Samedi 31 mars 2007
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14:44
Je suis bien occupée en ce moment, et ce vendredi notamment par la visite dans l'établissement où je travaille d'un auteur pour la jeunesse que j'apprécie beaucoup, et qui arrivait de Chartres ! Je veux parler de Roger Judenne, que vous voyez ci-dessous en pleine action, montrant à ses jeunes admirateurs deux de ses livres traduits respectivement en chinois ("Carton rouge et Mort subite", co-produit avec Philippe Barbeau) et en espagnol ("Le propriétaire de Cathédrale", dont l'action se situe précisément à Chartres).
Et pourtant, ce matin-là, j'ai bien cru qu'il ne viendrait pas... En effet, voici la vue que j'avais de ma fenêtre à mon réveil !

... Et voici la physionomie du collège à 8h30 du matin
(ah ! cette heure d'été...)

Eh bien ça ne fait rien, il est quand même venu. Et vous pourrez apprécier sur le journal télévisé de notre chaîne issoldunoise "Bip-Tv"(celui du 30 mars bien sûr) comme il a su charmer son auditoire.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Issoudun
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Mercredi 28 mars 2007
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17:37
Note : ce poème, écrit sous l'effet puissant de la représentation du "Parsifal" de Richard Wagner à Bayreuth en 1970, tire son titre d'un rapprochement entre la nationalité anglaise de
l'interprète féminine de Kundry - Gwyneth Jones - et de son rôle qui est celui d'une "folle"- folle parce qu'elle est ensorcelée et lutte contre la force qui la domine dans des hurlements qui
prennent au tripes -, mais aussi assez proche du thème "ophélien", car à la fin, déliée de sa faute par le courage de Parsifal, elle sombre dans une mort bienheureuse qui évoque, avec le fond
laiteux du décor, une sorte de dérive berçante.
Gwyneth Jones en Kundry à Bayreuth en 1970
(Photo dédicacée)
Le Jour finit
Ma Nuit s’enfuit
Ah fuir là-bas
Oh fuir
Loin des monstres sordides
Que l’aveugle clarté se déchaîne
Et que je croule
En vagué éclaboussée
De pierres silencieuses
O ma noire divinité glacée
Où es-tu mon Sourire
Je t’aime
Blanche colombe
Des soupirs effacés
Toi que mon ange ténébreux
A baptisée sans bruit
Entre mes cieux changeants
Rivière immaculée
Gerbe enflammée
Tu es ma griserie
Vertigineuse
Mon averse
D’ambre
Et d’or
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes de détresse
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Lundi 26 mars 2007
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21:25
Il y a un poème de Rimbaud que j'adore. Tiré
de l'Album Zutique (écrit dans ses délires avec Paul Verlaine), il s'intitule "Jeune goinfre", et ce qui me plaît surtout, ce sont ces vers de deux syllabes
dont il est formé, que Rimbaud réussit non seulement à faire rimer, mais même à assembler en un sonnet !
Arthur Rimbaud, vu
par Paul Verlaine,
à l'époque même où est né ce poème
Jeune Goinfre
Casquette
De moire,
Quéquette
D’ivoire,
Toilette
Très noire,
Paul guette
L’armoire,
Projette
Languette
Sur poire,
S’apprête,
Baguette,
Et foire.
C'est très vivant, c'est
tordant... Seule chose étrange : toutes les rimes sont féminines. Est-ce voulu, est-ce un hasard de l'inspiration ? Je penche plutôt pour la seconde solution.
Arthur Rimbaud, par
Fantin-Latour
Alors, puisque d'aucuns s'attellent aux exercices "à contrainte", je me suis amusée à pasticher Rimbaud ; en choisissant bien sûr des
rimes "faciles", mais qui cette fois alternent.
Et voici mon oeuvre... (ornée il est vrai d'un titre moins comique et plus allusif !)
Ecri-errances
Hortense
Ecrit,
Mûrit,
Se tance.
Immense
Dépit :
C’est pis
Que rance.
Un cri !
L'esprit
S'élance ;
Tu ris,
Relis,
Et danses...
L'écrivain.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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