L'Âme du poète

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L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais  d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

 En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...


   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)      

  

Citations

Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 21:14


Je me souviens d'une autre année
C'était l'aube d'un jour d'avril
J'ai chanté ma joie bien-aimée
Chanté l'amour à voix virile
Au moment d'amour de l'année



C'est le printemps viens-t'en Pâquette
Te promener au bois joli
Les poules dans la cour caquètent
L'aube au ciel fait de roses plis
L'amour chemine à ta conquête

Mars et Vénus sont revenus
Ils s'embrassent à bouches folles
Devant des sites ingénus
Où sous les roses qui feuillolent
De beaux dieux roses dansent nus

Viens ma tendresse est la régente
De la floraison qui paraît
La nature est belle et touchante
Pan sifflote dans la forêt
Les grenouilles humides chantent
(- - -)

Guillaume Apollinaire, extrait de "La  Chanson du Mal Aimé".

Ecoutez-en ci-dessous l'interprétation qu'en a donnée Jacques Castérède, avec Camille Maurane (baryton), Jean Négroni (récitant), ainsi que l'orchestre et les choeurs de Radio-France (l'ORTF à l'époque) sous la direction de Pierre-Michel Leconte (voir ici, catalogue des oeuvres, n°034).


 
Jacques Castérède (né en 1926)

Par Martine Maillard - Publié dans : Citations
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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 21:48
    Ce soir, encore une citation d'un de mes poètes préférés (si ce n'est de "mon" poète préféré)... : Apollinaire, un extrait de sa "Chanson du Mal Aimé", qui est un des sommets de la poésie française.
    Ce n'est pas à Léo Ferré, cette fois, que je l'associe ; car si Léo dans sa jeunesse a remarquablement interprété le Pont Mirabeau, et si ensuite ses interprétations de Baudelaire, Verlaine, Rimbaud et Aragon sont des chefs d'oeuvre, par contre dans sa dernière période il a très mal réussi (à mon sens!) "Le Bateau Ivre" et "La Chanson du Mal Aimé". Il a donné trop de valeur à chaque mot, chaque note, a compliqué l'orchestration, ce qui alourdit le texte et le détourne de sa finalité première.
    Non, dans sa forme mi-déclamée, mi-chantée, c'est Jacques Castérède, musicien français trop peu connu de notre siècle, qui l'a le mieux mise en valeur dans les années 60 (voir le lien indiqué, dans "catalogue des oeuvres", l'oeuvre n°034 de l'année 1960) : et bienheureuses sont les personnes qui possèdent un enregistrement de ce merveilleux concert avec Jean Negroni, récitant plein de fougue, et Camille Maurane, baryton élégiaque, plus un délicieux choeur de femmes, et - trouvaille insigne - un accordéon très chantant, qui fait rêver les cours de Paris sur un rythme de valse mélancolique...


LES SEPT ÉPÉES

La première est toute d'argent
Et son nom tremblant c'est Pâline
Sa lame un ciel d'hiver neigeant
Son destin sanglant gibeline
Vulcain mourut en la forgeant

La seconde nommée Noubosse
Est un bel arc-en-ciel joyeux
Les dieux s'en servent à leurs noces
Elle a tué trente Bé-Rieux
Et fut douée par Carabosse

La troisième bleu féminin
N'en est pas moins un chibriape
Appelé Lul de Faltenin
Et que porte sur une nappe
L'Hermès Ernest devenu nain

La quatrième Malourène
Est un fleuve vert et doré
C'est le soir quand les riveraines
Y baignent leurs corps adorés
Et des chants de rameurs s'y traînent

La cinquième Sainte-Fabeau
C'est la plus belle des quenouilles
C'est un cyprès sur un tombeau
Où les quatre vents s'agenouillent
Et chaque nuit c'est un flambeau

La sixième métal de gloire
C'est l'ami aux si douces mains
Dont chaque matin nous sépare
Adieu voilà votre chemin
Les coqs s'épuisaient en fanfares

Et la septième s'exténue
Une femme une rose morte
Merci que le dernier venu
Sur mon amour ferme la porte
Je ne vous ai jamais connue


Guillaume Apollinaire
Extrait de "La Chanson du Mal Aimé"

    Admirez la richesse verbale, admirez l'inventivité extraordinaire, admirez la beauté des rimes et l'évolution progressive du ton, depuis l'éclatant jusqu'au nostalgique... Cet extrait, quoique ayant son unité propre, a sa raison d'être au sein de l'ensemble et ne mérite pas à vrai dire d'en être séparé. Vous pouvez lire la totalité de l'oeuvre ici.
    On y sent l'errance du poète qui, au gré de ses souvenirs et divagations, éprouve parfois le besoin de créer quelques strophes de fantaisie, comme des parenthèses dans une toile de fond désespérée afin d'exorciser sa peine. Pour souligner cette diversité et rythmer l'oeuvre, Jacques Castérède fait alterner la voix chantée et la voix parlée de manière très expressive ; et la magnifique strophe  "
Voie lactée, ô soeur lumineuse"qui revient périodiquement comme une incantation pour chasser les mauvais rêves (ici juste après l'extrait cité), il la confie à un suave choeur de femmes, comme descendu du ciel... Puissiez-vous l'entendre un jour.
    Jacques Castérède fête cette année ses 80 ans.

Par Martine Maillard - Publié dans : Citations
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Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /Avr /2006 13:32
Encore une petite énigme ! Dont certains d'entre vous auront peut-être la réponse (il faut connaître Léo Ferré)

Que s'est-il passé dans la famille Ferré "le 7 avril de 68" ?


Suite à vos excellentes réponses, voici le poème  concerné : 
Pépée

T'avais les mains comm' des raquettes
Pépée
Et quand j'te f'sais les ongles
J'voyais des fleurs dans ta barbiche
T'avais les oreill's de Gainsbourg
Mais toi t'avais pas besoin d'scotch
Pour les r'plier la nuit
Tandis que lui... ben oui !
Pépée

T'avais les yeux comm' des lucarnes
Pépée
Comme on en voit dans l'port d'Anvers
Quand les marins ont l'âme verte
Et qu'il leur faut des yeux d'rechange
Pour regarder la nuit des autres
Comme on r'gardait un chimpanzé
Chez les Ferré
Pépée

T'avais le cœur comme un tambour
Pépée
De ceux qu'on voil' le vendredi saint
Vers les trois heures après midi
Pour regarder Jésus-machin
Souffler sur ses trent'-trois bougies
Tandis que toi t'en avais qu'huit
Le sept avril
De soixante-huit
Pépée

J'voudrais avoir les mains d'la mort
Pépée
Et puis les yeux et puis le cœur
Et m'en venir coucher chez toi
Ça chang'rait rien à mon décor
On couch' toujours avec des morts
On couch' toujours avec des morts
On couch' toujours avec des morts
Pépée

Elle est si belle, cette chanson... Elle m'a toujours fait rêver. C'était la "grande époque" de Léo Ferré.
(Trouvée ici)


Par Martine Maillard - Publié dans : Citations
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Mon dernier recueil

Editions Stellamaris

  Aux éditions Stellamaris vient de paraître

Instants Secrets.

Couverture réduiteVous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Musique pour la Pentecôte

Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.

Interprète : Karl Richter.

Instants Secrets

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Mes précédents recueils

Rossignol d'Argent-Martine Maillard   Le Rossignol d'Argent, publié en 1974 aux Editions Saint-Germain des Prés (Paris), collection Miroir Oblique. Epuisé chez l'éditeur mais exemplaires neufs disponibles sur ebay (ici) ou sur priceminister ().

Renaitre       Renaître, publié au printemps 2011 aux éditions Stellamaris (voir ici).

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