Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Le soleil embué clignait un oeil mouillé...
Un chevreuil en courant traversa la chaussée...
*
Et à notre retour, la lune rebondie
Jetait de son nuage un regard attendri...
Ayant oublié de prendre mon appareil photo pour pouvoir croquer cet éclat de soleil exceptionnel, j'ai
voulu tout de même en faire un poème, mais vous n'imaginez pas les heures que j'ai passées à chercher, et dans mes propres photos, et sur le net, une photo qui corresponde sans évidemment en
trouver. C'est comme cela qu'un article comme celui-ci, qui paraît elliptique, m'occupe en fait durant deux heures... ! Le soleil filtrait par un nuage comme un oeil demi-fermé; et tandis que ce
nuage était net aux regards, par-dessous il s'évasait de façon brouillée jusqu'au rouge du couchant... Jamais on ne peut trouver deux fois la même manifestation météorologique ! C'est
fantastique.
Nature ensevelie
Un anneau métallique
Nous enserre
Oppressante tristesse
Malgré les feuilles d’or
Et les rameaux naissants
Les larmes retenues
Que harponnent les cimes
Sont stoppées net
Blocage
Bruissant soupir
De l’instant prisonnier
Pas de bruit
Pas de vie
Le sommeil des statues
Pluie et vent,
Larmes de lumière,
Journées sombres et froides
Nuages qui s'étirent...
Bourgeons frêles
Pauvres fleurs
Ciel déchiré...
Tous attendent !
Les oiseaux qui pépient
A l'abri des tuyas
Et les pensées blotties
Auprès des primevères,
Les énormes nuées cotonneuses
Qui enfin s'effilochent,
Tous attendent...
La Roue tourne,
Et rien en ce monde n'est éternel ;
Le Jour point
Où Il va ressurgir.
Ressurgir ? Mais qui donc ?
Le Soleil ? Le Messie ?
Le Printemps ? Le Beau Temps ?
Dionysos ? Osiris ?
La mort n'est qu'apparente,
La fin d'un épisode ;
Mais elle renaît toujours :
La Vie !
Et pour finir, le début de la 2e suite pour orchestre de Bach,
qui est aussi le début d'une cantate : la BWV 110
"Unser Mund sei voll Lachens" ("que notre bouche soit pleine de rire")
qui est prévue pour le 1er jour de la Fête de Noël, mais qui
convient tout à fait il me semble - mis à part l'interprétation un peu
"brutale" pour mon goût (mode baroque !)...
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
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