Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
L’automne est ma saison mystique
Le mois bleu c’est le mois de la Vierge
Azur diaphane couleurs de vitrail
Lumière brisée en cristaux
Acreté laiteuse du couchant
Le mois blanc c’est le mois de la Balance
Qui s’épanouit en pur oxygène des cimes
Et m’auréole le front quand je respire
Comme issu des pierres d’une crypte
Tout irisé de splendeurs saintes
Le mois d’or c’est le mois du Scorpion
Plus riche que tous les riches
La nature s’y charge de parures sublimes
Qui ne sont que sa fin annoncée par détour
Cet or qui sera boue
C’est sa couronne son apogée
Sa glorification du Beau
Mêlée au blanc de l’air
Au bleu du ciel
Et je suis traversée de ces froides couleurs
Qui sont prière ardente
Et font de moi un saint
Extasié
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Le bois est plein d’oiseaux chanteurs,
Les bosquets sont nappés d’argent,
La nuit s’éclaire de la couleur des lampes ;
Le vent remue les branches comme on presse un aimé :
Il passe, effleure les cheveux des arbres
Qui se dressent, puis retombent,
Et il les prend encore,
Comme pour les pétrir
De son Amour impérieux et doux.
Je le respire avec délices :
Il est tendre et sucré, et parfumé et pénétrant,
Et meilleur à mon cœur
Que l’ambroisie la plus divine ;
Il m’emplit
De son Souffle ineffable.
Je respire l’oiseau et je respire l’arbre,
Je respire la terre et ses cheveux d’argent,
Je respire le monde qui dort, et la nuit
Qui descend, et bien plus,
Et bien plus que cela…
Je respire les roses, et les fleurs alanguies,
Et les cœurs des humains qui sont comme des fleurs,
Et leurs âmes qui sont ainsi que des pétales,
À s’exhaler la nuit en senteurs enivrées,
Et à s’ouvrir si lentement tout une vie,
Mais bien plus que cela.
Je respire la Vie ainsi qu’une senteur
Douce et puissante issue de l’Univers,
Je respire l’Amour qui revêt toute chose
Du manteau blanc des noces,
Je respire la Force et la Joie d’être là,
La Volonté de Vivre, et vivre uniquement
Toute l’éternité !
O Souffle frémissant,
Léger danseur,
Amoureux tournoyant et compagnon du ciel,
C’est l’été !
L’été premier du monde peut-être ?
Or la nuit est sans tache,
Et bientôt elle scintillera de tout son éclat !
… Mes yeux se sont ouverts ainsi que des fenêtres
Et mon front s’est paré d’un astre fixe et pur ;
La nuit tout embaumée immense me pénètre,
Et mon œil transparent devient l’unique Azur
Où se logent enfin les animaux couplés,
Nouvelle Arche divine offerte pour survivre !
O mon unique Amour… Soleil renouvelé,
J’attends que Ton Vouloir lumineux me délivre...
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

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Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
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