Jeudi 5 novembre 2009
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Le soleil éclabousse le jardin
D'une lumière d'or ;
C'est trop d'été, soudain,
Pour cette terre qui s'endort,
Harassée de chaleur,
Pourtant si pieusement nourrie
Par des mains travailleuses...
Le ruisselet semble tari,
Mais auprès des citernes bleues
Des fleurs jaillissent en bouquets,
Couleur de rouille et d'incarnat,
Plaisir et réconfort des yeux.
Aux arbres dégarnis
Il reste quelques pommes,
Mais parmi la verdure,
De gros pavés oranges çà et là jonchent le sol,
Sous les yeux ébahis des tomates blafardes...
Des citrouilles s'étalent,
Courges, ou potimarrons,
Et se tordent au sol en des formes étranges...
Cette fourche, là-bas, n'est-ce pas un balai ?
Ce chapeau rapiécé, ce menton en galoche...
Fuyons !!! Car je crois bien que la sorcière approche,
Une verrue au nez, du fond du potager... !
(1ère publication : 9 octobre 2005)
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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Dimanche 25 octobre 2009
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La pluie est tombée
Les champignons ont poussé
La forêt s’étire
Toute pleine de rais de soleil entre les troncs feuillus
Je marche entre les bruyères
Et vois des chapeaux qui me narguent
Oh le bel olivâtre
Et ce beau blanc cireux
Et ces bruns mouchetés
Décidément les amanites
Règnent ici comme des cloportes
Mon petit chien les snobe et passe son chemin
Je les renverse avec ma canne
Parfois quelques bolets douteux ou délaissés
Gisent piteusement en travers du sentier
Les ramasseurs sont là agglutinés plus loin dans un secteur de choix
Mais je méprise tout je n’ai pas de panier
Et puis le sous-bois change
Il devient plus herbu
Les moucherons s’agitent
Le sol est défoncé
Et je me prends le nez dans des fils d’araignée
Mais sous mes pas que vois-je
Cachées entre les herbes des corolles ocre pâle
De si beaux champignons que je dois m’arrêter
Je saisis dans mes mains leur joli pied charnu
Et caresse leurs bords ourlés comme en festons
Allons mes petits gars
Vous trois je vous emmène
On va voir qui vous êtes
Ce sont des pieds de mouton
Un mets délicieux
Le verdict est tombé
Ce soir nous mangerons
De l’omelette
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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Lundi 12 octobre 2009
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Série d'éoliennes alignées dans la campagne
berrichonne
Tournez hélices
L’avion décolle
Le moulin tourne
Le chariot roule
Sur hautes tiges
Dégingandées
Les éoliennes
Virent au vent
Échevelées
Désorientées
Elles en perdent
La tête
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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