Mercredi 8 mars 2006
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17:59
Ce n'est pas une colle que je vous poserai aujourd'hui en vous présentant quelques jolis tableaux, car la renommée de ce peintre ne dépasse pas
ma région il me semble. De plus mon admiration de femme "peu douée de ses mains" vous paraîtra peut-être puérile, à vous qui excellez dans l'art de l'aquarelle, du fusain, de l'huile sur toile,
voire de la copie d'artiste (je parle ici par exemple de Russalka, de Martine, de Sabine...)

Bernard Pigeyre : "Eglise de la Salute au bord du Grand Canal"
(Venise 805)1
Cependant Bernard Pigeyre, originaire de Picardie et excellent professeur d'arts plastiques à
Issoudun, la petite ville que j'habite, présente ici chaque automne une exposition des toiles qu'il a exécutées à Venise durant l'été. Il se plaît tant en Italie, qu'il reprend chaque année les
mêmes paysages avec des angles, des éclairages ou des coloris différents. Etant généreux par nature, il reversa cette année intégralement le fruit de ses ventes au secours catholique, ainsi que celui de la vente des cartes postales dont je vous donne ici la reproduction.

Bernard Pigeyre :"San Giorgio vu du Grand Canal"
(alors qu'un orage menace)
Les connaisseurs apprécieront à leur juste valeur l'effet obtenu avec le papier spécial un peu chiffonné ; Bernard, qui préfère toujours l'aquarelle, sait enrichir sa technique
par différents moyens, par exemple l'an passé par de petits morceaux de bois doré collés sur son dessin. Quoi qu'il en soit, sa peinture, limpide, lumineuse et me semble-t-il assez personnelle, a
toujours rencontré un vif succès auprès de ceux qui ont pu l'admirer.
Bernard Pigeyre "
Scuola San-Marco"
Par Martine Maillard
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Jeudi 2 mars 2006
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10:30
Pour faire une parenthèse
humoristique à mon voyage à travers le Québec, voici un poème délicieux extrait d'un recueil de Denise Miège-Simansky, que je viens de découvrir. Il est édité
au "Dé Bleu", une maison vendéenne, et admirablement illustré d'aquarelles de Marina Damestoy.
Ne mangez pas les chiens chauds
en sandwich à la moutarde
Ne mangez pas les chiens chauds
N’écrivez pas aux chats-mots
qui s’en vont dans le désert
comme bouteille à la mer
N’écrivez pas aux chats-mots
Mais dansez avec les ours
mais hurlez avec les loups
excités comme des puces
chantez avec le coucou
Chantez avec le coucou
apprenez tous les langages
et ne mettez pas en cage
ce qui vit tout comme vous.
Denise Miège-Simansky
Je
n'ai pas résisté à vous livrer ce poème au moment où mes souvenirs canadiens affluent, avec les expressions savoureuses chères aux québécois si amoureux du français à l'époque !
(A dire avec l'accent, en chantant et en parlant un peu du nez)
- "Çà c'est un morceau d'chance !"
puis : - "Je m'loue un chàr et j'vais faire un tour !"
et : - "Voulez-vous un chien chaud ?"...
Par Martine Maillard
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Jeudi 16 février 2006
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15:11
Durant les vacances, je me
délecte de littérature jeunesse...
Eh ! oui ! Je n'ai pas la force de concentration de
certains, qui lisent Pierre Lévy... C'est peut-être dû à mon éloignement des grandes villes ou à une "mauvaise passe", mais peu de littérature m'intéresse actuellement, à part
vos blogs, Hélène Grimaud, et quelques ouvrages (parfois de poésie...) écrits pour la
jeunesse.
En voici deux que je vous recommande (ou éventuellement pour vos enfants ou petit-enfants !) :
Alain Grousset, que j'ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois, se passionne pour la science-fiction, mais s'inspire très souvent de la société du moyen-âge pour dériver imperceptiblement
du connu vers l'inattendu, vers un mode totalement inédit dont il a l'art d'imaginer constamment de nouvelles formes...
Extrêmement actif et d'une imagination fertile, il s'associe parfois à d'autres auteurs pour des séries un peu "faciles" (par exemple avec Danielle Martinigol pour la série
"Kerri et Mégane", sous le pseudonyme de Kim Aldany) ; mais dans "La Citadelle du Vertige" ou "les Chasse-Marée", qu'il a écrits seul, la trame est plus fouillée, et on peut même déceler un
message, une intention dans l'écriture.
"Les Passe-Vents" est son dernier livre : touché par la mode portée actuellement aux planches de surf et par celle, dans le cinéma, de faire "voler" les gens, il y a imaginé un
monde cerné par un immense gouffre de vents furieux, tellement furieux qu'on pourrait même "surfer" dessus. C'est ainsi qu'un jeune garçon, victime de la violence d'un riche seigneur avide de
pouvoir, va réussir à s'échapper puis à sauver son pays. C'est un hymne à la liberté, à la tolérance, et au progrès mis à la disposition de tous.
Béatrice Egémar m'était
totalement inconnue jusqu'à ce jour. Je découvre avec intérêt ce petit roman bien documenté, qui m'apprend toutes sortes de choses sur la vie en Egypte à l'époque des Ramsès, sur les habitations,
l'aspect des villes, les occupations des hommes, la physionomie des temples et des tombeaux. Bien sûr, elle n'est pas la seule à avoir produit des livres sur la question : Alain Surget, Odile
Weulersse y excellent déjà ! Mais si l'on en croit le paragraphe qui lui est dédié sur la couverture, elle aurait rêvé de devenir égyptologue, et ses livres nous le
prouvent.
Par Martine Maillard
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