L'Âme du poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

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L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais  d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

 En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...


   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)      

  
Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 13:50
   
Le château de Fougères

C’était dans un château qui n’avait plus de toit
Un très vieux château fort qui m’était sympathique
Il était haut perché on marchait à l’étroit
On longeait des ravins d’une hauteur tragique

Les soleil était chaud le ciel était serein
Le paysage au loin était bleu et tranquille
J’aimais le fier donjon pour son air souverain
Des églises sans nombre émergeaient de la ville

Le guide m’ennuyait il faisait l’important
J’eus voulu être libre et je suivais derrière
Nous n’avions rien pu voir de très intéressant
Au sommet du donjon j’arrivai la dernière

La vue était si belle et si grand le soleil
J’étais tout près du ciel qui me lançait des flammes
J’étais tout au sommet du fort de son orgueil
Mes cheveux rayonnaient la clarté de mon âme

Je me suis avancée et j’ai sauté au ciel
J’ai bondi en avant au-dessus de la terre
J’ai crié Olivier et ce fut éternel
Je volais je tombais tombais dans la lumière

Je tombai très longtemps c’était délicieux
Je volais dans les airs j’étais une colombe
Mon être était léger il aspirait aux cieux
Je m’abattais au sol comme un oiseau qui tombe

Ce fut un choc brutal et puis la nuit soudain
----------------------------------------------------------
J’étais là au milieu des ténèbres profondes
J’étais toute légère et j’en cherchais la fin
Tout était silencieux désert étrange monde

Et tout à coup je vis les étoiles au ciel
Elle venaient à moi elles m’éblouissaient
Et la nuit s’embrasa d’un feu surnaturel
Tout le ciel s’enflamma les étoiles passaient

Ce fut épouvantable et ce fut délicieux
Ce fut un tourbillon de chaleur de lumière
Ce fut un grand frisson qui agita les cieux
Une flamme brûlante et un bruit de tonnerre

Quand je rouvris les yeux que cela fut passé
Tout était devenu une lumière immense
Le monde de la nuit avait été chassé
L’univers était plein d’une chaude présence

Tout mon être goûtait une étrange douceur
Je m’abandonnais à une ivresse légère
Comme si j’avais là touché au vrai bonheur
Que depuis si longtemps je cherchais sur la terre

Je flottais je nageais dans une mer de feu
Des vagues de tendresse étouffaient ma poitrine
Mon esprit oublia que j’étais peu si peu
Et de ces voluptés je cherchai l’origine

Le Tout qui m’avait prise était donc un grand roi
Puisque malgré ce rapt il me rendait heureuse
Il devait habiter depuis longtemps en moi
Car j’aspirais à lui j’en étais amoureuse

Je creusai mon esprit plus avant pour savoir
Qui possédait mon cœur autrefois sur la terre
Et le mot éternel jaillit d’un grand trou noir
Olivier Olivier Olivier ma lumière


C’est pourquoi mes désirs s’étaient soudain calmés
C’est pourquoi j’éprouvais ici un tel bien-être
De douces voluptés m’endormaient à jamais
J’étais retournée au sein du soleil mon maître

(Caen, 29 août 1966)


Par Martine Maillard - Publié dans : Poèmes mystiques - Communauté : L'âme du poète
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Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 22:30



Cueilli ce jour spécialement pour vous dans la forêt voisine...
Par Martine Maillard - Publié dans : Entre nous
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 22:38


    Après le lac de Vassivière, que vous connaissez pour certains, voici quelques moutons rencontrés sur la route de Saint-Pardoux-Morterolles (le village natal - selon nos présomptions - de Pascal Sevran).
    Malgré mes exhortations, ils n'ont jamais voulu regarder l'objectif !



    Vous pourrez repérer sur cette carte (en cliquant pour l'agrandir) le site de notre promenade du précédent article. C'est à Auphelle que se situe le départ des vedettes-croisière (sur lesquelles à la belle saison on peut déjeuner).
    En repartant vers le nord, par Royère de Vassivière (où le paysage devient superbe, assez montagnard) nous avons trouvé les moutons photographiés ci-dessus.
Par Martine Maillard - Publié dans : Entre nous
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Mon dernier recueil

Editions Stellamaris

  Aux éditions Stellamaris vient de paraître

Instants Secrets.

Couverture réduiteVous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Musique pour la Pentecôte

Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.

Interprète : Karl Richter.

Instants Secrets

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Mes précédents recueils

Rossignol d'Argent-Martine Maillard   Le Rossignol d'Argent, publié en 1974 aux Editions Saint-Germain des Prés (Paris), collection Miroir Oblique. Epuisé chez l'éditeur mais exemplaires neufs disponibles sur ebay (ici) ou sur priceminister ().

Renaitre       Renaître, publié au printemps 2011 aux éditions Stellamaris (voir ici).

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