Inspiration
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Femme grecque parée pour un mariage.
Sappho tenait une école pour jeunes filles, dans laquelle elle les instruisait de tout ce qu'il était nécessaire de savoir, dans la belle société raffinée de Mitylène au VIIe siècle avant notre ère, pour trouver un digne époux.
Il serait erroné de s'imaginer que l'amour des femmes était au
coeur de ce projet : ou alors il s'agirait d'une sorte de sacerdoce, afin d'offrir à chacune d'entre elles le meilleur moyen d'épanouir ses potentialités. D'ailleurs Sappho semble avoir eu dans
sa ville une telle notoriété qu'il serait douteux d'imaginer qu'elle n'effectuait pas le travail demandé avec le plus grand sérieux.
L'île de Lesbos à cette époque était un comptoir rapproché de l'Asie mineure et à ce titre vivait richement de marchés avec le Moyen-Orient. Aussi les jeunes filles fréquentant l'institut gouverné par Sappho y apprenaient-elles les manières du grand monde, d'abord la danse pour avoir un joli maintien, puis le chant pour posséder une voix mélodieuse, l'art de parler et de deviser avec intelligence, et éventuellement l'art de jouer d'un instrument pour être en mesure de charmer leur époux ; car leur but ultime était de trouver le meilleur parti possible.
Ainsi la poétesse, décriée par la suite par les Romains trop pudiques qui s'offusquèrent de sa vie privée - pourtant demeurée privée - n'en avait pas moins écrit des centaines d' « épithalames », ou poèmes composés à l'occasion des noces de ses élèves quittant l'établissement (vous en avez un exemple ici).
C'est parmi ceux-ci que l'on peut trouver aussi les quelques-uns qu'elle consacra à celles qui n'avaient pas trouvé d'époux - et que pourtant elle appréciait autant que les autres...
Voici le plus complet, donc le plus agréable à relire. Je vous le communique dans le texte établi par Théodore Reinach pour "Les Belles Lettres", page 279 de l'édition de 1966 (fragment 112 du Livre IX, "Epithalames").
Et voici la traduction que j'en ai établie en vers libres :
Comme on voit le doux fruit rougir haut sur la branche,
Si haut... les ramasseurs l'auraient-ils oublié ?
Mais non, ils n'ont pas pu tout simplement l'atteindre.
Et voilà, le soleil revient, les lilas fanent (du travail à ébrancher) et les fleurs s'épanouissent.
Commençons par les classiques :
L'azalée...
....et le rhododendron qui, plantés il y a deux ou trois ans, prennent chaque année de l'ampleur.
La jolie fougère qui démarre seulement.
Les traditionnelles pensées !
Les premières roses, qui ont (comme le reste) une bonne dizaine de jours de retard par rapport à l'an passé (devinez
pourquoi ?)
L'arbuste de plus en plus arrondi parce que je le taille de mieux en mieux. (Qui peut me dire ce que c'est ? Je l'ignore
évidemment...)
Et enfin, la nouveauté et la
surprise de l'année : des iris de Hollande que j'ai plantés dans ce nouvel espace aménagé le long du muret qui borde la rue.
Allons ! Je pars couper
mes lilas...
Continuons à brosser une rétrospective de mes aventures en reculant dans le temps...
Avant-hier, je me suis rendue à Fontainebleau pour assister à un concert donné en mémoire de mon père par son successeur au lycée François Ier de cette ville.
En effet, Jean-Jacques Prévost a pris la succession jusqu'en 2007 de mon père dans la section A3 musique qu'il avait créée aux tous débuts de son histoire (elle s'appelait alors A6). Et de même qu'Eric Lebrun, ancien élève de mon père, est venu lui rendre hommage en exécutant pour nous le Choral du Veilleur de Jean-Sébastien Bach aux grandes orgues de l'église de Saint-Louis, de même Jean-Jacques Prévost, animateur d'une chorale remarquable (Laudate Dominum), a pu trouver parmi ses anciens élèves l'essentiel des musiciens qui constituent son orchestre dans cette majestueuse prestation, ainsi qu'au moins l'une des voix solistes.
Dans l'église comble, chacun a retenu son souffle de la première à la dernière seconde... Et ce n'est qu'après de nombreux rappels que nous pensâmes à prendre quelques photos durant l'exécution en bis du dernier verset du Credo :
« Et exspecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi saeculi - Amen »
« Et j'attends la
résurrection des morts, et la vie du monde à venir - Amen »
Cette oeuvre magistrale d'une durée de deux heures est une des rares compositions du Maître de Leipzig sur un texte latin destiné à l'Eglise Catholique ; et si certains le trouvent plus convaincant dans ses cantates ou ses Passions, je trouve pour ma part beaucoup de points communs entre ces pages et celles du Magnificat, qui est sans nul doute l'un des chefs d'oeuvre du Kantor. Dans tout ce qui concerne la religion et la spiritualité, Bach conserve la même puissance incomparable.
La première photographie était prise en "haute définition" ; celle-ci est prise au
flash... Comparez. Les deux peuvent être agrandies (ainsi que la dernière ci-dessous) et si vous agrandissez, celle-ci sera de meilleure qualité quoique l'autre reflète mieux la véritable
luminosité du lieu. Ainsi vous pourrez apercevoir à droite du mollet droit du chef d'orchestre, sous le pupitre, le hautbois d'amour dont je vous parle plus
bas.
Voici l'un de mes passages préférés, le premier verset du Sanctus, interprété ici par "The Sixteen" sous la direction de Harry Christophers.
« Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus deus Sabaoth ! Pleni sunt caeli et terra gloria ejus »
Il s'agit d'un extrait du Gloria :
« Qui sedes ad dextram Patris, miserere nobis »
« Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous »
De gauche à droite : Emilie Rose Bry
(soprano 1), Dominique Mc Cormick (soprano 2), Jean-Jacques Prévost (chef d'orchestre), Sophia Castiello (alto), Gil Chazallet (ténor), et Olivier Ayault (baryton).
Chers amis,
Je vous ai abandonnés un moment mais reviens avec une cargaison d'idées d'articles. Sans parler des occasions que j'ai manquées, quand je suis en voiture et vois un truc génial mais n'ai pas l'appareil photos sur moi : par exemple ce dimanche, le Papy conduisant son caniche au marché à la brocante d'Aubigny-sur-Nère dans une poussette... Fallait voir les oreilles du caniche ravi voler au vent ! Et la semaine précédente, tout le troupeau de vaches brun clair couché au pied d'un arbre énorme, dans un pré cerné par des bosquets... Je vous en donne au moins une idée.
Je débuterai aujourd'hui par la nouveauté du moment (et la facilité pour moi) : en vous montrant le beau travail de Lyriann, peintre, poète, photographe, cinéaste, réalisateur et formateur !
En effet, en vue d'un prochain festival, il a réalisé un reportage sur un peintre des environs de Cahors, Pierre d'Huparlac. Cet artiste originaire de Bordeaux aime à insérer de l'écrit dans ses toiles, sortes de grafitis sur des murs sombres d'où émergent des fenêtres de couleurs vives (voir également ici).
Le film disponible par Dailymotion est un avant-goût, distinct mais évocateur, du court-métrage de 26 mn réalisé par Lyriann pour le représenter à l'oeuvre. De plus, la musique originale de Mick Byrds est absolument superbe.
(NB : Alain Subrebost, dont le nom est visible au départ, est celui qui dirige la
société de production audiovisuelle du Périgord Noir, "Kodo Prod". Mais à la fin de la vidéo, vous verrez dans le générique les
noms de ceux qui ont travaillé à sa réalisation).
En Sologne
Arbres tordus
Arbres qui penchent
Animaux d'autres temps
Pensifs
Courbés
En Sologne
Bois de bouleaux
Fragiles et pourtant si nombreux
Si serrés comme en troupeau
Moutons blancs tachés de noir
Mes semblables
Vos impressions