Lundi 24 juillet 2006
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Tandis que la totalité de la Gaule rôtit sous l'ardeur impériale du soleil vainqueur, un petit coin de Bretagne résiste encore à l'envahisseur et offre à ses habitants la délicieuse fraîcheur d'une oasis...

(cliquez pour agrandir)
C'est à Saint-Quay-Portrieux, près de Saint-Brieuc, sur la grève d'Isnain où les toutous sont acceptés (faveur exceptionnelle !)
Là-bas les Côtes rocheuses sont dignes de la Sicile et l'on croit y rencontrer Ulysse ou Calypso...
(cliquez pour agrandir)
Vue vers la presqu'île de Gwin-Segal et la pointe de Begastel, depuis la stèle élevée à la mémoire des résistants au-dessus de l'anse Cochat (Plouha, Côtes d'Armor).
Bien sûr, on préfèrerait que ce site sublime ne soit point entaché par les cinq ou six campings-car d'une inélégance totale qui y stationnent... A quand le camping-car en treillis ?)
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Si vous voulez vous rafraîchir, consultez la vidéo ci-dessous :
(toujours la grève d'Isnain à Saint-Quay-Portrieux, par marée haute)
Par Martine Maillard
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Publié dans : Bretagne
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Mercredi 12 juillet 2006
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Dessin de Robert Bichet (2002) en illustration de son poème "L'hiver"
Eh ! oui, nous partons,
vers les Côtes d'Armor où les bateaux fleurissent !
Nous entendrons le chant des mouettes et le ressac farouche des houles sur les rochers.
Nous marcherons, le nez au vent, peinant dans les montées, sur les sentiers côtiers qui voisinent les criques.
Plouha : vue du sentier douanier vers l'anse de Port-Moguer et la presqu'île de
Gwin-Segal.
L'été nous appelle ! Retrouvons les embruns, les vagues
caressantes,
Puis les moules riantes et les crêpes fumantes...
Quelques bolées de cidre au marché de Paimpol,
Puis les galets qui glissent et le ballon qui vole !
Bréhec, Sainte-Eugénie, nous voici de retour :
O itron santez Anna, ni ho caro bepred !
(Bénissez-nous, Sainte Anne)
Mais comme il s'agit de Robert Bichet (qui n'est pas l'auteur du texte ci-dessus, de moi bien entendu), rappelons ce qu'il aime à répéter sans cesse :
"Dans la vie, lorsqu'une difficulté vous assaille, pensez à ce schéma :
Chaos - Espace transformé - Eternel départ
Vous verrez que cela fonctionne toujours ainsi : après la souffrance, vient la guérison, puis le nouveau
départ."
Je vous laisse donc pour une dizaine de jours contempler son "Eternel
départ", aquarelle que bien des gens ont voulu lui acheter, mais dont il ne se séparera jamais.

Ce dessin, comme tous ceux de Robert Bichet, évoque la vie qui ressurgit
du chaos, et qui dévoile de nouveaux horizons, des perspectives toujours plus belles.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Robert Bichet
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Mardi 11 juillet 2006
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22:20
Parlons un peu du "Voyage d'un Papillon", composé en 1985 à la demande de
membres d'Amnesty International.
Robert Bichet est un farouche défenseur des droits de l'homme. Rien ne le révolte plus que le racisme, la
violence, la torture. Il s'est jeté tout en entier dans ce projet, bâti autour des images du calendrier dessiné cette année-là pour Amnesty International par Jean-Michel Folon.
De ce calendrier, on ne trouve plus aujourd'hui que
ce livre illustré.
Mais sur le site ci-après on trouve de belles images très proches.
Cette année-là, en tant que directeur du Conservatoire d'Issoudun chargé d'animations
dans les écoles, Robert avait entamé avec des institutrices de maternelle un grand travail de fabrication d'instruments et d'utilisation de percussions avec des tout-petits. Il décida de les
utiliser dans sa musique, en leur expliquant bien de quoi il s'agissait :
"C'est un papillon qui est retenu dans des fils de fer barbelés ; et cela lui fait très mal, au papillon, cela lui déchire ses ailes... Mais à la
fin, on enlève les barbelés, et le papillon s'envole, très haut, très haut vers le ciel bleu, si bien qu'à la fin on ne le voit plus..."
Voici ce que cela donne :

Concert donné dans l'église d'Issoudun : tout en dirigeant l'orchestre des élèves et des
professeurs du Conservatoire, Robert brandit des pancartes représentant l'instrument dont les enfants doivent se servir.
Au fond, derrière l'orchestre, on voit les enfants assis à leurs pupitres avec leurs
maîtresses,
avec devant eux les boîtes contenant leurs objets sonores
(Ces deux photos sont de Martine Geoffroy, journaliste au Berry Républicain)
Voici le début de l'oeuvre, qui dresse l'atmosphère de la
première partie : "Souffrance". Tout y exprime l'angoisse, les appels au secours, les chaînes, la douleur. Les enfants frottent sur des boîtes de conserves qu'ils ont eux-mêmes arrangées.
Au milieu, un récitant (ici, le comédien Bernard Martin) se lève et énonce les droits de l'homme.

Au fond à gauche vous apercevez les amplificateurs des Ondes Martenot, un instrument
particulièrement aimé de Robert Bichet, qui sont toujours tenues par Francesca Paderni.
(Photo M. Geoffroy)
Alors commence la troisième partie : "Liberté". Tout un
univers de ciel bleu s'ouvre, et comme un point qui diminue on voit le papillon qui se noie peu à peu dans un océan de bonheur. Les enfants soufflent dans des appeaux qui évoquent les
oiseaux et la lumière. Vous constaterez que Robert Bichet, plus contemplatif que jamais comme dans sa poésie, fait tenir interminablement les notes, comme pour évoquer
l'inaltérabilité du ciel.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Robert Bichet
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