Mardi 6 novembre 2007
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14:20
A ma nuit sans tache au milieu du jour ; friable ; aux murailles dégarnies et couvertes de lierre grimpant...
A mes éclats sans origine, sans but ; explosifs ; aux retombées éternellement déchirantes et qui me brûlent le cœur...
A cette obscurité sans fin comme une prison et au rêve souterrain ; pitoyable et recroquevillée dans un pétale.
- O vous tous ! Soyez perdus ! Soyez perdus ! Oui, par trois fois, soyez perdus !
Car que peut-il y avoir de pire que la mort - même caressante ?
Par Martine Maillard
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Publié dans : Labyrinthes et flammes
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Samedi 27 octobre 2007
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19:00
Comme ce blog a été commencé
depuis longtemps et que vous n'avez sûrement pas lu les premiers textes mis en ligne, je vais vous en faire relire certains.

(cliquez pour
agrandir)
Voici "La Création du Monde",
tiré de mon recueil "Labyrinthes et Flammes", et déjà publié en mai 2005 (j'ai changé les illustrations !)
Mon amour océan
Mon amour fée
Mon amour cabriole
Mon amour reflets du paradis
Mon amour journée folle à la mer
Mon amour de marbre de glace de fumées et d'absinthe
Mon amour d'orage
Mon amour de neige
Mon amour de vent
Mon amour de vertige et de mort
Mon amour cierge à la nuit
Mon amour vivante image de la vierge
Mon amour étoile de clarté
Mon amour astre flambant
Mon amour rêve-immensité
Mon amour bateau vers le large
Mon amour oiseau couronné
Mon amour ailes battantes
Mon amour monde naissant

(Pointe de l'Arcouest-Côtes d'Armor. Cliquez pour agrandir)
Par Martine Maillard
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Publié dans : Labyrinthes et flammes
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Mercredi 5 avril 2006
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11:08
En ces temps de violence, un petit clin d'oeil
vers celles qui en ont été victimes. Mais ce poème est plutôt inspiré du romantisme allemand et du mythe démoniaque de la "Chasse Sauvage" (aussi évoqué par Hugo dans les Djinns).

Lumière ! Lumière !
Sabbat des sorcières !
Cavalcadez, chevaux de la lumière !
Légions d’anges au glaive entre les dents !
C’est la nuit des mystères
Qui éclate en menues explosions ;
Partout à la fois les étoiles se brisent
Comme des verres de champagne,
Et laissent mousser leur liquide pétillant,
Sperme, sperme de la nuit.
Chaque nébuleuse est un ange qui chante
Et tous les chants de tous les anges
Font une clameur étrange et jamais ouïe encore…
Oh ! fermez bien la porte !
Car quiconque sortira en cette nuit maléfique
Devra en mourir aussitôt.
Les arbres secoués de frissons
Sécrètent d’effrayants cavaliers,
Une giclée de cris s’élève
En gerbe qui troue le firmament ;
Sabbat ! Sabbat ! Dieu des armées !
Entends-tu l’appel de ton peuple ?
Gorgés de haine et de famine,
Les voici ces ogres guerriers,
Immaculés comme la Voie Lactée,
Cherchant de pâles épousées
Parmi la racaille mortelle.
La mort plane, entends-tu ?
Son hurlement remplit la nuit.
C’est un cavalier de tempête,
Gigantesque et maudit,
Aux yeux exorbités,
Au corps secoué de sanglots,
Au cheval fou,
Et il t’appelle !
… Ange, mon ange
Ne pleure pas…
Elle est sortie, son pas résonne au clair de lune ;
Un cri traverse la voûte céleste,
La lune pleure du sang…
O ma vierge, je t’ai tuée !!
Brutalement le jour se fait.
Au fond du jardin
Le grand chêne s’est abattu.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Labyrinthes et flammes
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