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L'âme du poète



"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

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  • : L'espace d'un instant.
  • valentina
  • : Ce site est destiné à partager avec vous des moments de poésie, de musique et d'art en général. A travers des images de nature, de voyages, des moments de contemplation, qu'ils soient dûs à ma propre inspiration ou à celle d'autres artistes, je vous propose quelques instants d'échange et de ressourcement.
  • : 01/05/2005
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L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)        

 

 

Jeudi 5 juin 2008
Terre ô déchirée
Que les fleuves ont reprisée

Apollinaire
(voir
ici
)


    Ecoutez... C'est de Steve Roach, un musicien américain de style New Age ; et si vous aimez, ne manquez pas d'écouter d'autres extraits de cet auteur inspiré sur Youtube. Il y en a de superbes.
    Steve Roach utilise les synthétiseurs, mais aussi toutes sortes de percussions empruntées aux peuples primitifs, et la voix. Il a le génie du rythme et de l'harmonie, mais aussi celui des timbres et des sonorités. Dans l'extrait ci-dessous il utilise le "bâton de pluie", pour évoquer les petits cailloux qui roulent sur la terre.

par Martine Maillard publié dans : Citations
Lundi 2 juin 2008

    Voici un de mes premiers poèmes.
    Je l'écrivis sur un cahier d'écolier à l'âge de juste 12 ans, alors que j'étais en 5e... avant de l'exhiber triomphalement à mon professeur de français, comme c'était la mode, afin de lui demander un autographe.
    Il prouve  qu'en 1963 il faisait aussi mauvais qu'aujourd'hui !





Le mois de Juin 1963

Voici venu le juin,
Le « Très beau », le « Divin »,
Morne, noir, plein de pluie,
Où froides sont les nuits.


Le baromètre est bas
Et nous sommes tous las
Car le temps à l'orage
Nous ôte tout courage.


Ah ! Ce cher mois de juin !
Qu'en vienne donc la fin ;
Que juillet gentiment
Nous apporte un beau temps !

 

    Deux années plus tard la météo n'était guère plus brillante, puisque fin mai 1965 j'écrivais ceci :


Vendredi, vingt-huit mai ; il pleut, il pleut toujours.
Le ciel entier se fond en des larmes amères.
Tout est gris, triste, sombre, et tous les fronts sévères.
Du rire vainement on attend le retour.


Les cieux ne grondent pas : il ne font que pleurer.
Les gens sont étonnés de la mélancolie
Qui les prend tout à coup ; sans arrêter, la pluie
Caresse les maisons et les fait frissonner.

 

    Ma technique des vers s'était améliorée, mais par contre l'on voit qu'avec l'adolescence ma dépendance à la lumière, en matière de moral, s'était affirmée !

   Peu importe : voici quelques fleurs, en attendant le soleil.

 


 

par Martine Maillard publié dans : Nostalgie
Samedi 31 mai 2008
    Allons-y pour le tag.
    Consigne : écrivez au minimum dix choses qui vont donnent le moral dans une journée.
     Voici les miennes ; quand elles sont là, je jubile, et quand elles n'y sont pas, j'y pense pour me réconforter... C'est très souvent en rapport avec la lumière ; j'ai un énorme besoin de lumière.

- Me réveiller en voyant la lumière à travers les volets et penser qu'il fait soleil dehors.
- Voir la lumière étinceler derrière un arbre ou derrière un nuage.
- Prendre mon petit déjeuner : une bonne tartine grillée, un verre de jus d'orange, un bol de chicorée au lait bien chaud (parfois j'en reprends un à 18h en revenant du travail pour me détendre).
- Ecrire ou créer, produire quelque chose dont je suis contente.
- Me baigner, nager, plonger (courir, je ne peux plus).
- Marcher, ou faire du vélo dans la nature.
- Découvrir une belle région.
- Découvrir un beau livre, une belle oeuvre, un beau tableau.
- Rouler vers une destination attirante par beau temps.
- Regarder le ciel, un vaste espace de ciel, surtout s'il est dégagé - même la nuit.
- Voir une fleur éclore, un arbre s'épanouir (même un arbre d'automne, un arbre d'hiver)
- Voir et entendre couler un ruisseau.
- Entendre la mer.
- Surprendre un animal sauvage qui passe au loin.

- Ecouter une belle musique.
- Jouer une belle musique (chanter, je ne peux plus).
- Etre en communion avec une personne que j'aime, regarder ses yeux rire.
- Prier, en ressentant mon coeur qui s'ouvre à une immense lumière.
- Sentir que je ne suis pas seule, et qu'il y a quelqu'un qui peut m'entendre à l'intérieur, ou qui m'aide, subitement, aux moments les plus inattendus.
- Etre en paix, ressentir ce bienfait.
- Voir des enfants qui rient et qui sont heureux.
- Penser à mes adorables filles, à mes petits-fils craquants, à mes soeurs, à mon frère, à ma mère.
- Avoir fait plaisir à quelqu'un.
- Sentir les bonnes odeurs de la nature, au printemps ou après la pluie.
- Sentir le vent qui gonfle mes poumons, fait voler mes cheveux.


    Il y en a peut-être d'autres, que j'ai oubliés...

En illustration, la campagne aujourd'hui (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :


Le ciel immense, chargé de lumière... et dessous, la terre, qui boit cette lumière
(cliquez pour agrandir):




    Et maintenant, poursuivez la chaîne :


par Martine Maillard publié dans : Pensées
 

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In Libro Veritas

NB : Vous pouvez consulter les archives de ce blog, créé en mai 2005, en cliquant en haut à gauche de cette page sur "Poésie éternelle".

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