Inspiration

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Saint-Jean  III, 8    


   

(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet) 

        


Mardi 16 juin 2009
     Aujourd'hui, j'ai décidé de vous raconter une petite histoire... Elle m'a bien amusée mais ne manque pas de bon sens. Je pense que vous savez comme moi que les caniches sont, non seulement des chiens très intelligents, mais aussi de redoutables chasseurs.
      Je dédie cette page à "Tintin", vieux caniche chasseur de moutons.


(voir ici)

    Une riche vieille dame décide d'aller faire un safari photo en Afrique. Elle emmène son fidèle vieux caniche pour lui tenir compagnie.

     Un jour, le caniche part seul en chasse, et au bout d'un certain temps, s'aperçoit qu'il s'est perdu... Errant au hasard en tentant de retrouver son chemin, il voit un jeune léopard venir vers lui avec l'intention visible de faire de lui son repas.
    Le vieux caniche pense : « Ho ! Ho ! Ça va très mal pour moi ! »
    Alors, remarquant les quelques os d'une carcasse qui traîne sur le sol à proximité, il s'empresse de les mâchouiller, en tournant le dos au léopard qui approche ;
et dès que celui-ci est sur le point de lui sauter dessus, il s'exclame haut et fort : « Hmmm ! Ce léopard était vraiment excellent ! Je me demande bien s'il y en a d'autres par ici ? »
     En entendant cela, le jeune léopard interrompt son élan, regarde le chien avec effroi, et disparaît en rampant sous les fourrés. « Ouf ! soupire-t-il, il était temps ! Ce vieux caniche a bien failli m'avoir ! »
     Cependant un vieux singe, qui avait observé toute la scène d'une branche d'arbre à proximité, se dit qu'il pourrait mettre à profit ce qu'il sait en négociant avec le léopard pour obtenir sa protection. Il court donc le rattraper mais le vieux caniche, le voyant détaler vers le léopard, réalise que quelque chose doit se tramer.
    Le singe retrouve le léopard, l
ui propose un accord et lui dévoile le pot aux roses. Furieux d'avoir été trompé, le jeune léopard s'écrie :
   « Vite singe, monte sur mon dos, et tu vas voir ce qui va arriver à ce petit malin ! »
  Bientôt le vieux caniche aperçoit au loin le léopard accourant avec le singe sur son dos.
  Il réfléchit rapidement et au lieu de s'enfuir, s'assied dos à ses agresseurs en faisant semblant une fois de plus de ne pas les avoir vus ; puis juste au moment où ils arrivent à portée de voix, il s'exclame : « Où est donc passé ce fichu singe ? Ça fait une heure que je l'ai envoyé me chercher un autre léopard !! »

(voir ici)
 
     Morale de cette histoire :
   L'âge et la ruse arrivent toujours à triompher de la jeunesse et de la force ! L'astuce et l'esprit viennent avec l'expérience.

 

Publié dans : Pensées - Communauté : Pensées d'ailleurs - Par Martine Maillard
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Dimanche 14 juin 2009
     Comme je suis actuellement très occupée, et qu'en plus mon ordinateur vieillissant me donne beaucoup de fil à retordre, je vous livre quelques images pour vous faire patienter. Tout en m'excusant de mes visites espacées... A partir de juillet prochain je serai plus disponible ! Et surtout à partir de mi-septembre prochain, car j'espère pouvoir acquérir un meilleur PC.

Voici une vue de jeux d'enfants dans la Cité Saint-Jean, au centre de Châteauroux.

Et mantenant ma fille la plus jeune cueillant des cerises dans mon jardin.

D'autres images bientôt...

 

Publié dans : Parenthèses - Communauté : Terre de lumiére - Par Martine Maillard
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Jeudi 4 juin 2009

(Affiche pour la version chorégraphique du "Prélude à l'Après-midi d'un Faune"
 de Debussy, avec Nijinski
. Voir ici)


Joli faune,
Tu mets des clochettes dans tes cheveux,
Tu accroches des cerises à tes oreilles,
Et tu danses,
Joli faune rieur.


(Mon cerisier)


Un banc de pierre t'appelle,
Et tu roules en-dessous,
Oublieux des manières,
Et tu cueilles les grappes
Au ciel.


On te dit toujours ivre,
Mais tu es un enfant,
Et les cascades de ton rire
Ricochent sur l'étang
Où passent sagement
Les enfants-cygnes.

 


(Cygnes sur l'Etang au Carpes, Château de Fontainebleau)

 


Tu joues avec la vie,
Ivre de ta jeunesse,
Ivre de chaud soleil...
Ta tête se renverse
Pour goûter les fruits rouges
Qui coulent vers ta gorge.


Et tu t'appelles Juin !
Juvénile danseur aux pieds de chèvre,
Eclatant souvenir des beaux jours du passé...


 


(Pavillon de l'Amour au centre de l'Etang aux Carpes, Château de Fontainebleau.)


En illustration sonore, voici le début du "Prélude à l'Après-midi d'un Faune"

de Claude Debussy, d'après un poème de Mallarmé ; avec Lucien Lavaillote, flûte

et l'Orchestre du Théâtre National de l'Opéra de Paris sous la direction de Manuel Rosenthal.

 

Publié dans : Poèmes actuels - Communauté : L'âme du poète - Par Martine Maillard
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