la Seine mais sur une autre rade au-delà.
Lorsque je suis arrivée au bout un énorme bateau pénétrait dans la Seine. En fait il naviguait peut-être vers Paris.
Je l'ai photographié plusieurs fois, prenant au passage un ferry amarré sur la droite, et
surtout essayant de "croquer" l'immense pont suspendu. Justement un petit chalutier sortait du port. (Toutes ces photos
peuvent être agrandies, si je ne m'abuse).
Le Ferry (?) et le pont de Normandie.
Passons maintenant à ce que l'on aperçoit en face, très loin... J'ai fait un essai de zoom numérique en me calant sur le muret. C'est Le Havre.
(Cette photo-là ne peut être agrandie, j'ai pensé que cela n'apporterait rien
!)
D'un peu moins près, on voit mieux la côte et on devine des habitations.
Pour finir un plan général de l'estuaire, sans le zoom et en regardant vers la
mer.
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
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