Inspiration

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Saint-Jean  III, 8    


   

(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet) 

        


Mercredi 13 mai 2009

Galerie photos de Allociné (voir ici)

            Avez-vous vu le film "Le Nouveau Monde" qui est passé dimanche soir sur Antenne 2 ?
         En ayant suivi par hasard la présentation j'ai eu envie de le voir, moi qui regarde rarement la télé le soir, et j'en reste encore sous le charme.
         L'introduction et la conclusion sont le Prélude de l'Or du Rhin de Wagner, et ce prélude, qui dans l'Opéra évoque la Nature originelle qui dort dans le sein des eaux profondes du Rhin, nous transporte aussitôt dans un état de paix, retranscrit en images... Les indiens d'Amérique se déplacent sans bruit, presque en dansant, au milieu des arbres ; et à la fin, pour la reprise du thème à la fin du drame, il ne restera plus que les arbres. Une opposition très nette est faite entre les anglais, qui arrivent avec leur civilisation et se montrent prétentieux, cupides, paresseux, faux, et les indiens qui vivent en harmonie avec la nature, et sont contemplatifs, loyaux, joueurs. Ce prélude de l'Or du Rhin fait résonner en nous cette notion de "paradis perdu".... qui n'est retrouvé que lorsque, avec la mort, la nature nous survit.


Sur Youtube, le début du film.
Vous y trouverez un lien vers le Prélude de l'Or du Rhin en version orchestrale
, qu'il ne faut surtout pas suivre car c'est joué sur un synthé !! Préférez-lui celui-ci, vers le Prélude tel qu'il a été écrit par Richard Wagner (du moins jusqu'à 5'22, car ensuite il y a un arrangement pour la version "concert", le prélude enchaînant directement sur la scène 1)

     Bien sûr il y a une histoire : c'est la figure centrale de cette princesse indienne (Pocahontas) trompée par un aventurier anglais à qui elle s'est donnée. Et en filigrane, toute la colonisation est esquissée, montrant la juste méfiance des tribus indiennes à l'égard des envahisseurs qui n'ont pour but que de trouver de l'or. Le film souligne avec force la différence de rythme qui existe entre la vie des colons (habillés, agités, avinés ou cancannières pour les femmes qui bientôt arrivent) et celle des indiens ou même de l'héroïne lorsqu'elle se retrouve seule (nus ou presque, paisibles, adressant des prières à la Grande Mère avec des gestes lents des bras).
        Je n'avais pas ressenti une telle émotion depuis "La Forêt d'Emeraude" (dont peut-être il y a là quelques souvenirs). Le film est profondément contemplatif, contrairement à "Mission", par exemple, qui n'est d'horreurs et brutalités.


Photo "Allociné"
Publié dans : Pensées - Communauté : Partage - Par Martine Maillard
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Dimanche 10 mai 2009



     Petite pluie de printemps
     Délicieuse petite pluie
     Douce et fraîche
     Qu'un magicien céleste laisse tomber sur nous
     Faisant briller les gouttes
     Comme des perles transparentes
     Aux feuillages tout neufs

     Astre qui nous observe à travers un hublot

     Falot dans le ciel gris 

     Et les petits oiseaux qui fusent tout à coup

     D'un arbuste à un autre

     En pépiant de concert


     Averse de printemps

     Tu nous chantes la vie

     Je t'écoute ravie

     Partir à petit bruit


Publié dans : Poèmes actuels - Communauté : L'âme du poète - Par Martine Maillard
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Dimanche 10 mai 2009

          Je n'ai jamais eu de jardin ni de maison... Seulement quelques tentatives pour fleurir un balcon ou mettre une petite plate-bande dans un ensemble inculte. Depuis deux ans, j'ai un jardin et c'est pour moi une découverte. Tout est à inventer ! Et le bonheur est au rendez-vous !! Comme je commence à réussir à peu près les gros plans avec mon appareil photos, je vous offre une petite visite.

         Certain d'entre vous riront du mélange de fleurs diverses : mon jardin est paraît-il un "Jardin de Curé", car il ne présente pas de massifs organisés. Tout est disposé au hasard, selon mon inspiration... Mis à part les arbres et arbustes (ainsi que les iris) qui étaient déjà là.

 

Ceci est un arbuste que j'ai patiemment taillé mais dont j'ignore le nom. Il est devant la maison.

Et voici ma brouette de pensées située sur la pelouse à côté de lui.

Sur le côté gauche de la maison, au nord, des iris.

D'autres iris vers la rue, avec des arbustes qui prennent de l'ampleur et que j'ai taillés très bas cet hiver tant ils avaient monté. Mais on voit aussi le sol labouré par le passage des chiens... J'envisage de clôturer ce coin pour les empêcher de passer et lui redonner vie.

A gauche également, au fond, le lilas blanc. Mais je ne pense jamais à le photographier ! Là il est pris de loin, sur une photo plus générale, et c'est un détail que j'ai grossi. En effet maintenant ses fleurs sont fanées et je les ai déjà toutes coupées.

Derrière les iris, des bruyères. Il y a aussi des hortensias, mais je les photographierai lorsqu'ils seront en fleurs.


Et enfin le muguet, toujours aussi beau.

Sur le côté droit de la maison, des dahlias, dont je viens de soigner la maladie.

Puis des rosiers magnifiques, qui étaient déjà là : oui, la maison était (et est toujours) tout entourée de rosiers, et depuis deux ans que je les soigne, ils sont de plus en plus beaux.

Voici la PREMIÈRE ROSE de la saison, éclose hier.

Cette année, dans des petits bacs sur les pelouses, j'ai planté des sauges. Les tulipes plantées l'an dernier n'ont jamais poussé (voir la feuille de droite), mais les capucines ajoutées ensuite semblent vouloir ressurgir... (voir la feuille de gauche). Derrière vous voyez toujours les chemins tracés par mes chiens contre le muret qui donne vers la rue, en courant après les passants. Ah ! les monstres !

Derrière la maison à droite il y a le lilas mauve dont je vous ai abondamment parlé dans l'article précédent. Lui aussi commence à flétrir, mais quelle floraison cette année !

Sous le lilas, j'ai planté un azalée...

On m'avait mise en garde contre ce genre de culture. Eh bien je crois avoir réussi !

Et de l'autre côté, entre deux tuyas,  j'ai planté un rhododendron face au soleil couchant.

... Et il semble se plaire ! Voici ses premières fleurs, écloses ce matin.

Les oiseaux aussi semblent à leur aise. Voici un pic épeiche.

... Et mon ami le pinson ! "Jean-Baptiste Trouilly" comme il se nomme lui-même.

N'est-ce pas que c'est la maison du bonheur ?

 

Publié dans : Parenthèses - Communauté : Partage - Par Martine Maillard
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