Mercredi 22 février 2006
3
22
/02
/Fév
/2006
23:10
Image tirée de ce site (cliquez pour l'agrandir)
Comme je regardais dans le miroir des ondes,
Je vis se dérouler des pays azurés,
Des îlots lumineux tout couverts de forêts,
Flottant nonchalamment parmi les mers profondes.
De blancs voiliers ancrés auprès des rives blondes
Semblaient dans leur sommeil aux grands oiseaux sacrés
Des cultes d’Orient, et les cieux adorés
Miraient à l’infini les splendeurs de ces mondes.
Et moi, je désirais la candeur des oiseaux,
La sereine harmonie ample et grave des eaux,
Le radieux éclat des Iles Délicieuses,
Et j’aspirais à fuir là-bas si ardemment
Que, glissant vers mon rêve imperceptiblement,
Je rejoignis dans l’eau l’image fallacieuse…
"Pour Survivre", 1969
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Sonnets
5
Mercredi 22 février 2006
3
22
/02
/Fév
/2006
19:15
Photo extraite du site "Tcdesign" - cliquez pour l'agrandir
De princesses enchaînées
Il avait fait des chevelures de comètes
Qui glissaient sur les fonds pourprés
Des mille et une nuits de précieux cristal
Et jamais plus il ne devait revoir
Ce ruissellement des joyaux ensevelis
Cette clarté magique des palais endormis
Ce blond miroitement des jardins engloutis
Halluciné pressant son rêve dans ses bras
Il marcha jusqu'au seuil flamboyant
Un flot d'oiseaux chantants alors l'envahit
Et vaincu il coula dans l'espace infini
Désolée, ce poème avait déjà été édité dans "poèmes de détresse" en septembre 2005. Tant pis ! Vous l'avez relu, et ce ne sera peut-être pas le seul que par inadvertance je vous donnerai à relire...
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Poèmes-délires
6
Mardi 21 février 2006
2
21
/02
/Fév
/2006
20:46
Sirène, par René Lalique
J'éveillerai de toi mille étoiles d'argile,
Ma nymphe aux yeux d'océan,
Ma nymphe aux yeux de plein ciel...
Tu naîtras de la mer des nuages,
Au lever du soleil rouge et or,
Par-delà les nuées d'harmonies,
Par-delà le miroir glauque de mes regards ;
Et je verrai la féerie
Danser dans tes cheveux mêlés
Et dans tes yeux étranges...
Et tu t'élèveras, mon étoile-émeraude...
Tu seras le soupir des glissantes épaves,
Comme les algues vertes
Que la mer abandonne,
Expirante, exténuée d'amour...
Et tu me souriras, telle un reflet dans l'eau,
Telle une fée des ondes,
Telle la mort au fond de l'océan ;
Et je mourrai de t'avoir embrassée,
Ma sirène au chant constellé...
Par Martine Maillard
-
Publié dans : Poèmes d'amour
7