Vendredi 18 novembre 2005
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22:00
Je ne saurai en ces jours de fin novembre 2005 passer sous silence un musicien français du 20e siècle que j'affectionne particulièrement, et ce pour plusieurs raisons :
- La première, c'est que j'ai eu l'honneur de connaître longuement sa fille Gaud, et donc d'avoir toutes sortes d'échos sur lui, presque comme si je l'avais rencontré...
- La seconde, c'est que je connais parfaitement sa région, en Bretagne (voir "souvenirs de
Bretagne"), ce qui renforce ce sentiment de connivence.
- La troisième, c'est qu'il s'est éteint le 22 novembre 1955, jour exact de la Sainte Cécile - qui était également le prénom de son épouse - , et que nous fêtons cette année le
cinquantenaire d'une si étonnante disparition.
Je prends donc un peu d'avance pour vous le
présenter, et j'ai nommé
Joseph-Guy Ropartz
l'auteur du drame
lyrique "le Pays", sur un livret de Charles Le
Goffic, mais aussi de cinq symphonies, de messes et d'un requiem, de mélodies et de magnifiques pièces de musique de chambre, comme le ravissant "Prélude, Marine et Chansons"
...
Guy Ropartz assis sur les rochers de
Bréhec... Photo © D.R. - © Abeille Musique, 2001
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(avec l'aimable autorisation de l'éditeur...)
Né à Guingamp le 15 juin 1864, puis ayant fait ses études musicales à Paris en particulier avec César Franck qu'il admirait particulièrement, malgré une longue carrière de directeur de
Conservatoire à Nancy, Guy Ropartz (comme il se fit appeler par la suite) ne cessa jamais d'affectionner par-dessus tout sa région de Lanloup. Entre Saint-Quay-Portrieux et Paimpol, il y
possédait un manoir où il termina sa vie, après le décès de sa femme, soutenu par sa fille aînée Gaud. Marcheur infatigable, il parcourait les sentiers douaniers des bords de mer qu'il a
si bien chantés dans son drame, "Le Pays", tableau déchirant de la nostalgie ressentie par le pêcheur paimpolais exilé en Islande.
Manoir de Lanloup, habitation de Guy Ropartz, photo Jean Maillard
Demain, à
travers la rubrique "citations", je reviendrai sur la vocation première du jeune "Joseph-Guy", qui était la poésie. En effet, en véritable "Gémeaux" qu'il était, à l'instar de Robert
Schumann, il hésita d'abord entre la création littéraire et la création musicale - et comme vous le verrez, ses compositions poétiques sont magnifiques...
Ecoutez ci-après quelques extraits de Prélude, Marine et Chansons,
pour deux violons, violoncelle, flûte et harpe.
Pour découvrir ce charmant quintette très debussyste,
cliquez successivement sur les plages 5, 6 et
7.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Musique
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