Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
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liquidation.
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Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Depuis quelque temps je prends des images d'automne... Chaque jour, quel que soit le temps, les images m'interpellent ; comme si l'automne n'avait jamais été aussi beau que cette année !
Un arbre jaune, un rouge sous le ciel bleu...
Les mêmes sous le ciel gris, avec des touches de vert... Que de couleurs, et quelle lumière dans ce flamboiement !
Et pourtant les autres derrière sont de plus en plus verts : voici les deux derniers vus de plus près.
Allez comprendre ! Car les espèces ne semblent pas différentes. Et tout est à l'avenant, comme je vous le montrais il y a quelque temps dans
un récent article. Voyez ce que sont devenus ces arbres : les jeunes fleurs côtoient les dernières feuilles mortes. (Mais je ne sais ce que signifie cette timbale accrochée à une
branche).
Mystère de la vie ! Et surtout d'un printemps trop sec suivi d'un été trop humide et
d'un automne trop doux...
La Tour Blanche à Issoudun, vue depuis la gare
Dans les villes les architectes paysagers se sont ingéniés à disposer les essences à la fois en fonction de leur forme, mais aussi de leurs couleurs en automne... Ainsi se promener en ville devient un régal pour les yeux.
Issoudun, la Place du 10 juin 1944
Les petits platanes (malheureusement ici photographiés avec un téléphone portable) forment une symphonie de couleurs particulièrement délicieuse.
Dans les jardins les cerisiers prennent des couleurs enchanteresses, avant de lâcher au sol des jonchées de feuilles mordorées.
Et en s'éloignant peu à peu sur la route les jardins sont de plus en plus respendissants.
Un rayon de soleil et tout devient éblouissant ! En effet celui-ci descend peu à peu sur son axe de manière à frapper comme un véritable projecteur de chaleur et de joie.
Mais laissons ces images qui déjà datent, puisqu'elles ont été prises à la fin du mois d'octobre...
J'enchaîne sur des images plus récentes, mais dans un autre article, pour la
clarté.
Fantaisie de la nature sur laquelle je me garderai bien de porter un jugement - du style "Y a plus de saison " ou "Tout est déréglé" ... ?
Toujours est-il que ce matin, me rendant en ville sur une place garnie de marronniers - depuis bien longtemps déjà roussis d'ailleurs - je découvris leur nouvel aspect avec stupéfaction. Regardez plutôt (sauf que malheureusement je ne suis pas parmi les meilleurs photographes du net et je m'en excuse : tandis que mon appareil photos semble bon à changer à cause des taches qui encombrent l'objectif, là je n'avais que mon téléphone portable qui lui, fait soit des photos floues, soit des couleurs altérées...)
Si vous faites bien attention, vous découvrez que parmi l'ensemble "très automnal" nous avons des repousses vertes et de nouvelles fleurs !
L'un de ces arbres est même carrément coupé en deux : une face printemps et une face automne.
N'est-ce pas incroyable ? Il me rappelle le Dieu "Janus", avec ses deux faces comme Jean-qui-pleure et Jean-qui-rit.
Je me suis approchée pour que vous voyiez mieux cette petite merveille.
A y bien réfléchir, il semble que les branches fleuries soient plutôt celles qui regardent vers le sud ; mais enfin cela n'explique pas tout ! L'explication est sans doute dans le fait que ce printemps a été si aride que les plantes ont crevé avant l'heure, l'été faisant figure d'automne ; mais que le retour de la douceur en septembre a fait l'effet d'un nouveau printemps : j'en ai le résultat dans mon jardin avec mes dahlias... Cependant si nous suivons le conseil de Rajneesh nous nous abstiendrons de tout commentaire et nous contenterons de nous émerveiller !
En effet j'ajoute que la vie est un miracle permanent et qu'elle n'a pas fini de nous étonner.
Cependant, impossible face à ce tableau de ne pas se rappeler également ma réflexion de l'autre jour, concernant le fait que la vie sur terre est le règne des opposés - noir/blanc, nuit/jour, mort/vie. Cet arbre en est le saisissant symbole.
D'un seul rayon du soleil, tout a surgi.
Hum ! Comme ça sent bon dans les coucous...
La borne a disparu sous les marguerites !
La douce chaleur fait tout pousser.
Oh, les jolies fleurs de pommier !
Mais le lilas n'est pas moins joli ; et fabuleusement vite éclos !
Cependant le pigeon, tranquille, se promène
Près d'un massif tout neuf aux champêtres couleurs
Où trône une tulipe entre les muscaris...
Aux éditions Stellamaris vient de paraître
Instants Secrets.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.
Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.
Interprète : Karl Richter.