Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
- Cliquez sur le bandeau ci-dessous pour rejoindre l'association de soutien à Julien Vaillaud, trompé par un notaire qui lui a vendu une maison mise en
liquidation.
- Page facebook "Solidarité pour Julien".
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Au jeu des balançoires
Il a perdu son âme…
Ou n’est-ce pas auparavant,
Tandis qu’enfouie au fond de lui
Il la tenait captive,
Muette et oubliée,
Qu’il en était privé ?
Et voici qu’à force de rire
A gorge déployée
Sur un morceau de bois agité dans les airs,
Atterrissant et décollant sans cesse
En un piqué-levé,
En une chute-élévation,
Allant, venant,
Poussé, chassé,
Il ne fut plus qu’un ample mouvement,
Que vitesse envolée,
Que va-et-vient charmé,
Qu’emportement ravi…
Et soudain,
Son âme s’échappa comme l’eau s’évapore
Et s’immobilisa à le regarder vivre,
Ailes déployées,
Superbe comme un lys
Dressé dans le soleil couchant…
Défaillant, à sa corde agrippé,
Il vit le soir doré
Superbement s’épandre,
Et il sentit les arbres exhaler leur odeur,
Tandis que peu à peu
Leurs effluves le pénétraient…
Et le rayonnement secret du soir,
Comme une nourriture exquise
Entra dans sa respiration,
Y demeura comme en suspens,
S’y déploya…
En un instant,
Il se sentit égal au paysage,
Rire égrené sur fraîcheur répandue,
Et chute suspendue ;
Alors son corps fut si sensible
Qu’il le posa sur le gazon.
Aux éditions Stellamaris vient de paraître
Instants Secrets.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.
Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.
Interprète : Karl Richter.
big bisous
@bientôt!
qui ne peut qu'enchanter celle qui croit en la survie de la conscience ( ou l'âme) humaine.
j'ai vécu une expérience telle, en relaxation profonde et mon amri a dû me ranimer, j'avais baissé mon rythme cardiauqe habituellement très rapide ( 120) à 40 et refroidi mes pieds, par la volonté.
oui, je crois qu'on se dépouille...
Bises affectueuses,