Jeudi 23 novembre 2006
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Dans le pays des feuilles d’or
Les lumières frémissent aux façades des temples ;
Un léger coup de vent empoussière le seuil
Où se sont recourbées des femmes en prière.
L’écureuil est passé en flèche sur la route,
Et le long voile bleu étendu sur le ciel
S’étire pour cacher peu à peu le soleil…
Des myriades d’étoiles enluminent la terre,
Eblouissant les yeux d’une pluie scintillante ;
Une vapeur s’étend sur la campagne humide,
L’espace en un instant est tout transfiguré.
O monde délivré du poids de nos oublis,
Tu respires enfin les ailes déployées !
Certains sont recouverts du linceul avalanche,
D’autres sont engloutis par le feu ou les vagues :
Il suffit d’un frisson pour effacer les hommes ;
Un seul coup de chiffon, un seul éternuement,
Et la Terre reprend son allure d’antan,
Son visage serein, sa parure de reine ;
Elle porte couronne et son cœur resplendit,
Irradie de tant de trésors
Qu’on croit soudain la voir paraître
Juste naissante…

Note : Les illustrations ci-dessus, tirées du net ou de mes archives, trompent plus qu'elles n'éclairent le lecteur sur la véritable vision magnifique qui m'a été offerte ce mercredi matin, dans le désert berrichon, lors d'une éclatante éclaircie entre les pluies abondantes, où la campagne nimbée de lumière semblait scintiller dans l'humidité ambiante ; j'ai cru sur le moment qu'il "n'y avait rien à photographier", et je l'ai par la suite amèrement regretté. Mais comment photographier ( avec mes pauvres moyens) la simple lumière, dans un décor où il n'y a que la terre et le ciel ?...
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes mystiques
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Samedi 18 novembre 2006
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Par Martine Maillard
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Publié dans : Issoudun
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Mardi 14 novembre 2006
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Les arbres de la rue ont revêtu ce soir
Une parure fauve et folle exfoliée
Une parure d’or aux anges dédiée
Colonnes chapiteaux et voûtes en sautoir
La lumière en émane ainsi que d’un miroir
Et la branche en extase à l’autre reliée
Lève comme en dansant ses feuilles déliées
Pour former devant moi un étrange couloir
Arcs brisés flamboyants de vive cathédrale
Vous évoquez le feu miroitant du dédale
Où je me promenai enfant l’œil ébloui
Au milieu des splendeurs du Palais des Mirages
Aujourd’hui vous priez arbres sur mon passage
Et à vous écouter le Ciel s’épanouit
Karol Szymanowski (1882-1937) :
Concerto pour violon op. 35 n°1 (extrait)
avec Thomas Zehetmair, violon et le
City of Birmingham Symphony Orchestra
sous la direction de Simon Rattle
Par Martine Maillard
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Publié dans : Sonnets
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