L'Âme du poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

Pour la Terre

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L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais  d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

 En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...


   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)      

  

Pensées, réflexions

Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 16:04

       Je ne publie pas beaucoup... Langueur de l'été ? Je travaille dans mon jardin (beaucoup de feuilles à éliminer, rançon d'être bien ombragé), et je continue à lire la littérature de jeunesse. En ce moment c'est Anne-Laure Bondoux, une excellente écrivaine dont le discours est loin d'être facile et, du moins dans ce que j'ai lu jusqu'à présent, tourne toujours autour d'une réelle interrogation sur l'existence de la misère, notamment au Chili (voir Les Larmes de l'Assassin, roman qui se déroule en Patagonie, et La Tribu, récit qui semble débuter à Santiago et s'achever au Pérou sans que rien ne soit précisé). Ses activités de journaliste ont dû lui apporter beaucoup d'informations  sur ces régions.

 

AL Bondoux-Linus Hoppe

     Actuellement je "dévore" Le Destin de Linus Hoppe, roman d'anticipation qui rappelle vaguement, en plus simple, "Le Meilleur des Mondes" d'Aldous Huxley (vous pouvez le feuilleter ici)... Linus, né dans une famille favorisée, est déçu à l'idée du destin tout tracé qui l'attend : grande école, belle carrière, vie protégée... Et décide de connaître la vie des miséreux qui travaillent sous terre pour éviter de polluer la surface. Hélas pour cela il doit passer outre la décision d'un ordinateur géant qui règle la vie de manière tyrannique, ce qui l'entraîne à une vie de paria, car il a dû soliciter l'aide d'autres rebelles, et comme eux il est recherché par la police qui a deviné la fraude.

 

    Et maintenant, un petit tour dans mon jardin d'été...

 

jardin 7-07 (3)

Les hortensias, toujours beaux.

 

Jardin 19-07 (5)

Les dahlias, maintenant bien fleuris.

 

Jardin 19-07 (6)

Avec les roses qui reprennent un nouveau souffle.

 

Jardin 19-07 (4)

Petites roses mignonnes...

 

Jardin 18-07 (2)

Chrysanthèmes d'été...

 

Jardin 18-07 (1)

Et mon premier glaïeul fleuri

(j'ai fait exprès de les étager pour une floraison de fin juillet à mi-août).

 

Jardin 19-07 (2)

Puis voici le second... Et les autres attendent.

 

         A plus tard ! Je retourne à Linus Hoppe !

        Et si d'aventure je n'écrivais plus rien, rendez-vous aux alentours du 30 juillet, car je pars jeudi pour une semaine et aurai probablement quelques souvenirs à rapporter !

         Bises à tous.


Par Martine Maillard - Publié dans : Pensées, réflexions
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 14:28
    grenouille 195                                                       grenouille 321

    Avez-vous remarqué ce mot qui hante les phrases des interviewés de la télévision ?
    Pas chez les politiques, dieu merci : ils ont appris l'art oratoire et s'expriment avec science, sans oublier la loi de la triple affirmation, triple qualification, triple sollicitation.
   Mais chez les autres, particulièrement dans le monde du spectacle... Ils n'hésitent plus comme autrefois, avec des "heu..." des "hem...", non. Mais en l'absence de texte à réciter, savent-ils s'exprimer ?
     En voici un aperçu :

      « - Chère X..., comment êtes-vous venue au théâtre ? Est-ce un besoin inné, une idée subite ?
      - Eh bien ... voilà , j'ai toujours aimé le théâtre, bien sûr ; alors quand on me l'a proposé ... Voilà... !
    - Mais ce n'est pas la même chose que le cinéma ! Il faut une bonne mémoire du texte !
    - Oh, mais vous savez, j'aime ça alors... voilà... ! Bien sûr il faut être très près de son texte, mais quand on aime... voilà... !

   - Et vous, Unetelle, devenir réalisatrice, c'était un projet de longue date ? C'est important de pouvoir écrire soi-même un scénario ?
   - Oh, vous savez, j'ai toujours aimé écrire, alors  euh... voilà... !
   - Ce n'est pas difficile de diriger une troupe, d'organiser le tournage ?
   - Eh bien j'ai toujours été dans le cinéma, alors tôt ou tard... voilà... ! Quand on est tombé tout petit dans la marmite
du tournage... voilà... !  »

   Eh oui,  chers amis, vous avez trouvé le « mot de passe » !
  Enfin, j'avoue que la critique est aisée, et que l'art est difficile ; moi-même j'ai été un jour interviewée et j'étais affreusement gênée, je me suis trouvée ridicule au visionnement. J'ai proféré un certain nombre de "heu..." et de "hem...".
   Mais cette habitude du "Voilà" a le don de m'énerver !
   Qu'en dites-vous ? Est-ce encore un effet de mode ?

grenouille 334         
Par Martine Maillard - Publié dans : Pensées, réflexions
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 14:00
     Depuis quelques temps, inspirée par Lucie, je lis "Notre existence a-t-elle une sens ", de Jean Staune (voyez ici son site, et sa présentation sur wikipedia) :

    
     Un pavé de 537 pages qui ne vole pas son prix de 24 € !
     En effet l'auteur, doué d'une intelligence fabuleuse, passe en revue toute l'actualité des sciences à commencer par la physique, puis l'astrophysique, puis les sciences de la vie (anthropologie, paléonthologie, évolution) - c'est là que j'en suis, juste en plein milieu ! - pour en arriver aux sciences de la conscience, et conclure sur l'étrange rapprochement qui s'effectue aujourd'hui entre science et religion.

     Je n'ai hélas pas pu profiter d'une bonne formation en sciences, ayant été l'élève d'un lycée "de jeunes filles" (moins bien doté que celui de garçons !) où je suivais la filière A pour faire du grec (la section A' = grec + sciences étant réservée aux garçons...).

     Ayant donc peu de bases, j'ai d'autant plus de difficultés à suivre les raisonnements mathématiques, et ne comprends quasiment rien à  la théorie des quanta, pas plus qu'à la théorie de la relativité qui laisse totalement désorienté et fait se dérober le sol sous nos pas (la lune ne "tourne" pas autour de la terre ! C'est l'espace qui est courbe ! Telles étoiles devraient être éjectées de l'entourage de telle galaxie : mais un amas de "matière noire" les oblige à rester dans sa périphérie !)...
    Cependant le discours de Jean Staune est si limpide et si éloquent que je ne puis m'empêcher d'en boire tous les détails avec avidité. D'autant plus qu'il ajoute à la clarté et à la précision de son discours des notes d'un humour pétillant, qui ravivent l'intérêt (pour vous en faire une idée, vous pouvez l'écouter directement en vidéo vous parler de son livre ici).

      En effet il s'avère - et voilà qui est passionnant - que nous vivons actuellement une des plus grandes époques de mutation en ce qui concerne la vision du  monde - analogue par exemple à la révolution copernicienne - ; mais cette fois ce sont quasiment toutes les sciences qui  sont visées ! Ainsi Newton, mais aussi Darwin, sont dépassés par des découvertes "sans appel" qui font que, à moins de se boucher les yeux (ce que font encore certains scientifiques paraît-il), toutes nos lois physiques et, à grande échelle, génétiques sont fondamentalement remises en question.

    Dernièrement j'ai regardé sur France 2 l'émission "Le sacre de l'homme"; ce qui m'a conduite à rechercher par internet les vidéos de "homo sapiens", et de "l'Odyssée de l'espèce" : et cette observation m'a en effet permis de comprendre que l'évolution n'est pas le fruit seul du hasard et de l'adaptation : il y a en effet des "sauts" inexplicables entre une espèce et une autre.
     D'ailleurs, si depuis tant de milliards d'années la nature appliquait si bien ses lois de "sélection naturelle", pourquoi resterait-il encore des bactéries, de l'herbe, des êtres vivants totalement élémentaires ? Tout devrait être parfait, au sommet de ses possibilités.

      Sans avoir terminé le livre (je ne le lis pas trop vite et reviens souvent en arrière ! De toutes façons je suis persuadée qu'en 1968, même si j'avais passé un bac scientifique, il n'y aurait eu dans mes programmes ni la théorie des quantas, ni celle de la relativité, et sans doute même pas la notion de "fractales"...), sans avoir terminé ce livre donc, j'inaugure  une nouvelle catégorie dans laquelle je vais vous proposer des réflexions métaphysiques ; un récit d'une démarche personnelle d'investigation spirituelle (ou de la conscience, comme vous préférerez) ; et des lumières sur une forme d'astrologie "spirituelle" que j'ai pratiquée. J'appelle cette catégorie "philosophie" pour l'instant, peut-être le titre peut-il changer.

   Aujourd'hui, j'aurai le plaisir de vous faire lire la merveilleuse citation d'Einstein que Jean Staune inclut dans son ouvrage (p.199) :

     « L'esprit scientifique, puissamment armé de sa méthode, n'existe pas sans la religiosité cosmique [...]. Sa religiosité [du savant] consiste à s'étonner, à s'extasier devant l'harmonie des lois de la nature dévoilant une intelligence si supérieure que toutes les pensées humaines et leur ingéniosité ne peuvent révéler, face à elles, que leur néant dérisoire. » (
Einstein, "Comment je vois le monde", paru chez Flammarion en 1979)

    Abordons maintenant le chapitre concernant l'évolution de la vie, et qui témoigne lui aussi de notre ébahissement devant l'incompréhensible, l'incernable :

    « Il y aurait autour de 33000 gènes chez l'homme (seulement un tiers de plus que chez un ver de terre !). Cela représente beaucoup moins de quantité d'information que celle qu'il faudrait envoyer en Chine pour permettre aux Chinois de produire un Airbus A380 à partir de rien. Or l'homme est une structure plus complexe que le plus complexe des avions. Alors d'où vient le reste de l'information nécessaire ? » (Jean Staune,
p.264)

     Tout ne réside pas dans les gènes... Pas même dans l'ADN, ajoute-t-il !
      Non seulement nous sommes au seuil d'une révolution radicale dans notre vision du monde, mais en plus nous débutons un millénaire où apparemment il va falloir tout changer dans nos façons de vivre et de nous comporter... Tous les "hasards" dont on a voulu nous affubler pour affirmer que le matériel prédomine ne sont qu'une réaction salutaire contre les excès de religions devenues paranoïaques ; mais ils ne tiendront pas.

      A bientôt pour la suite de cette histoire.
      Mais comme, à défaut d'être scientifique, je suis honnête, je vous invite si vous le souhaitez à consulter cet article, qui présente une critique en règle de ce livre
(tiré de "philoscience", hébergé par OB bien sûr) ; et vous trouverez "les réactions des personnalités du monde scientifique" (positives) à la sortie de son ouvrage, et ici les réactions négatives à l'action de l'université qu'il a fondée (UIP : Université Interdisciplinaire de Paris).
Par Martine Maillard - Publié dans : Pensées, réflexions
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Mon dernier recueil

Editions Stellamaris

  Aux éditions Stellamaris vient de paraître

Instants Secrets.

Couverture réduiteVous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Musique pour la Pentecôte

Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.

Interprète : Karl Richter.

Instants Secrets

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Mes précédents recueils

Rossignol d'Argent-Martine Maillard   Le Rossignol d'Argent, publié en 1974 aux Editions Saint-Germain des Prés (Paris), collection Miroir Oblique. Epuisé chez l'éditeur mais exemplaires neufs disponibles sur ebay (ici) ou sur priceminister ().

Renaitre       Renaître, publié au printemps 2011 aux éditions Stellamaris (voir ici).

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