Lundi 13 mars 2006
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Bonsoir ! Ce soir, je pense à l'un de mes poètes préférés...
Des poètes préférés, j'en ai beaucoup ! Mais celui-là, je serais tentée de dire que c'est mon modèle absolu, pour certains de ses vers.
Voyez plutôt :
Descendant des hauteurs où pense la lumière
Jardins rouant plus haut que tous les ciels mobiles
L'avenir masqué flambe en traversant les cieux
Mais QUI a écrit cela
?
Par Martine Maillard
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Publié dans : Citations
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Dimanche 12 mars 2006
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Treizième volet de mon Voyage à
travers le Québec, l'été 1967... Nous atteignons l'Atlantique ! (voir ici).
Les rives du Saint-Laurent vers la Gaspésie (cliquez pour
agrandir)
Le mercredi 26, nous prîmes la route de Gaspé, emportant notre pique-nique pour le repas de midi. Au fur
et à mesure de notre avancée, le paysage devenait de plus en plus joli : le Saint-Laurent était devenu si large que nous nous croyions à la mer, et la région redevenait accidentée, reprenait son
visage montagnard.
Quelques vues de
la "route de Gaspésie" (cartes postales de l'époque)
Elles peuvent à chaque fois être agrandies



Après quelques arrêts, dont un à Sainte-Anne-des-Monts vers 10 heures, nous nous installâmes pour
déjeuner dans une petite anse bordée d’une jolie plage et limitée par deux pointes. L’ambiance maritime se précisait de plus en plus et depuis quelques temps nous avions l’impression de suivre
une côte.
Nous parvînmes enfin à l’Océan à Cap-des-Rosiers et pûmes nous y baigner. Seulement l’eau était si froide1, que malgré le
temps resplendissant, peu d’entre nous s’y risquèrent.
Enfin ce fut Gaspé, capitale de la rayonnante province de Gaspésie. Nous dormîmes bien cette nuit-là, car la journée avait été bien remplie –
comme toutes celles de notre voyage d’ailleurs.
Le lendemain fut à marquer d’une pierre blanche dans l’ensemble de ce merveilleux voyage, car ce fut peut-être la journée la plus réussie, grâce à un temps idéal et à la beauté
des paysages que nous pûmes admirer. Nous devions nous rendre au Cap-Percé, l’un des sites les plus remarquables du Québec.
Cap Percé (toujours une carte postale, toujours affichable en plus grand)
Percé est un petit village au bord de l’Atlantique qui tire son nom d’un énorme rocher isolé troué
d’une large excavation, aussi grandiose par ses dimensions qu’étonnant par sa position.
Au large des côtes on aperçoit une grande île, l’île Bonaventure, qui sert de réserve à toutes sortes d’oiseaux de mer et
particulièrement à des colonies entières de Fous de Bassan.
Fous de Bassan sur l'Ile Bonaventure (carte postale)
cliquez pour agrandir
A notre arrivée, vers 10h30, nous cherchâmes d’abord une vedette pour nous emmener promener en mer autour de l’île. Cette excursion fut délicieuse : il faisait beau, chaud,
avec un léger vent frais, et l’île Bonaventure était superbe. Nous y admirâmes des milliers d’oiseaux, que les amateurs purent filmer tout à loisir et même de tout près, tant notre passage ne
sembla jamais les effaroucher. L’île semblait un véritable paradis, mais il était formellement interdit d’y aborder.
(Même
chose...)
A notre retour, on nous laissa libres jusqu’à 17 heures. Certains décidèrent de prendre part à une pêche à la morue. Pour moi, je préférai rester sur la plage. J’entrepris
d’abord avec quelques camarades une promenade autour du Rocher Percé : c’était une assez périlleuse aventure, mais nous ne nous en doutions alors pas.
Ci-dessus et ci-dessous, le Rocher Percé (même chose)

En effet, le rocher était relié à la terre par une assez large bande de sable et nous nous y élançâmes ; mais nous comprîmes la difficulté de notre entreprise lorsqu’il nous
fallut progresser le long de la paroi verticale, sur des roches très glissantes et exposées aux vagues qui venaient se briser sur nous. Nous nous réjouîmes de n’avoir pris ni appareils photos ni
bagage quel qu’il soit et nous concentrâmes sur notre marche précautionneuse, en serrant les dents dans l'eau glaciale alors que le soleil dardait ses rayons brûlants. Le plus difficile fut la
traversée du chenal d’eau passant sous le porche de la Roche Percée : l’eau, très claire, y était profonde de quelque quatre-vingts centimètres, ce qui nous empêchait de discerner clairement le
fond, de plus en plus glissant.
Le chenal du rocher percé, mais sans doute ici à marée basse (même chose que plus haut)
Lorsque nous sortîmes enfin triomphants de l’épreuve, nous n’eûmes pas le courage de terminer le tour du rocher, et revînmes sur nos pas : après tout, nous avions vu
l’essentiel, et comme bain de mer, cela nous suffisait largement !
Il était assez tard lorsque nous nous retrouvâmes près du village, et nous décidâmes d’aller acheter notre repas dans une épicerie. Je pensais m’offrir un pique-nique frugal,
mais le résultat fut navrant : les petits pains sous plastique étaient infects, le fromage était dur et desséché. Je terminai avec une noix de coco que je ne pus achever, à cause de son
énormité.
Nous nous promenâmes dans le village, fîmes quelques courses et bavardâmes jusqu’au moment du départ. Nous aurions voulu ne jamais quitter ce lieu… C’était une véritable
journée de vacances, et notre dernier jour en Gaspésie !
Coucher de soleil sur la Baie des chaleurs, près de Gaspé
C'est encore une carte postale (malheureusement ici assez abîmée, d'où mes retouches)
Je suppose que j'étais en panne de pellicules et ai dévalisé les boutiques, trouvant ces vues
largement plus belles que celles que j'aurais pu obtenir.
1 : La côte Est du Canada
est baignée d'eaux très froides à cause du passage du courant du Labrador (voir ici). C'est pourquoi aussi la morue y
prolifère.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Voyages et promenades
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Samedi 11 mars 2006
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18:06
L a musique est entrée en moi comme une aurore
U ltime aspiration
de lendemains noyés
C 'est un reflet de lune aux traits
émerveillés
I lluminant mes yeux qui te cherchent encore
E st-ce toi ou ton ombre Amour entre-aperçu
N 'est-ce que ton regard qui me presse et m'espère
N é du feu de la nuit ton rayon me libère
E t puis voici ton Corps d'où mon Corps est issu
Par Martine Maillard
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Publié dans : Acrostiches
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