Mercredi 28 septembre 2005
La roue tourne tandis que tourne la nuit,
A grand fracas tourne la terre à travers les siècles ;
Et ton cerceau est si frêle, petite fille,
Qu’il déplace les cercles des pôles
Et éblouit la neige de soleil…!
Publié dans : La remontée du fleuve
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Par Martine Maillard
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(photographie d'Anne Geddes)
"J’ai une jolie petite fille qui ressemble à une fleur d’or, ma Cléis chérie ;
Je ne la donnerais pas pour toute la Lydie !" (Sappho, fr. 141)
Ce fut la rose d’or et le bouton nacré,Et ce fut l’arc-en-ciel au milieu des nuées… - Pour qui souriez-vous, pervenches du matin ?
- Nous nous mirons dans son regard… Et l’ombre du printemps glissait sur ses paupières…O chevelure ornée de genêts éclatants !°Son rêve n’est pas tien et tu la vois dormir,Et tu la sais pleurer sur l’épaule attendrie,Et tu l’écoutes vivre au plus profond des nuits.Trois seuils de pourpre,Une immense cathédrale,- Peut-être la folie !Auprès des lourdes portes,Chassez, chassez la nuit…Eaux dormantes où le ciel épand sa chevelure,Eaux magiques où sommeille le cœur des printemps,Vous bercerez sa nuit…°Petit ange dormeur, avez-vous vu la lune ?Au lutin assoupi elle faisait des signes,Et parmi l’envolée des anges et des lignesElle écoutait ton cœur…Et l’horloge attentive au travers des étoilesCoule nonchalamment ses oracles nocturnes ;Tu sommeilles, entourée des astres et des voiles,Rêvant de l’aube aveugle et de ses dragons d’or,Et ton souffle ténu te porte au grand soleil…
Publié dans : La remontée du fleuve
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Par Martine Maillard
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