Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Même si les infos semblent ne pas s'en apercevoir, il est tombé sur Issoudun dans la nuit de jeudi à vendredi une épaisse couche de neige qui, ajoutée à celle que nous avions déjà, a fini par constituer un véritable paysage de station de sports d'hiver.
Dans les arbres, les oiseaux disparaissent sous les masses cotoneuses (il y a là un merle et un moineau), tandis que le froid tombe à -8° la nuit et ne dépasse pas -2° le jour. Dans les campagnes, les routes sont impraticables, et chez nous en périphérie la rue est à peine dégagée ; mais en ville heureusement les saleuses ont bien fait leur travail.
La petite fontaine devant la Maison d'Issoudun et du Berry (cette belle maison ancienne actuellement en fin de restauration) est bien jolie, formant avec ses arbres comme un décor de carte postale.
Juste derrière elle l'Eglise Saint-Cyr, en fin de rénovation, arbore des toits blanchis
dont la pente a eu raison des plaques neigeuses les plus coriaces.
De l'autre côté, le Beffroi, ancienne porte de ville autant que prison, fait face à la place du marché dont vous voyez les platanes, aussi élégants sous la neige que s'ils arboraient déjà les guirlandes de Noël... Malgré l'heure affichée (14h30) le ciel est toujours bien gris comme vous pouvez le voir, ce qui maintient les basses températures.
Mais finalement ce matin, sous le soleil, la couche de neige apparaît moins
épaisse... (j'ai laissé les panneaux, pour la localisation géographique
).
Quelques arbres et tout resplendit n'est-ce pas ?
Et quel bonheur que ce soleil que nous n'avions pas vu depuis cette fameuse matinée d'automne ! (Donc c'est bien ce que je me disais : depuis 15 jours...)
La mairie d'Issoudun, ancien bâtiment
Cet arbre d'or et ces écus fleuris,
Ces toits d'argent sur la pierre miellée,
C'est la mairie d'Issoudun qui sourit
En déployant sa pelouse emperlée.
Elle sourit car elle a retrouvé
Son fiancé le Soldat Girouette,
Vêtu d'argent et le drapeau levé,
Qui reviendra se percher à son faîte...
Le Bonhomme Beaujon, girouette représentant un militaire des gardes françaises de Louis XV, longtemps juché sur
une des maisons principales de la place du marché et dérobé en 2008, vient d'être retrouvé et racheté par la Ville, qui après restauration lui trouvera une nouvelle place sur un bâtiment public
(voir ici).
Dimanche dernier à Issoudun, dans un vieux moulin réhabilité, on pouvait découvrir de curieux engins. L'auteur de l'exposition, un retraité, avait réussi à reconstituer des vieilles machines à faire du froid ! Voici son affiche :
Saviez-vous qu'avant les frigos on savait créer du froid, contrairement à ce que chantait Léo Ferré dans une chanson des années soixante (la "Chanson mécanisée" - mais peut-être à l'époque de Voltaire n'avait-on pas encore trouvé ça ?) :
« L'écrivain nommé Voltaire
N'avait pas de frigidaire
Ni même d'électricité
Quand il voulait de la glace
Il attendait qu'l'hiver passe
Avec son cheval glacé »
En voilà un, de "cheval glacé" : c'est un petit vélo (ici en miniature) de porteur de glace !
Eh bien oui, justement, avant que l'électricité n'apporte la touche finale aux moteurs destinés à créer du froid, on en fabriquait tout de même, avec d'autres combustibles : une manivelle, une lampe à pétrole... Et les brevets fleurissaient :
En effet, dans les hôpitaux, les restaurants, on avait besoin de glace ! Alors, voici à quoi ressemblaient les ustensiles grandeur nature :
Ici Monsieur Guyard présente lui-même l'engin qu'il a reconstitué. Dans la carafe, de la glace qu'il vient de produire en
agitant de l'eau.
La voici de plus près, cette "machine frigorifique de ménage" dessinée sur l'affiche en haut de
cet article.
Et en voici le schéma explicatif (cliquez pour agrandir)
Maintenant, voici celle qui était vendue dans les restaurants, d'après la seconde affiche.
De plus en plus fort ! Celle-ci produisait de la glace en plus grande quantité par centrifugation. En voici le schéma de
fonctionnement (vous pouvez toujours agrandir l'image évidemment) :
C'est déjà très fort ! J'avoue n'avoir pas les connaissances requises en physique et chimie pour bien suivre l'affaire...
La machine vue de dos.
Et attention, maintenant on va la mettre en route !
Désolée, c'est un peu long à charger et en plus wat nous ajoute sa publicité...
Mais voilà qu'en fond sonore nous percevons des effluves de Chopin ! Eh oui, je vais donc être obligée de vous montrer le drôle d'appareil présenté simultanément par un autre bricoleur: le « maestrophone Palliard »...
Ça lit les 78 tours ! Mais cette fois en le filmant j'ai eu le tort de tourner mon appareil alors vous allez vous tordre
le cou (ou basculer votre écran d'ordi)
En fait, ce n'est jamais qu'un bon vieux gramophone que l'exposant a monté différemment - alors qu'en principe tout le moteur est inclus dans une boîte....
En voici une image tirée du net, et voici le descriptif de l'appareil :
Mais le temps a passé et il fait beau dehors ! Sortons retrouver l'été !
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
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