Jeudi 21 décembre 2006
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Les étapes de ma course sont jalonnées d’éclairs
C’est que je les brûle
Et je suis avaleur de feu
Car je les dévore
Mes cheveux forment un disque scintillant
Qui tourne inlassablement autour de mon front
Et je les prends à pleines mains
Pour les offrir à l’arrivée
A Celle qui m’attend
Mais là-bas est un gouffre
Et nul ne le sait
Et moi je bondirai
Par l’espace enflammé
Pour le franchir et repartir plus loin
Vers de nouveaux espaces
Vers le grand vers le clair vers l’immense
Tandis que derrière moi grondera la fournaise
En décomposition
Par Martine Maillard
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Publié dans : La remontée du fleuve
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Mercredi 12 octobre 2005
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Jour après jour, tu tissais les boucles de tes cheveux au cœur de la toile épaisse, comme des fils tendus aux horizons de tes fenêtres… Et, comme de grands miroirs réfléchissant les cercles du soleil, tu laissais tes grands yeux glisser sur l’océan des fleuves, au milieu des clartés tremblantes de la nuit. Cependant, la fournaise avait monté vers son zénith, et tes journées torrides se ponctuaient de martèlements sonores. Un soupir, et il fallait mourir : mourir pour ne pas voir plus loin que l’océan, plus grand que le soleil, plus chaud que la fournaise ! Mourir de ne pas voir plus clair que la nuit, et d’ouvrir tes bras comme un archange à travers les abîmes ! … … La mort d’une étoile fut la naissance d’une enfant. Ecrit pour ma première fille, au printemps 1976
Par Martine Maillard
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Jeudi 6 octobre 2005
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Cours sur ton petit cheval de sable,
Habitant des planètes multiples,
Aux bords mugissants de la mer !
Auprès de tes roseaux
Dansent les cheveux bleus,
Les cheveux rouges et verts
De la brume ensevelie…
Passe avec mille écumes joyeuses,
Et déchire mon cœur
De ton souffle soudain,
D’un sabot endiablé,
D’une échine mouillée,
D’une crinière au vent,
Afin qu’il s’ouvre enfin,
Et qu’il cesse de battre
L’asphyxie et l’angoisse… !
Vole sur ton petit cheval d’argent,
Doux compagnon des rêves bleus,
Car le soleil se fond déjà
Dans l’océan des rires,
Et le brouillard des songes
A envahi le monde,
A envahi ma nuit…
Dans l’opacité blanche,
Invente un paysage pâle
Comme tes yeux couleur de mer,
Comme ta course éparpillée,
Qui seule existe pour l’oreille :
Le crépitement sourd des sabots sur le sable,
- La fuite imaginaire…
Par Martine Maillard
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Publié dans : La remontée du fleuve
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