Mardi 19 décembre 2006
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Orion photographiée par Joe Morris (voir son site ici)
Orion est une superbe
constellation d'hiver que l'on commence à voir se lever à l'Est vers 21h30, couchée sur le côté. C'est l'une des plus belles constellations du ciel avec la
Grande Ourse, car c'est à la fois l'une des plus grandes, et l'une de celles que l'on voit le mieux. Elle doit son nom au chasseur Orion qui, dans
l'Antiquité, aurait défié Artémis, la déesse de la chasse, se croyant meilleur qu'elle (voir ici l'article dans Wikipedia). L'immense rectangle représente ses épaules et ses jambes, avec au
centre trois étoiles d'affilée qu'on appelle son "baudrier", ou sa ceinture (voir ici l'article de Wikipedia consacré à la constellation : l'animation des photos est
magnifique).
Cette constellation vaste et paisible contient l'une des étoiles les plus brillantes de notre firmament : Bételgeuse ; elle abrite
aussi, un peu en-dessous du "baudrier", une nébuleuse très connue à cause de sa forme caractéristique : la nébuleuse "à tête de cheval" (voir ici l'article de Wikipedia). Cependant celle que l'on aperçoit à l'oeil nu en est
une autre qu'on appelle simplement "la grande nébuleuse d'Orion" (voir ici).

La nébuleuse à tête de cheval (la forme est encadrée) photographie tirée de
Wikipédia,
et réalisée par le téléscope Hubble
Quoi de plus pour inspirer
Robert Bichet, rêveur incorrigible avant que musicien, avant que poète, avant que plasticien... ?
Pour la classe de saxophones de son conservatoire, il imagina donc une partition destinée à être exécutée par un ensemble de
saxophones tous disposés selon le modèle de la constellation, chaque musicien recevant le nom de son étoile : outre Rigel et Saïph, qui sont au sud et sur le devant de la scène (deux saxophones alto), on verra au
centre les trois étoiles du baudrier Delta, Epsilon et Dzêta Orionis
(trois autres alto), et au fond les deux étoiles du nord, Bételgeuse et Bellatrix (un saxophone ténor et un saxophone baryton). Au sujet des noms d'étoiles, vous
aurez remarqué que les principales (les plus brillantes aussi) portent un nom personnel, alors que les étoiles secondaires restent numérotées grâce à l'alphabet
grec.

"Parcours Secret derrière Orion", interprété par ses dédicataires lors de la création au Château de Gargilesse (Indre) le 31 mai 1997, sous la direction de Frédéric
Langé
En voici un extrait
du début, avec Florence Blanchard et Gaëlle Lecouvé devant (Rigel et Saïph), puis Christophe Thibault, Gwendoline Charraux et Guillaume Baillarin au centre (delta, epsilon et dzèta
orionis), enfin Gérard Janson et Olivier Resse au fond (ce dernier est assis : Bételgeuse et Bellatrix).
Les saxophones, instruments trop délaissés en-dehors du jazz (et notamment en ensemble), évoquent ici à merveille le scintillement des étoiles dans le grand vide
intersidéral.
Début de "Parcours secret derrière Orion",
de Robert Bichet, pour sept
saxophones
Par Martine Maillard
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Publié dans : Robert Bichet
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Lundi 18 septembre 2006
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Tandis que certains cherchaient le frais au Musée, d'autres ont découvert les charmes des vieilles demeures d'Issoudun ouvertes exceptionnellement au public dans le cadre d'expositions d'artistes locaux.
Robert Bichet, rencontré précédemment, était l'invité de Mme Aimont, dans une splendide demeure équipée d'un cloître.
(Photo Alain Bosquet)
L'artiste sous une série de quatre "poèmes illustrés" représentant chacun une saison.
(Photo Alain Bosquet)Cliquez sur la photo pour voir apparaître "l'automne" (Photo Martine Maillard)

Issoldunoise en méditation devant des arbres surgissant du chaos... (Photo A. B.)
Par Martine Maillard
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Publié dans : Robert Bichet
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Jeudi 31 août 2006
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09:59
Pour faire suite à
mon article du 29
juillet, voici la troisième version annoncée de cette série d'oeuvres sur le thème d'un quotidien étrange... Je vous rappelle que,
rattachées par leur titre à une lithographie du peintre Michel Salsmann, elles sont toutes trois inspirées d'un poème écrit par Robert Bichet sur l'île de
Naxos : "Escale"...
ESCALE
Les bateaux
se préparent lentement
Leurs antennes se tendent comme des doigts
La lune oublie d’éclairer cette nuit sans ombre
et le temps passe comme un chat silencieux
l’escale fugitive…
partir sans jamais arriver…
Tant d’espoirs foisonnant mais en vain…
Ce beau miroir d’argent
Ce ciel demi-ouvert
Et cette mort latente suspendue à son fil…
Ce pourrait être celui d’Ariane ou de Kronos
ou celui d’une attente mystérieuse.
Détestable araignée
tu tisses encore une histoire triste
et tes yeux de verre s’illuminent
comme ceux des cargos
qui vont bientôt partir
nonchalamment, paresseusement.
Et la nuit magicienne transportera leurs
rêves…
© ROBERT BICHET

A chaque fois l'artiste s'est
intéressé à un groupe précis de musiciens pour lesquels il a écrit une partition destinée à évoquer la fuite du temps au sein d'une journée très ordinaire.
La présente pièce fut écrite en
1990 pour la soprano dramatique Catherine Boni et son accompagnateur d'alors Jean-Paul Cristille. Une bande de sons y est ajoutée, comprenant des voix enregistrées, une partie de piano préenregistrée, ainsi que des
cris de mouettes et un départ de chalutier... La soprano, qui s'est vivement intéressée à la création de l'oeuvre, chante tantôt sur des extraits du poème (qui sera entièrement lu à la fin),
tantôt sur des onomatopées, y ajoutant même parfois des chuintements destinés à évoquer le bruit de la mer. Son oreille musicale est extrêmement sollicitée, car elle évolue sur des
mélodies complexes entièrement écrites tandis que le piano module de façon planante et répétitive, à l'image du flot étale d'une eau paisible.
Voici un extrait de l'oeuvre,
enregistré le 6 décembre 1991 lors du vernissage d'une exposition à Issoudun,
avec Catherine Boni, soprano et Robert Milardet, piano
Photo prise à la Maison du Berry d'Issoudun par
Michel Vasseur (Nouvelle République).
De gauche à droite : Robert Bichet, compositeur, Robert Milardet, pianiste
et Catherine Boni, cantatrice .
Au mur, des encres et des plis postaux de Robert Bichet.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Robert Bichet
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