Vendredi 21 octobre 2005
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Et maintenant, pour finir en beauté cette petite séquence sur Fontainebleau, je vais vous donner à découvrir l'Hymne bellifontain que nous offrit en 1960 la Ville de Constance à l'occasion du jumelage entre les deux cités... Cette sympathique collaboration me valut une correspondante là-bas, et plusieurs voyages très agréables dans cette région touristique au lac réputé, riche en monuments historiques, et proche de la Suisse, de l'Autriche et du Massif Alpin.
Malheureusement, si j'ai le texte, je ne peux vous en passer l'enregistrement ; et si je peux en donner la partition (pour ceux qui la liraient), je ne sais pas insérer le texte dessous... Mes excuses, surtout pour le fait que le nom de l'auteur (allemand au demeurant) m'est inconnu. Par contre, sans vouloir médire, je vous avoue que si je vous livre cela, c'est à cause du côté "Orféon" très martial qui m'amuse beaucoup...
1)Le texte :
Par Martine Maillard
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Vendredi 7 octobre 2005
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Par Martine Maillard
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Dimanche 18 septembre 2005
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En relisant l'Enfant halluciné, de René-Jean Clot, je ne résiste pas au désir de vous en citer quelques passages. Ce qui fait la magie de ce livre, ce n'est pas tant le parcours surprenant de cet enfant né avec une âme de peintre, que l'extraordinaire aptitude de l'auteur à écrire sous forme de sentences, comme si chaque instant de sa vie était une heure de philosophie. Avec une personnalité hors du commun, tout ce qu'il dépeint prend une allure de jamais vu, de révélation... C'est sans doute ce qui fait de lui un peintre d'ailleurs : cette faculté qu'il a de voir à travers les choses, et d'y capter une réalité à laquelle n'accède pas le commun des mortels...
L'amour :
"Aimer, c'est ne plus avoir besoin de la présence de l'autre pour l'aimer."
Le cancre :
"La rouille des grilles des jardins avait gagné ma tête. Je ne faisais pas de bruit, le plus souvent je dessinais sur un cahier tout ce qui me passait par la tête, mais il fallait qu'une forme fût d'abord tracée par ma main pour que mon esprit se mette en branle. Je me disais: "Tiens ! C'est un chat !" Ma surprise était vive de l'entendre ronronner sur mon cahier. Je lui donnais un nom.
Immobile et silencieux le dernier de la classe est vêtu d'une armure d'acier noir, il garde, à l'écart, le château désert. Personne ne le visite. Les portes sont munies de lourds verrous. Je disais aux autres: Bonjour ! Ils ne répondaient pas, j'étais la nuit noire, j'étais aussi pour eux l'herbe fanée."
La vie d'Artiste :
"Méfiez-vous de la beauté, quand vous l'aurez trouvée vous serez défiguré."
"Ne rêvez jamais à la gloire, c'est une fille qui se farde avant de descendre dans la rue."
"Ceux qui se souviennent de vous vous oublieront. Ceux qui vous aiment vous oublieront aussi. La ferronnerie de la mémoire se rouille comme les balcons avec les années."
"Avoir eu une bonne vie, c'est tout simplement se sentir plus jeune que sa propre mort quand elle viendra."
"Mais si vous chassez toutes vos illusions, sachez que les mouches prendront leur place."
René-Jean Clot, né en 1913, mort accidentellement en 1997,
Prix Renaudot en 1987 pour "l'Enfant halluciné" (Grasset).
Par Martine Maillard
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