Mercredi 4 avril 2007
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21:19
Russalka nous fait souvent voyager dans des univers musicaux, et récemment m'a conduite plusieurs fois sur Youtube, où l'on peut profiter de véritables reportages sur des concerts.
C'est donc à elle que je dois d'avoir déniché ce merveilleux enregistrement de la "Vocalise" de Rachmaninov, que j'ai connue à l'origine jouée au violoncelle, et qui là est interprétée vocalement par la cantatrice américaine Cynthia Haymon.
L'intensité dramatique qu'elle apporte à cette oeuvre n'était toutefois pas forcément partagée par le compositeur lui-même, plus pudique dans ses propres interprétations qu'on pourrait le croire. Dans cet autre enregistrement réalisé en 1958, avec un accompagnement orchestral sous la baguette du grand chef Léopold Stokowski, Anna Moffo témoigne d'un ressenti tout à fait différent, plus intime et en même temps plus profond, puisqu'en exécutant fidèlement toutes les reprises, elle rend l'écoute deux fois plus longue.
Cette "vocalise", qui exprime sans dire, sans paroles, comme une plainte déchirante peu à peu étouffée dans l'acceptation, reflète bien notre état d'esprit en ces journées difficiles et combien perturbées que nous vivons actuellement. Je ne sais pas ce que vous en pensez ?
En tous cas, dites-moi quelle est la version que vous préférez... Je crois qu'en fin de compte, en ce qui me concerne, c'est la seconde.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Musique
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Lundi 2 avril 2007
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21:56
Après les froidures de mars,
Le soir rapporte sa douceur...
Avril est là, paisible, au bord de nos maisons,
Verdissant tendrement les ramures des arbres.

Tandis qu'à contre-jour,
Silhouettes dressées comme marins au vent,
Les pigeons se pavanent parmi les cheminées.

« Ce toit tranquille où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux !
Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d'imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir !
Quand sur l'abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d'une éternelle cause,
Le Temps scintille et le Songe est Savoir. »
Paul Valéry (1871-1945)
« Le Cimetière Marin », début.
Ah ! Paul Valéry, quel maître extraordinaire en poésie... Jamais je ne me lasserai de le relire.
Par Martine Maillard
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Samedi 31 mars 2007
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14:44
Je suis bien occupée en ce moment, et ce vendredi notamment par la visite dans l'établissement où je travaille d'un auteur pour la jeunesse que j'apprécie beaucoup, et qui arrivait de Chartres ! Je veux parler de Roger Judenne, que vous voyez ci-dessous en pleine action, montrant à ses jeunes admirateurs deux de ses livres traduits respectivement en chinois ("Carton rouge et Mort subite", co-produit avec Philippe Barbeau) et en espagnol ("Le propriétaire de Cathédrale", dont l'action se situe précisément à Chartres).
Et pourtant, ce matin-là, j'ai bien cru qu'il ne viendrait pas... En effet, voici la vue que j'avais de ma fenêtre à mon réveil !

... Et voici la physionomie du collège à 8h30 du matin
(ah ! cette heure d'été...)

Eh bien ça ne fait rien, il est quand même venu. Et vous pourrez apprécier sur le journal télévisé de notre chaîne issoldunoise "Bip-Tv"(celui du 30 mars bien sûr) comme il a su charmer son auditoire.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Issoudun
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