Mercredi 22 mars 2006
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19:21
Je marche dans un tourbillon
Le sol s’étoile sous mes pas
Et très haut la nuit se déploie
Majestueuse et chatoyante
Qu’importe le nuage ardent
Qui m’étouffe et qui m’éblouit
Qu’importe si je n’y vois plus
Dans un vertige de poussière
Mes gestes inutiles
Dessinent des falaises dans le ciel
Et je marche
Reine des vents qui me couronnent
Le désert qui m’entoure est ma robe d’espace
La sable qui me couvre est ma robe du temps
Mon royaume est étourdissant
Je possède la clef des champs
Le Rossignol d'Argent
© Editions Saint-Germain-des-Prés
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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Mardi 14 mars 2006
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14:47
Il ouvre la fenêtre
et laisse échapper des ballons
des bulles de savon
La lumière est étrange
Il éclaire une porte
une fenêtre étroite
Je loge une araignée
une fourmi
dans le grenier
Et le clocher se déshabille
dans la nuit froide
au bord de la rivière
pensive
Poème extrait du recueil "Le Rossignol d'Argent"
© Les éditions Saint-Germain-des-Prés, 1974
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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Samedi 25 février 2006
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18:39
C'est un château sans lune,
Mirage dans l'espace étoilé...
Elle n'avait qu'un sourire à donner :
Elle en mourut.
- Souffle ta bougie,
Et traverse les corridors déserts,
Dans le froid et la nuit,
Jusqu'à la salle obscure
Où veillent les cheminées ;
Telle une fumée légère,
Glisse-toi dans l'âtre vide,
Et remonte le goulet jusqu'à l'air libre,
Jusqu'à l'espace ouvert,
Jusqu'au ciel nocturne !
Une sorcière sur son balai
A traversé l'air en sifflant
A une vitesse étourdissante.
Et tu te lances à sa poursuite,
Cramponnée à la crinière de tes rêves
Qui filent comme le vent ;
Il faut aller au-delà du rideau noir,
Le soulever, passer, passer coûte que coûte !
Il se plisse à l'horizon ;
Les machinistes du ciel le relèvent à grand ahan,
Tirant de toutes leurs forces sur les cordages des constellations.
Et tu glisses sur ton esquif léger,
Humant le vent du large à pleins poumons...
Courage ! Le but est proche !
- Et soudain, sans que rien ne cessât d'exister
Au décor de cette grotte obscure,
Sans ébranler sur son passage
Ni le ciel, ni le château, ni le paysage,
Le vaisseau toutes voiles gonflées
Franchit la barre dans un grand frémissement...
Aurore boréale au Canada
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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