Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)
C'était doux, feutré, swinguant mais intimiste. J'en ai eu les larmes aux yeux.
En voici le texte, avec la photo de l'interprète.

Maman a les yeux noisette
Un regard comme les mouettes
Qui cherche aux alentours
L'iode au fil des jours
Maman a des cheveux d'ange
Qui avec son sourire se mélangent
En un chant sourd
Une brume d'amour
Maman a la voix comme une rivière
Remplie de joie et de mystère
Qui vole qui danse qui court
Avec des rires autour
Maman a les mains d'un jardinier
Qui cultivent les pensées
Et les fleurs velours
De son jardin secret d'amour
Maman moi petite femme je suis ton enfant
Et en grandissant
Un jour par enchantement
Je serai peut-être comme toi Maman
Mais en attendant
Tu es ma terre ma source mon sang
Mon soleil levant
Comme la biche pour le faon
Pachamama... Héra... Isis... Athéna...
juin 2008

J’ai un tic
J’ai un T.O.C.
C’est classique
Je débloque
Tout à trac
Je fais couic
Ma joue craque
En oblique

Oh ! oh ! Le bel oiseau ! s’exclament les passants.
Pardon, je fais la moue, elle m’échappe encore…
Ma bouche se dévisse et dérape en glissant,
Faisant bouger mon nez et dilater mes pores.
Que faire
De sa bouche,
Quand elle ne parle pas,
Quand elle ne mange pas,
Quand elle ne fume pas,
Quand elle ne bâille pas,
Quand elle ne sourit pas ?
C’est terrible
Elle n’arrête pas
De gigoter
De se faire
Remarquer
Elle fait couic
Elle fait pouac
Elle fait blic
Elle fait plouc
Enfin
Le singe quoi

Pour certains, ils étaient totalement en acrostiche, alors je vais vous montrer cela. J'espère ne pas pécher par indiscrétion en diffusant le nom des personnes concernées : dans le cas de celui que je cite ce jour, son nom est la réplique exacte de celui d'un poète renommé du XXe siècle... Alors, jouons sur les homonymies !
Je l'ai soigné, celui-là : j'ai conjugué charade, acrostiche et sonnet.

Mon premier se répète au travers de ton rire,
Mon second n'est qu'un fil pour des tissus d'antan ;
Mon troisième est le chef qu'en anglais l'on attend,
Mon dernier(1) te permet d'accéder au navire... !
A lain, cette charade a pour but de te dire
L a peine que chacun éprouve en te quittant,
A u souvenir d'un homme enjoué, militant,
I nsoucieux de l'effort et prompt à la satire.
N e gaspille donc pas ce repos mérité :
S avoure ta retraite avec sérénité
A uprès de Jacqueline et de Sarah, ta fille.
L e Web nous portera des messages de toi,
U n bon vent nous fera te rencontrer parfois...
T u resteras toujours un peu de la famille !
(1)
(Précision : il y a une syllabe par proposition, et le tout est le nom de cet ami).







