Samedi 8 juillet 2006
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Aujourd'hui, j'ai découvert un magnifique diaporama chez Rose (Jocelyne de son vrai prénom) : c'est elle-même qui les conçoit, et celui-ci, sur l'amitié, sur la force d'aider les autres et le courage d'assumer ses propres souffrances, est vraiment très... fort ! (et très beau).
Par Martine Maillard
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Publié dans : Entre nous
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Jeudi 6 juillet 2006
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Avertissement ! Chers amis lecteurs, si le personnage de Robert Bichet vous
intéresse, je vous invite à vous rendre désormais sur son site personnel, à l'adresse suivante (cliquez sur la photo ci-dessous) :
Robert Bichet, sous le portrait de Jacques Albrespic
son maître en composition du Conservatoire National de Tours.
Au mur, une encre de l'artiste
(Photo Daniel Besson, journaliste à l'Echo-Marseillaise)
Robert Bichet, directeur du Conservatoire d'Issoudun, est un artiste atypique, multiforme, et comme il aime à le dire lui-même avec sa bonne humeur habituelle : "sauvage"
!
Né en juillet 1947 à Bracieux, dans le Loir et Cher (à proximité du parc de Chambord en pleine forêt Solognote), ce fut déjà un
miraculé dès la naissance : sa mère ne devait pas avoir d'enfant, cependant il s'annonça ; il naquit prématurément après 6 mois de gestation, dans la maison familiale, aucune couveuse n'étant
disponible dans la région suite à la débâcle de l'après-guerre, et malgré ses trois livres de poids seulement, survécut grâce à la canicule qui sévit cet été-là. Atteint de convulsions à
l'automne, il fut laissé pour mort par le médecin, et fut ondoyé ; mais le lendemain matin, il vivait de nouveau, à la grande stupéfaction du médecin !
Très fragile toute son enfance, il resta dans la maison paternelle - une auberge dont les spécialités dans le domaine du gibier allaient en faire l'une des premières tables du
pays blésois - jusqu'à l'âge de sept ans : cette période nourrit abondamment son imaginaire d'un attachement indéfectible à la nature et à la terre solognote - transposée aujourd'hui dans le
Berry, où il habite. Malheureusement, dès qu'il fut en état de le supporter, son père le plaça dans une pension dont il avait entendu dire grand bien, mais fort éloignée - à Vendôme. Ce fut pour
le jeune Robert une rupture effrayante qu'il vécut comme une mise au bagne : et en effet, dans cette pension qu'il ne quittait qu'une fois par mois, il fut horriblement malheureux et souvent
maltraité, car nul ne comprenait son caractère rêveur et particulièrement original.
Heureusement pour lui
il poursuivit ses études à Tours, et put bientôt exiger de son père d'entrer au Conservatoire de cette ville. Sa fréquentation chaque été des clients
fortunés reçus par ses parents dans leur auberge ("Le Relais" de Bracieux, une étoile Michelin pour la cuisine, avec une diligence devant la porte qui
roulait encore parfois pour conduire les clients jusqu'à Chambord) lui avait donné le goût des arts, de la peinture, de la musique et de la poésie. Son premier piano lui fut même offert par
une de ces clientes, et sa première "vente-dédicace" d'un ouvrage poétique (Triptyque, paru aux éditions Millas-Martin en 1970) fut organisée par son père
au Château de Villesavin près de Bracieux, en présence de l'actrice Madeleine Sologne qui en avait composé la
préface.
A suivre...
Après s'être mis à griffonner sur les nappes de
papier des bistrots parisiens où il aimait à venir dîner ("comme les ouvriers des années 30" disait-il), Robert Bichet développa une technique de dessin très personnelle à partir de
taches d'encre de chine soufflées.
Ces premières esquisses reflètent la nostalgie de son enfance en Sologne, lorsqu'il rêvait couché dans les fossés sous la lune, regardant les racines des arbres et au loin les vieilles maisons
à demi abandonnées dans les clairières...
(années 70)
Voici maintenant un extrait d'une de ses plus belles oeuvres musicales : "Neuf espaces sonores" pour orchestre et
bande de sons enregistrés, créée à Issoudun le 6 juin 1986 pour l'inauguration de l'Ensemble de Loisirs Sportifs
(piscine à vagues, jeux d'eau, bowling et squash), sur un argument des enfants des écoles de la ville, qui effectuaient des figures dans les bassins.
Il s'agit de la 2e partie de l'oeuvre (le second des "neuf espaces"), intitulée La Cascade, qui
est interprétée par l'orchestre des professeurs et des élèves du Conservatoire sous la direction du compositeur, avec le concours de Francesca Paderni aux Ondes Martenot.
(Tous droits réservés, avec l'aimable autorisation de l'auteur et de l'interprète)
Par Martine Maillard
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Publié dans : Robert Bichet
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Dimanche 2 juillet 2006
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16:37
Ci-contre : Guy Ropartz photographié à Padel,
au bout de la plage de Bréhec.
Les bois d'Avaugour se
trouvent en Côtes d'Armor, au Sud de Guingamp à proximité de Bourbriac.
Ce poème est écrit en hommage à Guy Ropartz, grand musicien breton (on l'appelait parfois le "barde celtique") natif de Guingamp, qui
aimait beaucoup ces bois et s’en inspira pour composer le 3e mouvement de sa 5e symphonie.
Dans les bois d’Avaugour
Aux collines herbeuses,
Aux pinèdes ombreuses,
Nous reviendrons toujours…
Nous suivrons le regard
Du vieux barde celtique
Qui rêvait sa musique
Dans les lointains épars ;
Assis près du chemin
Avec sa canne grise,
Il écoutait la brise,
Sa barbe dans la main.
Nous reviendrons humer
Le lieu de ses errances :
Son souvenir y danse
Dans l’air tout embaumé.
Début du 3e mouvement (largo) de cette 5e symphonie,
qui vient d'être enregistrée aux éditions Timpani
par l'orchestre symphonique de Nancy
(cité où Ropartz fut longtemps directeur de Conservatoire),
sous la direction de Sébastian Lang-Lessing (voir ici)
Voici une photo de la
fille aînée du compositeur, Gaud Ropartz (à gauche),
qui s'occupa entièrement du maître à la fin de sa vie lorsqu'il devint aveugle.
Assise au salon du manoir paternel sous le portrait de son grand-père Sigismond,
elle nous contait ses souvenirs, en cet été 1962.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes actuels
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