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L'âme du poète



"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

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  • : L'espace d'un instant.
  • valentina
  • : Ce site est destiné à partager avec vous des moments de poésie, de musique et d'art en général. A travers des images de nature, de voyages, des moments de contemplation, qu'ils soient dûs à ma propre inspiration ou à celle d'autres artistes, je vous propose quelques instants d'échange et de ressourcement.
  • : 01/05/2005
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L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)        

 

 

Samedi 21 juin 2008

    Merveilleux cadeau d'anniversaire... Ma fille Morgane m'a chanté, en s'accompagnant à la guitare, un poème de sa composition, mis en chanson par elle-même ! Moi qui ne connais rien à la guitare...!
    C'était doux, feutré, swinguant mais intimiste. J'en ai eu les larmes aux yeux.
    En voici le texte, avec la photo de l'interprète.



MAMAN


Maman a les yeux noisette
Un regard comme les mouettes
Qui cherche aux alentours
L'iode au fil des jours


Maman a des cheveux d'ange
Qui avec son sourire se mélangent
En un chant sourd
Une brume d'amour


Maman a la voix comme une rivière
Remplie de joie et de mystère
Qui vole qui danse qui court
Avec des rires autour


Maman a les mains d'un jardinier
Qui cultivent les pensées
Et les fleurs velours
De son jardin secret d'amour


Maman moi petite femme je suis ton enfant
Et en grandissant
Un jour par enchantement
Je serai peut-être comme toi Maman


Mais en attendant
Tu es ma terre ma source mon sang
Mon soleil levant
Comme la biche pour le faon


Pachamama... Héra... Isis... Athéna...

 


Morgane Bichet
juin 2008


par Martine Maillard publié dans : Citations
Lundi 16 juin 2008

 

J’ai un tic
J’ai un T.O.C.
C’est classique
Je débloque


Tout à trac
Je fais couic
Ma joue craque
En oblique

 


 


Oh ! oh ! Le bel oiseau ! s’exclament les passants.
Pardon, je fais la moue, elle m’échappe encore…
Ma bouche se dévisse et dérape en glissant,
Faisant bouger mon nez et dilater mes pores.

 

Que faire
De sa bouche,
Quand elle ne parle pas,
Quand elle ne mange pas,
Quand elle ne fume pas,
Quand elle ne bâille pas,
Quand elle ne sourit pas ?

 

C’est terrible
Elle n’arrête pas
De gigoter
De se faire
Remarquer

 

Elle fait couic
Elle fait pouac
Elle fait blic
Elle fait plouc

 

Enfin
Le singe quoi



 

 

par Martine Maillard publié dans : Poèmes-délires
Samedi 14 juin 2008
    Depuis 1999, j'ai composé une bonne douzaine de poèmes pour célébrer des départs en retraite.
    Pour certains, ils étaient totalement en acrostiche, alors je vais vous montrer cela. J'espère ne pas pécher par indiscrétion en diffusant le nom des personnes concernées : dans le cas de celui que je cite ce jour, son nom est la réplique exacte de celui d'un poète renommé du XXe siècle... Alors, jouons sur les homonymies !
    Je l'ai soigné, celui-là : j'ai conjugué charade, acrostiche et sonnet.





Sonnet pour le départ d'un ami

 

Mon premier se répète au travers de ton rire,
Mon second n'est qu'un fil pour des tissus d'antan ;
Mon troisième est le chef qu'en anglais l'on attend,
Mon dernier(1) te permet d'accéder au navire... !


A lain, cette charade a pour but de te dire
L a peine que chacun éprouve en te quittant,
A u souvenir d'un homme enjoué, militant,
I nsoucieux de l'effort et prompt à la satire.


N e gaspille donc pas ce repos mérité :
S avoure ta retraite avec sérénité
A uprès de Jacqueline et de Sarah, ta fille.


L e Web nous portera des messages de toi,
U n bon vent nous fera te rencontrer parfois...
T u resteras toujours un peu de la famille !

 


(1)

Vous devriez trouver tout de même, avec l'indice donné en introduction... J'attends vos réponses en commentaires.
(Précision : il y a une syllabe par proposition, et le tout est le nom de cet ami).
par Martine Maillard publié dans : Acrostiches
 

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NB : Vous pouvez consulter les archives de ce blog, créé en mai 2005, en cliquant en haut à gauche de cette page sur "Poésie éternelle".

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