Mercredi 3 octobre 2007
3
03
/10
/Oct
/2007
18:37
(Photo Cécile Maillard - cliquez pour agrandir)Entrons en forêt...
Quittons la rue bruyante et agitée,
Traversons les allées au sable blanc grisé
et attaquons les pentes abruptes
Par les sentiers qui tournent.
Cela sent bon le chêne et le gland mouillé,
Puis les feuilles tombées, les aiguilles de pin,
Puis la pierre moussue, l'écorce et les racines...
Que d'odeurs, que d'odeurs !
Mon nez en est gorgé.
Montons vers le sommet,
Où le ciel à demi voilé
Cligne furtivement sous les feuillages noirs.
Un chemin nous attend ;
Un chemin de merveilles.
Nul besoin de balai, de râteau pour les feuilles :
Elles sont le tapis rouge, bruissant et apaisé
Sur lequel nous marchons,
En princes de ces bois.
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Balades à Fontainebleau
7
Samedi 29 septembre 2007
6
29
/09
/Sep
/2007
19:29
Vue de la Fontaine Saint-Michel, à Paris
Il y avait un monde fou lorsque je suis passée sur la Place Saint-Michel ce samedi-là, et j'ai pris cette photo
un peu vite, de trop loin, avec ce réverbère en plein milieu...
Cependant aujourd'hui j'y repense, car nous sommes à la Saint Michel, ce jour où, dans ma mémoire, l'« Archange » terrasse le « Dragon ». Mais quel dragon au juste ?
Sur cette statue, il s'agit d'un être humain, et c'est pourquoi inclure le bas de la fontaine devient utile, car les deux « griffons » érigés face à face font beaucoup plus
figure de dragons que celui que terrasse le valeureux guerrier.
Pourquoi les dragons ont-ils
connu une telle importance dans l'imaginaire des occidentaux (dans les mythologies grecque, romaine, scandinave et celtique notamment, mais aussi dans la Bible et dans les contes de fées de
l'époque romantique) comme des orientaux jusqu'à nos jours, au point de redevenir l'un des thèmes les plus prisés de la littérature (particulièrement de jeunesse) d'aujourd'hui
?
(illustration tirée du site)
Goethe lui-même dans un poème demeuré célèbre salue « la descendance
sacrée du dragon » dormant dans les profondeurs des enfers (Chant de Mignon, qui rêve de partir en Italie... Ces « rochers battus des
flots », dans la 3e strophe, évoquent bien de rivage napolitain près duquel campe le Vésuve).
Et pourquoi sont-ils tantôt considérés comme bénéfiques, et tantôt comme maléfiques ?
(Bréhec, Plouha Côtes d'Armor : la Pointe de la Tour et sa forme étrangement proche de celle d'une tête de dragon- cliquez pour
agrandir)
C'est qu'ils représentent la Terre qui nous porte, avec son feu intérieur ; la Terre qui nous nourrit, sans
laquelle nous ne serions rien ; mais dont aussi nous devons nous détacher pour devenir nous-mêmes, êtres humains verticaux, qui aspirons au Ciel.
Des noirceurs de la pierre et du végétal nous nous dégageons, pour monter vers la Lumière qui nous inspire... Aussi cherchons-nous à nous affranchir de la matérialité qui
nous retient - de l'animal qui est en nous - que nous qualifierions volontiers de « démoniaque ».
Mais comment survivre sans nos racines ? Et n'est-Elle pas notre mère ? C'est peut-être pourquoi Christopher Paolini met en scène non pas « un » dragon, mais une «
dragonne » dans son best-seller « Eragon » : la douce et puissante Saphira aux yeux, paradoxalement, d'azur.
En ce jour de Saint-Michel - prénom que j'aurais pu porter, si j'eusse été un homme -, je salue le Dragon qui n'est pas mon ennemi, mais mon
partenaire, celui qu'à juste titre aujourd'hui on évoque comme « porteur de Force » ! Il rampe puis il vole, et tour à tour serpent puis aigle de Saint Jean il dit les méandres de
notre voyage intérieur, des ténèbres de l'Incarnation vers la Lumière de la Compréhension.
Voici, en illustration musicale, un extrait d'une oeuvre particulièrement inspirée de Michael Stearns : «
Sacred sites » (début de la 2e plage : Baraka Theme).
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Pensées, réflexions
-
3
Vendredi 21 septembre 2007
5
21
/09
/Sep
/2007
21:42
Ne dirait-on pas qu'une forme lumineuse s'est posée au-dessus de la jeune servante, en face du Christ en croix ? Et n'est-elle pas aussi blanche que la Vierge à l'Enfant qui trône dans sa chapelle ardente ?
Mais regardez la vue générale, par cette matinée de septembre proche des fêtes mariales et du pèlerinage... On se demande si l'orientation du bâtiment et la disposition des vitraux n'ont pas été choisis spécialement pour obtenir cet effet merveilleux.
(cliquez pour agrandir)
Quand je pense qu'à Lourdes il est si difficile d'atteindre la crypte et qu'ici il n'y a personne... qu'un grand silence tout nimbé de lumière.
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Entre nous
3