Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Les ombres s'allongent démesurément dans le jardin...
Peu à peu le jour s’éteint
Comme une bougie fatiguée
Dans la lueur jaune et blafarde
Les feuilles du lilas craquent sous mes pas
Et le petit halo qui m’environne
Ressemble à des yeux rougis
Par des larmes naissantes
Une odeur particulière surgit
De terre qui se meurt ou de végétation fanée
Une odeur âcre et forte
Les arbres ont pris feu
Puis déjà vient la nuit
Sereine et inviolable
Prête à se diffuser chaque jour plus avant
Et régner sur le monde
En ce qui concerne les formes poétiques, j'avoue m'être longtemps limitée aux plus simples, avant de passer à la poésie dite "libre" que je croyais plus "actuelle".
Voici cependant, pour les amoureux des formes classiques, un petit Rondel que j'ai écrit dans ma jeunesse à l'instigation d'un cours de versification, et dont le sujet était : " A l'instar de Théodore de Banville, écrivez un poème sur le thème "Nous n'aimons pas la sombre nuit".
Nous n'aimons pas la sombre Nuit
Qui dans ses abîmes nous plonge ;
Elle est pleine de noir mensonge
Et nous étouffe en son ennui.
Dans les ténèbres rien ne luit :
Aucun astre, pas même en songe !
Nous n'aimons pas la sombre Nuit
Qui dans ses abîmes nous plonge.
La Mort sournoise alors poursuit
Le pauvre être que le mal ronge ;
Et jusqu'à l'infini s'allonge
L'ombre écrasante que l'on fuit.
Nous n'aimons pas la sombre Nuit.
Le soleil embué clignait un oeil mouillé...
Un chevreuil en courant traversa la chaussée...
*
Et à notre retour, la lune rebondie
Jetait de son nuage un regard attendri...
Ayant oublié de prendre mon appareil photo pour pouvoir croquer cet éclat de soleil exceptionnel, j'ai
voulu tout de même en faire un poème, mais vous n'imaginez pas les heures que j'ai passées à chercher, et dans mes propres photos, et sur le net, une photo qui corresponde sans évidemment en
trouver. C'est comme cela qu'un article comme celui-ci, qui paraît elliptique, m'occupe en fait durant deux heures... ! Le soleil filtrait par un nuage comme un oeil demi-fermé; et tandis que ce
nuage était net aux regards, par-dessous il s'évasait de façon brouillée jusqu'au rouge du couchant... Jamais on ne peut trouver deux fois la même manifestation météorologique ! C'est
fantastique.
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

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Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
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