Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
J'aurais peut-être dû être météorologue... Mais comment choisir entre les nuages et les étoiles ? Toutes ces merveilleuses forteresses volantes qui passent sur nos têtes peuvent être, de jour, les nuages, et de nuit, les constellations. En tous cas la vision du ciel me fascine toujours lorsque je me trouve dans un endroit dégagé, particulièrement si la plaine s'étend à perte de vue, donnant l'impression que l'on est debout sur un disque plat, avec sur la tête un immense globe.
Quelle extraordinaire position que celle d'un individu humain, qui par ses yeux perçoit un
univers circulaire, et plat sous lui parce qu'il est obligé de se tenir posé sur quelque chose ! Et encore n'ai-je pas expérimenté la position d'un homme volant, qui sous lui aussi
percevrait l'univers comme rond... ! Mais la terre forcément arrête le regard avant qu'il atteigne sa limite, sauf si l'on est dans une station spatiale et regarde au-delà d'elle...
En voyage ce dernier mercredi je me suis arrêtée sans cesse pour photographier le ciel, passant d'une stupéfaction à une autre, et parvenant à cette conclusion qu'à aucun moment sur cette terre un instant ne ressemble à un autre instant, et que même le temps de prononcer le mot "instant" celui-ci est déjà passé ! Pourtant je ne parlais pas que des nuages dont les formations étaient particulièrement spectaculaires, vous allez le voir ; je comparais aussi l'aspect du paysage car à force de parcourir régulièrement les mêmes chemins on découvre que JAMAIS un paysage ne peut être identique d'un jour à l'autre, d'une saison à l'autre, d'une année à l'autre. Et cela, c'est le désir d'immortaliser un moment par une photo qui permet de le constater : si l'on n'a pas pu photographier une image, jamais la même image ne se représentera... Il y aura toujours une différence.
Et moi qui étais là à fulminer de ne pouvoir poser mon véhicule à temps pour saisir la
photo entraperçue, j'ai pu me comparer à Faust criant à l'instant : "Arrête-toi ! Tu es trop beau !"... et comprendre
enfin pourquoi il sonnait là son arrêt de mort. Si tu arrêtes le flux des choses, tu arrêtes la vie ! Et mes photos sont des images mortes ! La vie est perpétuel mouvement, la vie est perpétuelle
mouvance, et comme le disait Héraclite : "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve"...
Le titre même de mon blog : "L'espace d'un instant" n'a pas de sens car un instant n'a pas d'épaisseur - pas d'espace. Et si je cours après les instants, je perds mon temps car j'aurai toujours un instant de retard !
Mouvance, mouvance bénie des choses qui nous berces comme une mère berce son enfant, sans toi nous serions perdus car l'immobilité nous terrifie. Même en méditation nous recherchons une mouvance de la pensée... Ma méditation est semblable à ces nuages qui explosent dans le ciel et font rêver la lumière ; une lumière que, moi si petite, je ne sais appréhender que par son reflet dans le ciel...
Tiens ! Il y a une photo que j'ai oublié de prendre : c'est celle de la Vierge qui veille sur cette route, à la sortie de Brion vers Levroux. A chaque fois je la salue, et comme la route se poursuit ensuite vers Pellevoisin (où elle est apparue à de jeunes enfants) je la sais très présente, toujours présente, comme un sourire posé sur les nuages qui nous portent. Mais là encore je ne suis pas près de vous la montrer, car personne ne l'a photographiée : on ne la trouve pas sur le net... Sauf que...
Miracle !! Sur Google Earth, on la voit ! Et c'est mon petit-fils (celui qui est la mascotte de ce blog, précisément) qui vient de
me faire découvrir qu'en s'approchant du sol dans Google Earth, on pouvait carrément ATTERRIR. Eh bien ... ! J'en suis encore stupéfaite.
Regardez-la de plus près ; dans son petit bosquet, à gauche de la route lorsque l'on vient de Brion et que celle-ci s'infléchit vers la droite, on ne peut la manquer et elle est vraiment délicieuse...
Bon, eh bien maintenant je vais vous montrer tous ces merveilleux nuages que j'ai rencontrés sur cette route...
En quittant Issoudun, un regard en arrière vers ces étranges pylônes qui appartiennent à une station de Radio-Télévision.
Du même point vers la droite (mais je me suis retournée) de superbes nuages qui ressemblent à de la mousse - mais avec tant de reliefs, d'effets de couleurs !
Un peu plus vers devant, on voit qu'il tombe de l'eau là-bas... Le nuage se déverse sur la terre.
Là, je regarde à gauche : encore des mousses fantastiques, des rondeurs, des formes, des couleurs... !
Un peu plus loin : oui, on va vers un nuage de pluie... Les vapeurs se délitent, de grands espaces de flou apparaissent.
Au loin devant, la pluie ! Mais je suis fascinée par ces abîmes où des nuages prennent forme, ou par ces espaces luminescents. Je pense alors à tous ces peintres des XVIIe et XVIIIe siècles que les nuages ont fascinés également et qui les ont si merveilleusement peints. Et je m'aperçois que jamais aucune de mes photos ne pourra rendre compte de la splendeur de ce qui m'apparaît.
Ça se gâte ! Et justement, le château d'eau que vous voyez là-bas est celui de Brion, il
surplombe l'autoroute A20 que nous allons traverser par le dessus.
Ce que je trouve extraordinaire, c'est cette ligne qui limite le nuage par-dessous, et dont pourtant s'échappent les traînées de pluie, ou que transgressent de petits nuages
posés on ne sait comment.
La voici bien visible, cette ligne ; elle est traversée non seulement par des bandes de pluie, mais aussi par des rayons du soleil ! (Cette fois je suis arrêtée après Brion, non loin de la statue de la Vierge que vous avez vue grâce à Google Earth).
Même chose un peu plus à gauche. Le nuage se déchire ; mais d'où vient ce bleu alors que dessous tout est or ??
Eh oui, plus on va vers l'arrière et plus c'est bleu ; il est 17 heures 30 et le soleil qui descend crée des reliefs dans le ciel... Mais si devant il y a des traînées noires, au fond les vapeurs sont blanches.
Après une bonne douche, vient la fin de la tourmente.
Les nuées se déchirent et le soleil tente de s'y frayer un passage... Mais ce sont ces trouées qui sont belles, et c'est lorsqu'il est caché que le spectacle est le plus saisissant.
... De même nous, de notre terre, ne sommes capables de percevoir la splendeur du divin qu'à travers des revers, des difficultés, des efforts, des émotions ; qu'à travers le prisme du temps et de l'espace, du mouvement et de la beauté.
Oh ! Quel étrange édifice !
Franchement, avec la science-fiction on peut imaginer toutes les planètes extraterrestres possibles, j'ai l'intime conviction que l'on ne pourra jamais imaginer quoi que ce soit qui
n'existe ou n'ait existé ou n'ait été une fois visible sur la terre.
Je poursuis ma route vers Ecueillé et rencontre encore de belles perturbations.
En fait je fais route vers l'ouest mais la saison veut que le soleil descende vers ma gauche - vers le sud...
Et voilà, je suis arrivée ; sourire de la vie un beau soir sur la terre.
Et voici les constructions humaines !
Voici, comme convenu, un conte en complément de celui d'hier.
En effet les cartes du tarot de Rajneesh s'éclairent souvent les unes les autres, et malgré
les titres qui semblent les définir, sont souvent interdépendantes. D'où l'intérêt de posséder le jeu et d'effectuer des tirages dans lesquels on en aligne plusieurs pour répondre à une
question.
J'apporte cependant tout de suite une précision sur la nature de ce jeu pour éviter les confusions : c'est le premier qu'ait publié le maître indien, édité pour la première fois en 1983 à Zürich puis repris en France par les éditions "Le Voyage Intérieur" en 1991. Il présente 60 cartes qui sont toutes un sujet de réflexion et permettent de s'auto-observer en étudiant le texte qui leur est lié et en s'imprégnant du message contenu dans l'image. Pour plus de clarté en voici la couverture face et dos :
La carte affichée en couverture s'intitule "la concentration" et
relate une aventure survenue à Saraha,
le maître du tantra, qui eut la révélation de ce qu'était la méditation en regardant une femme de basse caste
confectionner des flèches.
Description du contenu (vous pouvez agrandir)
Rajneesh développera par la suite ce principe dans un tarot beaucoup plus méditatif, plus symbolique et plus construit, qui s'appellera le "Tarot Zen" : composé d'arcanes majeurs et d'arcanes mineurs, avec quatre familles d'arcanes mineurs
correspondant chacune à un élément, ce dernier est beaucoup plus ésotérique, quoique formé de lames affectées elles aussi à des thèmes qu'éclairent un texte explicatif. Sa portée est plus
intuitive, les cartes richement dessinées portant toutes un message fort (voir par exemple ici, ici ou là). Publié pour la première fois à Zürich en 1994, celui-ci paraîtra en France aux éditions du Gange l'année suivante. On le trouve encore, sous une présentation nouvelle
(par exemple ici).
La lame représentée en couverture est l'arcane majeur n°2, "la Voix Intérieure"
(Verso du jeu : vous pouvez agrandir)
Je reviens donc à ma carte du premier jeu de tarot, qui s'associe à une petite histoire.
Celle-ci s'intitule "le jugement", et j'avoue avoir longtemps mal compris cette dénomination, le mot "jugement" ayant plusieurs significations : tantôt je croyais qu'il s'agissait du substantif utilisé dans la langue classique pour désigner une qualité humaine, la faculté de raisonner, et qui peut se dire également "discernement". Mais il ne s'agissait pas de cela. Tantôt je croyais qu'il s'agissait de l'acte juridique, dans un tribunal : passer en jugement, être examiné de fond en comble, rendre des comptes à ses pairs. Mais non, il ne s'agissait pas de cela non plus...
L'image portée sur la carte, voulant rendre compte de la totalité de l'histoire, n'était pas bien claire non plus... Et pourtant je tirais cette carte très souvent ! Cela me permit de lire et relire le conte qui y était associé, et de comprendre qu'il s'agissait en fait du "jugement que l'on porte sur les choses lorsqu'elles arrivent "...
Le Jugement
(lame 27)
Voici une histoire que Lao-Tseu aimait raconter.
Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu'il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu'on lui proposait une fortune pour l'animal, le vieillard répondait :
- Ce cheval est beaucoup plus qu'un animal pour moi, c'est un ami. Je ne veux pas le vendre.
Un jour le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l'écurie vide donnèrent leur opinion :
- Pauvre idiot, il était prévisible qu'on te volerait cette bête ! Pourquoi ne l'as-tu pas vendue ? Quel malheur !
Le paysan se montra plus circonspect :
- N'exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus à l'écurie. C'est un fait. Tout le reste n'est qu'une appréciation de votre part. Comment savoir si c'est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu'un fragment de l'histoire. Qui sait ce qu'il adviendra ?
Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d'esprit.
Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n'avait pas été volé, il s'était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade !
Les villageois s'attroupèrent de nouveau :
- Tu avais raison, ce n'était pas un malheur mais une bénédiction.
- Je n'irais pas jusque là, dit le paysan. Contentons-nous de constater que le cheval blanc est revenu ; mais comment savoir si c'est une chance ou une malchance ? Ce n'est qu'un épisode. Peut-on comprendre le contenu d'un livre en n'en lisant qu'une phrase ?
Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait : recevoir douze beaux chevaux était sans nul doute un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?...
Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L'un d'eux le jeta par terre et le piétina.
Les villageois vinrent de nouveau donner leur avis :
- Mon pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t'ont pas porté chance ! Voici que ton fils unique est estropié ! Qui donc t'aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre !
- Voyons, rétorqua le paysan, n'allez pas si vite. Mon fils a perdu l'usage de ses jambes, c'est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l'avenir.
Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l'armée - sauf l'invalide.
- Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison ! Ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que les nôtres vont se faire tuer.
- Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l'armée, le mien reste à la maison, c'est tout ce que nous puissions dire... Dieu seul sait si c'est un bien ou un mal.
Conclusion du maître :
Ne jugez pas, sinon vous ne connaîtrez jamais la réalité. Vous réagissez obsessionnellement aux évènements et sautez aux conclusions : immédiatement, vous cessez de grandir. Le jugement déssèche votre intelligence. Votre mental aime prononcer des sentences parce que le flot mouvant de la réalité l'angoisse et lui fait perdre ses moyens.
Le voyage ne s'achève jamais ; la fin d'une route est le commencement d'une autre. En fermant une porte vous en ouvrez une nouvelle et quand une montagne est gravie vous découvrez celle qui suit.
L'homme courageux ne se soucie pas du but, il se contente de voyager, se satisfait du moment présent et grandit de seconde en seconde. Un tel homme fusionne avec le Tout.
Pour moi, cette lame avec son histoire est une des plus importantes !
Notez au passage que les sages sont souvent considérés par le tout-venant comme des imbéciles...
Une musique pour accompagner
votre méditation : "Auberge ", tirée des "Scènes de la forêt" de Robert Schumann et jouée par Abdel Rahman El Bacha. Après tout, mon propos ne rejoint-il pas ici celui de Sabine et de Martine, qui affirment que le chemin est notre maître le plus
précieux ?
Il est facile que dire que celui qui frappe a tort ; mais s'il a été lui-même blessé ? Parfois l'on ne se rend même pas compte que l'on fait mal... Et la racine du mal ce sont nos émotions, nos émotions qu'un grand travail sur soi seul peut maîtriser, et qui sont les responsables de la douleur comme de la joie.
Pardonner... Voilà le maître-mot, puisque, comme le disait Jésus selon la tradition, celui qui frappe "ne sait pas ce qu'il fait". Se dire que la blessure n'est finalement que le résultat de l'incarnation, incarnation qui nous jette dans l'émotionnel autant que dans le physique, et donc qui nous soumet à l'alternative du mal.
L'incarnation : quitter un monde de lumière pour
entrer dans une planète d'eau - planète de l'émotionnel
Mais si la douleur est physique ? Même avec un travail sur soi on ne peut supprimer la douleur physique ; seuls des traitements chimiques peuvent éventuellement y parvenir... Et il faut une belle dose de patience pour accepter toutes les souffrances qui peuvent survenir sur cette terre, même si l'on sait qu'elle n'est pas notre vraie patrie. S'étonnera-t-on alors que l'on nous montre toujours le Christ en croix ? Nous sommes tous, comme lui, cloués à l'incarnation, avec une branche pour le bien, une branche pour le mal, ou une branche pour l'espace, une branche pour le temps, ou une branche pour le bonheur, une branche pour la douleur, une branche pour l'horizontal, une branche pour le vertical... et tant que nous n'aurons pas réussi à placer notre conscience en dehors de ce croisement des opposés nous en serons écartelés.
Autre image de l'incarnation : la croix des opposés
Comment sortir de la croix ? Uniquement par le centre, là où pour notre morphologie humaine se situe le coeur. Non pas notre coeur physique, mais le centre d'énergie du coeur, situé juste au milieu de notre poitrine et où s'enracine le fil qui nous relie à notre être spirituel, à notre part immortelle et toujours en paix. C'est par elle seule que nous pouvons "ressusciter"... C'est pour cela que l'on médite, que l'on entre dans la voie monastique, ou que l'on se fait ermite : pour "sortir" de la roue, sortir de la souffrance.
Hélas, tant que le monde est monde, et tant qu'il y a des humains sur cette terre,
l'écartèlement continue et la souffrance existe. Vouloir s'en affranchir tout seul est un leurre. Nous sommes tous interdépendants et tant qu'il restera un seul être sur cette terre la croix du
Bien et du Mal continuera d'exister. Nous arrêterons-nous tous un jour de vivre notre quête interminable du bien-être pour nous mettre tous en méditation jusqu'à ce que notre coeur s'arrête de
battre ? Et que ferons-nous alors des joies du monde, des beautés du monde ?... Du rire des jeunes enfants ?...
En réponse à cette alternative je vous propose un Récit Zen, proposé par Osho Rajneesh dans son fameux tarot1 qui est une mine d'enseignements et de soutiens pour tous les moments de la vie.
L'Acceptation
(lame n°31)
Dans le village où vivait le maître zen Hakuin, une jeune fille se trouva enceinte. Sommée de révéler le nom de son amant, elle accusa Hakuin.
Lorsque l'enfant fut né, le père de la jeune fille le porta chez Hakuin qu'il insulta copieusement. Puis il dit :
- Tu t'occuperas du nourrisson puisque c'est le tien.
Hakuin répondit :
- Ah oui ?
Il prit le petit dans ses bras, l'enveloppa dans un pan de sa vieille tunique et l'emmena partout avec lui. Sous la pluie battante et sous le soleil torride, le jour et la nuit, il mendia du lait pour le bébé. Beaucoup de ses disciples le quittèrent, l'estimant déchu. Hakuin les vit partir sans formuler le moindre reproche. Un jour, souffrant trop d'être séparée de son enfant, la jeune mère désigna le vrai géniteur. Le père se rendit immédiatement chez Hakuin. Il lui demanda pardon et lui raconta la vérité.
- Ah oui ? fit Hakuin.
Et il rendit l'enfant.
L'acceptation de ce qui arrive s'appelle tathata. Une telle attitude signifie que vous acquiescez à tout ce que la vie apporte, à l'exemple du miroir qui reflète tout. Ce dernier dit oui sans condition, pour lui rien n'est bien, rien n'est mal. Acceptez la vie comme elle est. Tous vos problèmes disparaîtront : les désirs, les tensions, le mécontentement... L'acceptation totale vous rendra joyeux et satisfait sans raison. Le bonheur qui a une cause ne dure pas bien longtemps. La joie gratuite est sans fin.
Oui, voici un bonne manière de sortir du dilemme : cesser d'accorder aux choses une épithète de qualité... Mais difficile n'est-ce pas ?
Demain j'ajouterai un second conte qui complète celui-ci.
1 Je
constate avec stupéfaction que les gens qui ont la chance de posséder ce tarot se permettent de le vendre une fortune comme s'il s'agissait d'une pièce de musée. Vend-on la sagesse alors qu'elle
est due à tous ?! Mais je ne comprends pas non plus pourquoi il n'est pas réédité. Il faudrait au moins qu'il reparaisse sous forme de livre, afin que son enseignement puisse continuer de
profiter à tous : il en reste peut-être quelques exemplaires ici.
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
Sur le site vous pouvez vous abonner, acheter les numéros en PDF ou en version papier (franco de port),
ou consulter en ligne des extraits de différents numéros.