Mercredi 7 juin 2006
3
07
/06
/Juin
/2006
08:55
Cet article est la suite de celui-ci.
La Journée de l'Existence : 2e partie
Texte et musique, Ivan Wyschnegradsky.
Orchestre Philharmonique de Radio-France, dirigé par Alexandre Myrat avec Mario Haniotis, récitant.
Nota bene : Les découpages et titres de parties sont de moi.
L’Homme Conscient
============
[L’Heure a sonné ; la limite est franchie ;
Et voici que s’allume le flambeau de la connaissance de soi-même.]
Il regarde autour de lui d’un regard renouvelé et conscient,
Et il voit une splendide floraison, tout un monde de formes et puissances,
Riche, surabondant, créé par lui-même dans les douleurs du passé,
Aujourd’hui mystérieux et inconcevable.
[Mais dans cette croissance de la connaissance de soi-même,
La Vie tournée contre elle-même
Connaît la division du Bien et du Mal :
Le Bien, force de la Création, de l’Union et de la Vie,
Le Mal, force de la destruction, de la Mort et de la Perte.]
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Citations
-
2
Lundi 5 juin 2006
1
05
/06
/Juin
/2006
22:02
Abordons à présent la deuxième grande partie de ce voyage... Une excursion
jusqu'au Mali (voir cartes ici et ici).
Changement de cap
De retour à Abidjan, nous n'y passâmes pas plus d'une nuit. Francis et Margaret nous proposèrent de visiter le pays par nos propres moyens,
nous indiquant une route possible : monter vers le nord par le train, puis gagner Mopti, ville méridionale du Mali, au seuil du désert.
D'Abobo-gare, nous nous embarquâmes donc en direction de Ouagadougou, qui était alors la capitale de la "Haute-Volta" (le nom de Burkina-Faso fut attribué à ce pays
ultérieurement), avec pour mission de descendre à Ferkessédougou (voir carte n°1), car il n'était pas conseillé d'entrer en Haute-Volta, de vives
dissensions existant alors avec la Côte d'Ivoire.
Abobo-gare dans les années
70
Comme je me plus dans ce train, fait de rames vieillottes vert bouteille, avec des sièges de bois et des fenêtres ouvrables jusqu'à
moitié ! Il avançait tranquillement, jamais trop pressé, dans une campagne plus dégarnie, aux allures de savane, pour s'arrêter à des quais sans gare apparente, où les noirs l'envahissaient
comme un métro, restant parfois sur les marche-pieds pour sauter un peu plus loin... A chaque arrêt ou presque, passaient sous nos fenêtres des femmes portant sur leurs têtes des bassines
pleines de petites bananes locales, ou de mandarines vertes.
Il suffisait de leur faire signe, de sortir quelques francs CFA, et on était comblé des fruits les plus délicieux que j'aie jamais connus... Quel bonheur, pour moi qui
revenais de brousse et avais été privée de vitamines si longtemps ! J'en fis toute ma nourriture de la journée, et ces petites bananes toutes fraîches, je vous assure que je n'en ai
plus jamais retrouvé le goût rare et profond en France... Est-ce parce que les nôtres viennent des Antilles ou d'ailleurs ? N'est-ce pas plutôt
parce qu'on les envoie vertes afin qu'elles mûrissent en cours de route pour être mangeables dans nos supermarchés ? Décidément, l'adage selon lequel les fruits sont faits pour être consommés
sur leur lieu de production, et non pour voyager, me parut là des plus exacts. Quant aux mandarines vertes... Quelle découverte ! Vertes, mais mûres : une espèce à la peau très fine et
particulièrement juteuse, rafraîchissante. Ce voyage fut l'un des moments les plus délicieux de mon séjour.
Robert, lui, s'amusait comme un petit fou des pratiques étranges des noirs, qui, pour prendre l'air car il faisait chaud dans le train, voyageaient sur le toit ! De vrais
cascadeurs, dans ce pays, et pas un agent pour les réprimander ; tandis que la rame progressait paisiblement et sans heurt, une population masculine de plus en plus animée s'installait
au-dessus de nos têtes !
Le paysage vu du
train (cliquez pour agrandir)
A l'issue d'une journée qui me parut tout de même assez longue (environ 450 km en quelque 9 heures), nous descendîmes à "Ferké", fourbus et contents. L'air était plus
agréable qu'en brousse, l'atmosphère moins pesante. Il nous fallait trouver où dormir, et, munis de notre "Guide du Routard", nous nous adressâmes comme indiqué à une mission catholique.
Après quelques hésitations, un missionnaire accepta de nous laisser coucher dans une salle de classe, car il s'agissait d'une école alors fermée pour les vacances, sur des
lits de camp. Ce fut là aussi une de nos plus belles nuits... Les pièces étaient propres, aérées, munies de grilles de bois ouvragé pour filtrer la chaleur des rayons solaires.
Pour ajouter à la réussite de cette journée, nous sortîmes vers 20 heures dans les rues, en quête de nourriture, et fûmes attirés par des odeurs de viande grillée bien
sympathiques. A notre grand ravissement, nous aperçûmes des barbecues à chaque coin de rue, avec toutes sortes de brochettes à vendre ! Dans la fraîcheur du soir, ce fut une véritable fête.
Il nous fallait bien prendre quelques forces, car la suite du voyage allait s'avérer beaucoup moins confortable...
Me voici devant notre
"palace". On ne dirait jamais que j'étais enceinte de deux mois !
Je revins du voyage plus svelte que jamais, mais ce fut très rapidement rattrapé...
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Voyages et promenades
-
4
Lundi 5 juin 2006
1
05
/06
/Juin
/2006
10:16
Pauley (cliquez sur l'image)
P étillante Pauley, petite et malicieuse,
A travers tes
écrits on te sent délicieuse ;
U ne immense
douceur se lit dans tes regards
L umineux de l'amour que t'inspire
Pauline ;
E t tu ris à la vie, émouvante et câline...
Y a-t-il en ton coeur un défaut quelque part ?
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Acrostiches
5