Vendredi 24 mars 2006
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Et voici maintenant un poème de Théophile Gautier (1811-1872), merveilleusement mis en musique par Hector Berlioz (1803-1869) dans "Les Nuits d'Été" : le Spectre de la Rose.
Soulève ta paupière close
Qu'effleure un songe virginal ;
Je suis le spectre d'une rose
Que tu portais hier au bal.
Tu me pris encore emperlée
Des pleurs d'argent de l'arrosoir,
Et parmi la fête étoilée
Tu me promenas tout le soir.
Ô toi qui de ma mort fus cause,
Sans que tu puisses le chasser
Toute la nuit mon spectre rose
A ton chevet viendra danser.
Mais ne crains rien, je ne réclame
Ni messe, ni De Profundis ;
Ce léger parfum est mon âme
Et j'arrive du paradis.
Mon destin fut digne d'envie :
Et pour avoir un sort si beau,
Plus d'un aurait donné sa vie,
Car sur ton sein j’ai mon tombeau,
Et sur l'albâtre où je repose
Un poète avec un baiser
Ecrivit : « Ci-gît une rose
Que tous les rois vont jalouser. »
Le Spectre de la Rose dans sa version chorégraphique
(ici, Herman Cornejo sur ce site)
Ecoutez ici l'intégralité de la mélodie par Jennifer Glière, accompagnée au piano par un pianiste dont je n'ai pu trouver le nom.
Ici vous pourrez en apprécier le début par Hildegard Behrens avec l'accompagnement de l'orchestre symphonique de Vienne (cliquez sur le titre, en rouge).
Par Martine Maillard
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Vendredi 24 mars 2006
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18:43
Depuis quelque temps, une certaine Rose me met chaque jour d'adorables petits mots, accompagnés de ravissantes photos.
Et il y a plus longtemps déjà, j'ai connu une autre Rose dont le site n'était pas moins sympathique...

Cela me rappelle à chaque fois de magnifiques poèmes accompagnés d'une magnifique musique, au sujet de la "rose", que je brûle maintenant, avec le printemps, de vous citer ici.
Voici le premier :
Le Coeur de la Rose
Toi, le Cœur de la Rose,
Toi, le parfum du Lys blanc,
Toi, tes mains et ta couronne,
Tes yeux bleus et tes joyaux…
Tu ne m’as laissé, comme un rayon de lune,
Qu’un cheveu d’or sur mon épaule ;
Qu’un cheveu d’or…
Et les débris d’un rêve !
L’Enfant et les Sortilèges
de Maurice Ravel (1875-1937)
sur un livret de Colette (1873-1954)

Ecoutez ici (choisissez la plage 12) un extrait de ce merveilleux chant d'amour
à la Princesse perdue.
(Deuxième poème dans l'article suivant)
Par Martine Maillard
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Jeudi 16 mars 2006
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22:43
Bernard Pigeyre a eu la gentillesse de me
communiquer quelques photos de son récent vernissage dans un restaurant de la ville d'Issoudun.
Tout d'abord, je corrige une erreur : il est né en
1950.
Ensuite, les photographies de tableaux que vous verrez ici sont toutes prises de côté, un peu en biais, pour éviter la réflexion
du flash dans les encadrements de verre.
Enfin, toutes ces photos peuvent être agrandies en cliquant dessus.
Ainsi vous pourrez notamment, pour les tableaux, voir leur titre indiqué sur une petite étiquette blanche collée en bas à droite sous chacun des cadres.
Voici l'artiste, photographié sous l'un de ses meilleurs
tableaux,
"La Salute aux gondoles", réalisé avec l'ajout de feuilles d'or.
Son
épouse Françoise (sur la droite)
Bernard
salue ici une personnalité du monde issoldunois,
le compositeur, peintre et poète Robert Bichet.
Je suis juste derrière, en beige...
Voici
un tableau assez original, pour ses traits de blanc
ajoutés sur un support brun :
"Chaleur et lumière de l'après-midi"
"Canal
et Campanile San Barbara"
Appréciez les pans de couleurs qui tombent et créent des reflets
Même
effet dans "Lumière bleue du matin"...
La foule applaudit.
Par Martine Maillard
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