Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
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liquidation.
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Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
La nuit s'épand ainsi qu'une onde
Épaisse et âcre
Chaque jour plus profonde
Et plus noire que l'encre
Avec le vent qui souffle et la pluie opiniâtre
On croirait se noyer
Dans un vortex brunâtre
Aux ailes déployées
L'arbre s'est dénudé et plie sous les rafales
Fouetté par l'averse
Il se laisse glisser dans la nuit qui l'avale
Au vent qui le traverse
Nous allons par le fond
Navire démâté
Tout devient déraison
La vie est emportée
Mais dans le coeur de l'arbre est un puits de silence
Un lieu qu'on ne voit pas
Mais qui demeure et pense
Tout bas
Et quand je me recueille au chaud dans ma poitrine
Il y a ce coeur-là
Qui chante et s'illumine
Si bas
Les bruits les sifflements les hurlements du monde
Rien ne peut étouffer cette étrange chaleur
Cette lueur qui monte
Ce silence invisible et que l'on sent vainqueur
Il suffirait d'un rien
Pour qu'il naisse au grand jour
Mais son sourire advient
C'est celui de l'amour
Alors la grande nuit tout à coup se déchire
Car Noël est venu qui ouvre les fenêtres
La fenêtre à la vie qui est un grand soupir
La fenêtre à l'amour qui fait tout reparaître
Quelques petites images glanées de ci, de là ces jours derniers...
Dans mon quartier, personne ne décore !! Plus loin d'autres le font pourtant... Et nous sommes loin du centre ville où tout est somptueux. Pour égayer, j'ai placé quelques boules dans le tuya du jardin (que je m'étais appliquée cette année à tailler justement en boule pointue).
J'ai aussi rallumé la cheminée ! Quand dehors le temps est sinistre, il faut recréer un espace de chaleur et de lumière.
Mais vous vous souvenez de ce quartier en démolition près de chez moi ?
...Et qui m'évoque irrésistiblement ces vers de Victor Hugo, au début de son poème "Mors" :
« [Je vis cette faucheuse : elle était dans son champ ;
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,]
Noir squelette laissant passer le crépuscule. »
Magnifique ce vers, vraiment ; et comme ce triste immeuble désossé laisse lui aussi passer le crépuscule ! Or ce cliché, pris par un bel après-midi de début décembre, se voit complété par celui-ci, pris hier matin sous un soleil également radieux :
Voilà ! L'immeuble est tombé ! Et la "faucheuse" est cette fois la machine montée sur les gravats... Mais "ce n'est pas triste les vieilles écorces", s'écriait le Petit Prince ! La vie, qui était dans l'immeuble, s'est retirée... Et où est-elle, cette vie ?
Dans de chouettes petites maisons construites juste à côté et qui me rappellent diablement...
... Les maisons carrées vues dans le désert !! (Ici à Timimoun lors du voyage effectué en décembre 1984 et relaté ici).
Justement il y
arrive quelques femmes au pas balancé enserrées dans de longues robes et coiffées d'épais foulards... J'en ris de gratitude. Elles se retrouvent "chez elles"... en mieux
!
Aujourd'hui j'étais triste, à l'image d'une journée sombre et pluvieuse, et certaines d'entre vous m'ont bien réconfortée par leur gentillesse.
Tarot Zen d'Osho - le 3 "eau": La Fête.
J'ai fait un tirage du tarot zen pour comprendre ce qui se passait et sur la carte ci-dessus j'ai vu la pluie, et nous ensemble qui nous tenions chaud en riant et en dansant.
Et puis dans "Un Cours en miracles", que je lis épisodiquement sur l'écran de mon ordinateur (l'ayant téléchargé du net en Pdf), j'ai trouvé ceci :
« Tu es certes essentiel au plan de Dieu. Sans ta joie, Sa joie est incomplète. Sans ton sourire, le monde ne peut être sauvé. Tant que tu es triste, la lumière que Dieu Lui-même a désignée comme moyen de sauver le monde est pâle et sans lustre, et nul ne rit parce que tout rire ne peut être que l'écho du tien. »
Exercices pour les étudiants - leçon 100 p. 938
Il est évident que le "Tu" est général et que tous les rires se répondent.
Alors merci à vous tous et toutes d'être là avec votre rire !
Aux éditions Stellamaris vient de paraître
Instants Secrets.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.
Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.
Interprète : Karl Richter.