Lundi 9 avril 2007
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17:33
Un petit paradis en Creuse : les Gorges de la
Sédelle.
(vous pouvez agrandir la
photo)
Voici
où cela se trouve : près de Crozant-les-ruines, une région aimée des peintres depuis que George Sand les y a attirés (elle avait une maison d'été non loin de là, à Gargilesse
exactement).
Sur cette photo, on
aperçoit, derrière les ruines du château de Crozant, le confluent de la Creuse et de la petite Creuse, prolongement de la Sédelle.

(Agrandissez l'image pour mieux voir !)
Sur cette photo aérienne, on voit mieux la situation : au pied du piton rocheux, la Creuse
semble s'être d'abord trompée de chemin et être revenue sur ses pas en rencontrant la petite Sédelle, qui arrive en frais ruisseau. Ce bras égaré, c'est ce qu'on appelle "la petite
Creuse".(Image tirée de Géoportail)
Dans les gorges
que traverse la Sédelle avant de s'élargir à gauche du piton rocheux, on pêche la truite. La fraîcheur et le bruit gai des flots courant vers le moulin m'évoquent toujours les
mélodies qui débutent "La Belle Meunière" de Schubert, particulièrement la seconde (Wohin ? en français : "Où m'en vais-je ?" écoutez ici le n°2), ou encore la fameuse "Truite" (écoutez ici le n°3)...
(Cliquez pour
agrandir)
Un peu de fraîcheur !
Par Martine Maillard
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Publié dans : Voyages et promenades
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Jeudi 15 mars 2007
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18:32
Après quelques jours passés au
Lioran, en Auvergne, malgré la période tardive et le désenneigement général, je tiens à vous en livrer quelques images.
D'abord voici un lien vers le site de la station (1250 m), photographiée au meilleur de l'hiver. Puis, sa situation : entre Murat et Aurillac - ou vice-versa, et très facilement accessible par l'autoroute "des Volcans" A
75 (par lequel j'arrive).
(cliquez pour
agrandir)
Ce qui est merveilleux, au
Lioran, c'est que la station se trouve dans une jolie cuvette au creux de nombreux sommets - quoique peu élevés relativement aux Alpes bien sûr - : d'un côté, le Plomb du Cantal oppose sa
vaste barrière culminant à 1855 m, apportant avec l'aide du téléphérique tout son lot de pistes d'altitude ; de l'autre, une collection de jolis sommets, parmi lesquels le Puy Griou (1694 m),
présente un vis-à-vis des plus séduisants, par son aspect équilibré, rassurant. Avec une quantité de petits monts qui font autant de vagues dans le paysage, il permet la prolifération de
pistes de toutes sortes - de la verte à la noire, en passant par la luge, le snowboard, et le tremplin pour sauter.

Vue vers Font d'Alagnon, la vallée en contre-bas de Super-Lioran (qui est aussi une station de ski, à 1150 m
d'altitude)

Super-Lioran lui-même, pris le 10 mars dernier (en face, la route qui descend vers Aurillac)

Vue vers le Sud, ici sans doute l'Arpon du Diable, avec les pistes qui descendent du
Plomb du Cantal

De la station, vue vers la résidence, en haut, d'où sont prises les précédentes photos.
A gauche, la gare du téléphérique qui monte au Plomb.

A la station, la piste principale, sous le téléphérique.

Skieurs au passage du téléphérique, vus de la résidence ; derrière, l'école de ski ; au fond, la piste de luge - le tout assidûment entretenu par les canons à
neige.

Ce qui est super, c'est que quand on descend de la résidence vers la station, une piste voisine la route, si bien que l'on peut descendre, tout simplement, à
skis.

Derrière les skieurs, la forêt où l'hiver, attendent les chiens de traîneaux, et où l'été les enfants peuvent profiter du "Parcours Aventure", dans les
arbres.
La piste de luge !...
Et maintenant, une petite promenade vers les hauteurs : jusqu'au "Rocher du Cerf" (1545m). On gagne des zones enneigées, mais suffisamment fraîchement pour n'avoir pas
besoin de raquettes.

Magnifique paysage, quand le soleil se met de la partie (cliquez pour agrandir)

Bientôt le sommet approche, le chemin se rétrécit...
Vue splendide vers le Puy Griou (vous
pouvez agrandir)

Vue du Rocher du Cerf, vers le Plomb

Arrivés au sommet...

Ensuite il faut redescendre !

Encore
quelques rayons de soleil (vous pouvez agrandir l'image)

Puis l'on reprend la piste...

Et l'on quitte peu à peu la neige.

(vous pouvez agrandir)
Adieu, Super-Lioran !
Par Martine Maillard
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Publié dans : Voyages et promenades
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Jeudi 29 juin 2006
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23:32
Le Retour
Voir ici (en vert) le tracé de notre retour vers la Côte d'Ivoire : plus de 1000 kilomètres parcourus
à toute vitesse ! (cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Nous prîmes donc la route à l'arrière d'une grosse voiture confortable, ce matin-là,
dès six heures, après une nuit passée dans un bout de couloir à nous battre contre les moustiques minuscules qui nous sifflaient dans les oreilles leurs insupportables zîîîîî zîîîîîîî... Cette
fois nous roulions sur une route goudronnée ! Quel luxe ! Je n'avais plus connu cela depuis trois semaines au moins. Notre hôte avait l'intention de rentrer à Abidjan sur la journée, en passant
par la seule voie vraiment carrossable, c'est-à-dire en traversant la Haute-Volta (l'actuel Burkina-Faso) par Bobo Dioulasso.
Je m'émerveillais d'autant plus de notre voyage, que ce splendide autodrome n'était qu'à deux voies, sans marquage au sol si je me souviens bien, et que pourtant nous y
roulions à 150 km à l'heure, sans le moindre risque ! En effet la route était droite à perte de vue dans un paysage de steppe quasi désertique, et il n'y passait strictement personne, aucun
véhicule dans l'un ni l'autre sens.
A un seul moment notre conducteur pressa le frein pour s'arrêter progressivement : au loin, il avait vu un troupeau de zébus qui, avec son berger, s'apprêtait tranquillement
à traverser la chaussée... J'admirai au passage ces animaux maigres et bossus, poussés par la baguette fourchue du vacher.

Troupeau de zébus traversant une route au Sénégal (voir ici)
Le passage de la frontière ne posa aucun problème, la voiture appartenant à un
coopérant. Nous fîmes halte sans doute à Bobo, mais je n'en ai aucun souvenir - ni de l'endroit où nous déjeunâmes. Je sais seulement que Robert, tout excité, me disait : "Regarde, Martine !
C'est la Haute-Volta ! Comme ça nous aurons même vu Bobo !"
Nous retrouvâmes Abidjan vers dix-huit heures et, prenant congé avec effusion de notre bienveillant chauffeur, nous nous mîmes en quête d'un endroit pour dormir. C'est ce
soir-là sans doute que nous sommes tombés sur un hôtelier sympathique qui entreprit de nous faire cuire une omelette pour le dîner... Mes souvenirs sont assez surréalistes : je me vois dans une
cuisine face à cet homme jovial dont nous étions les seuls clients, et j'ai été marquée par cette omelette car jamais je n'y avais vu mettre autant de graisse ! Les oeufs fouettés baignaient
dans des flots d'huile et y frisaient en boucles blondes...
Nous avons trouvé ensuite une petite chambre très simple, sans climatisation ni moustiquaire, au lit de bois dur comme il était habituel dans ces pays, mais propre au
moins.
Le lendemain nous avions diverses choses à faire : la première fut de nous rendre à la banque indiquée par notre généreux prêteur de Mopti, d'y retirer une petite somme de
notre compte français pour regarnir notre porte-monnaie, et de le rembourser des billets avancés là-bas.
La seconde, que j'attendais avec grande impatience, fut de montrer ma cheville à l'Hôpital. Je commençais à être très inquiète : à force de me gratter, en glissant sur la
sueur et en étalant le sable du sol sur les écorchures, j'avais fait apparaître des plaies de plus en plus profondes qui semblaient creuser jusqu'à l'os, et mes pieds me piquaient
énormément.
Le verdict nous étonna :
- "C'est un croco !"
Effectivement ces blessures se croisaient en dessinant sur mes chevilles comme une peau de crocodile : un microbe issu de la terre s'y était introduit et s'enfonçait ainsi
dans ma chair.
- "Et c'est grave, docteur ?
- Pas du tout ! Quelques sulfamides, et il n'y paraîtra plus. Mais si vous n'étiez pas revenue, par contre, ça aurait pu devenir grave..."
Ouf !
En effet, l'infirmier saupoudra généreusement chaque lésion d'une poudre blanche, puis recouvrit le tout d'un pansement qu'il me recommanda de conserver bien hermétique. Par
chance, à Abidjan, je ne risquais plus de marcher dans le sable.
Et de plus, nous prenions l'avion le lendemain...
Ainsi avais-je à mon tour connu la rigueur des moustiques, mais Dieu merci, ceux-ci étaient tout de même moins dangereux !
Par Martine Maillard
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Publié dans : Voyages et promenades
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