Mercredi 25 janvier 2006
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17:51
Un chien blanc et un chien noir, ça ne va pas fort ensemble... ; un chien et un chat, non plus... ; alors, un chien blanc et un chat noir !!! Et c'est là que nous voyons que, contrairement à nos souhaits, nos chers animaux ne sont pas moins racistes que nous ; c'est à nous de leur apprendre la tolérance !
Voici une petite saynète à lire tout fort et avec le rythme...
Elle met en scène un chien blanc coursant un chat noir, lequel trouve refuge derrière une grille, laissant le chien pantois.

Chat… rogne !
Chat… pitre !
Chat… va chauffer !!!
Chat… perlipopette !
Chat… rrive !
Chat… loupé…
Ben… où est-il donc ce chat ? (teigne !)
Il est caché le chat…sœur-sachant-chasser-sans-son-chien (dans … les chardins !!!)

Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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Mardi 24 janvier 2006
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22:50
L'hiver m'épuise, je bâille de plus en plus... Je pense avoir des affinités avec les marmottes, qui hibernent ! Et cela me rappelle le dernier de ces "vilains" sonnets que j'ai écrits lors de mes pénibles études parisiennes, au sujet de ce cours de philosophie abhorré. L'amie Hélène qui y est citée n'a rien à voir avec Hélène Grimaud - dont j'aimerais vous reparler prochainement ! -, et elle s'acquittait stoïquement d'un exposé sur Platon bien étrange : n'avait-elle pas dessiné au tableau un chien en train d'aboyer, nous affirmant que ce n'était qu'une "idée de chien" ??
Un chien aboie au tableau noir ;
Hélène parle des Essences ;
Mais si nous avons l'existence,
Comment pouvons-nous le savoir ?
C'est dans un sombre désespoir
Que le cours de philo nous lance,
Car ce que le grand Platon pense,
Nous ne pouvons le recevoir.
Nous dissertons ontologie
Mais notre esprit, pauvre bougie,
Vacille, fumeux et mourant...
Adieu, Vérité éternelle :
Que l'Intelligence étincelle
Bien loin de nos corps transparents !
Par Martine Maillard
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Publié dans : Poèmes-délires
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Dimanche 22 janvier 2006
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10:00
22 janvier ! Jour de la Saint-Vincent, mais aussi jour anniversaire de notre plus grand compositeur vivant, Henri Dutilleux.

Agé aujourd’hui de 90 ans, il ne s’est jamais départi d’une grande simplicité et d’une indéfectible gentillesse. Très exigeant envers lui-même, il écrit très peu (surtout sur commande), mais à l’instar d’un Maurice Ravel, soigne tant ses oeuvres qu’il produit presque toujours des chef-d’œuvres.
Qu’il s’agisse du merveilleux concerto pour violoncelle et orchestre intitulé « Tout un monde lointain », dédié à Mstislav Rostropovich, ou des superbes « Métaboles » pour orchestre dédiées au chef d’orchestre George Szell, on est ébloui par la richesse de l’orchestration, par la subtilité de la recherche mélodique, par l’amour du détail et la sensibilité débordante de ses oeuvres.
N'a-t-il pas consacré une oeuvre musicale ("Timbres, Espace, Mouvement") au tableau de Van Gogh "La Nuit Etoilée" ? Ceci traduit un esprit contemplatif et épris d'absolu, ce qui ne l'empêche pas de faire preuve simultanément d'une énergie débordante, qui par les rythmes ou la force des associations instrumentales dégage vigueur et joie de vivre.
Si vous craignez un peu la « musique contemporaine », sachez que Dutilleux est un puriste de la tradition, qui a suivi d’abord les influences des grands impressionnistes et n’a jamais donné dans les « modes ». Véritable joaillier du son il se rapprocherait plutôt d’un Prokofiev ou d’un Stravinsky, notamment dans son ballet « Le Loup », conte fantastique si tendre dans la plainte exprimée au basson du loup amoureux pourchassé.
Mais si je devais me limiter à l'essentiel, je vous recommanderais surtout de découvrir ses deux symphonies, qui s’achèvent dans un chatoiement de rêve absolument vertigineux… A écouter le soir devant les étoiles !
Trouvez ici sa biographie sur Radio France ; et ici un site dédié à ses 90 ans.
Vous pouvez aussi écouter ici des extraits de sa première symphonie, ou de "Timbre, espace, mouvement".
Bon anniversaire, Monsieur Dutilleux ! 
Par Martine Maillard
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Publié dans : Musique
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