Samedi 14 avril 2007
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(Dessin de Martine Maillard)
Vois ce grand cheval bleu qui d'un sabot rageur
A frappé la boue du chemin :
D'un coup d'aile puissant il fuit vers la lumière
Et va se confondre à l'azur.
O toi que j'adore, avec toi je veux franchir les nues !
Emporte-moi vers ton soleil !
Je me ferai toute petite, mais tu auras besoin de moi.
Je serai le tremplin d'où tu t'envoleras,
Je serai le songe qui glissera la nuit sur tes paupières,
Je serai le sable que tu fouleras,
Je serai le vent qui fera voler ta chevelure dorée,
Je serai la mélodie qui brillera sur ton front,
Je serai la plume avec laquelle tu écriras,
Je serai le baiser que tu répandras sur le monde,
Je serai l'arbre où scintilleront tes étoiles,
Je serai la rose dont tu éparpilleras les pétales,
Je serai le voile que tu déchireras,
Je serai le parfum de ton souffle vainqueur,
Je serai les larmes que tu pleureras,
Je serai la couronne de ton astre radieux,
Je serai l'ombre fraîche où tu reposeras,
Je serai l'étincelle dans la nuit de tes yeux
Et le frémissement de ton limpide azur.
Emporte-moi vers ton soleil !
Poème de jeunesse, écrit à Fontainebleau en juin
1967
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes mystiques
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Lundi 9 avril 2007
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17:33
Un petit paradis en Creuse : les Gorges de la
Sédelle.
(vous pouvez agrandir la
photo)
Voici
où cela se trouve : près de Crozant-les-ruines, une région aimée des peintres depuis que George Sand les y a attirés (elle avait une maison d'été non loin de là, à Gargilesse
exactement).
Sur cette photo, on
aperçoit, derrière les ruines du château de Crozant, le confluent de la Creuse et de la petite Creuse, prolongement de la Sédelle.

(Agrandissez l'image pour mieux voir !)
Sur cette photo aérienne, on voit mieux la situation : au pied du piton rocheux, la Creuse
semble s'être d'abord trompée de chemin et être revenue sur ses pas en rencontrant la petite Sédelle, qui arrive en frais ruisseau. Ce bras égaré, c'est ce qu'on appelle "la petite
Creuse".(Image tirée de Géoportail)
Dans les gorges
que traverse la Sédelle avant de s'élargir à gauche du piton rocheux, on pêche la truite. La fraîcheur et le bruit gai des flots courant vers le moulin m'évoquent toujours les
mélodies qui débutent "La Belle Meunière" de Schubert, particulièrement la seconde (Wohin ? en français : "Où m'en vais-je ?" écoutez ici le n°2), ou encore la fameuse "Truite" (écoutez ici le n°3)...
(Cliquez pour
agrandir)
Un peu de fraîcheur !
Par Martine Maillard
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Publié dans : Voyages et promenades
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Dimanche 8 avril 2007
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