L'Âme du poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

Pour la Terre

bonial – alerte promos pour moins de déchêts

  Pour compenser l'énergie consommée par mon blog, un arbre a été planté.

Présentation

Soutenir Julien

- Cliquez sur le bandeau ci-dessous pour rejoindre l'association de soutien à Julien Vaillaud, trompé par un notaire qui lui a vendu une maison mise en liquidation.

Soutien-a-JV.jpg


-  Page facebook "Solidarité pour Julien".

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Dérives rêvées

  • Rouen-déc09-Claude Monet
  • Rouen-déc09-cathédrale-13
  • Ch-teauPentec-te09-14.jpg
  • Rouen-déc09-VieilleVille-13
  • Issoudun-Toussaint-2.jpg
  • Issoudun-Le musée

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais  d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

 En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...


   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)      

  
Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /Jan /2006 19:35
Paul Cézanne : Maison et arbres (1890-1894)
(Cliquer sur le tableau pour l'agrandir)


Déchirée

L'image est déchirée

Tu vois la maison toute bleue
Aux pâles contours d'arc-en-ciel
Tu te le dis trop tard
J'aurais dû mieux tenir
Mieux regarder les plis du feuillet dévasté

Un instant ce fut beau
Ce fut trop beau

Il y avait l'espace avec la vie dedans
La vie les fleurs et l'eau
Les bêtes et les oiseaux
Les feuillages rieurs et la maison chantante
Et il y eut la pluie et il y eut la nuit
Il y eut le soleil et il y eut le jour

Mais ce fut comme un feu
Jailli d'on ne sait où
Un feu de vie
De mort
Un feu qui danse
Dont l'origine et dont la fin
Sont une seule et même chose
Déchirer

Déchirer cette page
Déchirer ce visage
Déchirer cette image
Trop sage

Déchirer la maison l'enfant et le bouquet
Déchirer le soleil et déchirer le cœur
Déchirer et brûler
Piller le cœur

Piller
Comme tombe un cri

juin 2000


Serge Rachmaninoff : 2e concerto pour
piano et orchestre (1er mouvement, début)
interprété par Idil Biret et l'Orchestre National
Radiosymphonique de Pologne dirigé par Antoni Wit.
(Disque Naxos)

Par Martine Maillard - Publié dans : Poèmes de détresse - Communauté : L'âme du poète
Donnez-moi votre impression ! - Voir les 5 petits mots
Retour à l'accueil

Commentaires

Que j'aime ce poème, même s'il est douloureux.
tant dans la musique des mots que la forme qui les assemble, on y retrouve les intentions coloristes et volumétriques de cézanne( je ne connaissais pas cette toile, quelle splendeur...!)
...
`j'espère que la détresse est loin, si loin qu'il ne reste que les souvenirs doux et chauds... Bisous...
Commentaire n°1 posté par Viviane le 20/01/2006 à 23h42
Non, ça s'est arrangé, bien sûr !...
Réponse de Valentine le 21/01/2006 à 15h37

bien oui.


clem

Commentaire n°2 posté par clem le 21/01/2006 à 20h54
Dans la magie du feu, tu trempes tes mots, et mon regard s'embrase.
Bisous Martine :-)
Commentaire n°3 posté par Nortine le 22/01/2006 à 03h36
Et la poésie vole, telle le phénix surgi des cendres du passé !
Réponse de Valentine le 22/01/2006 à 17h39
La douleur sublime quand elle est dite ainsi !
Commentaire n°4 posté par AïmalUn/jean-baptiste le 23/01/2006 à 13h15

Il est triste ce poème, mais ô combien parlant.. magnifique.


Nanou

Commentaire n°5 posté par Nanou le 04/03/2006 à 18h20

Mes textes sur internet

Pour lire ou télécharger mes poésies, récits et nouvelles, cliquez sur le lien ci-dessous

Mes oeuvres sur In Libro Veritas

Mon dernier recueil

Editions Stellamaris

  Aux éditions Stellamaris vient de paraître

Instants Secrets.

Couverture réduiteVous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Musique pour la Pentecôte

Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.

Interprète : Karl Richter.

Instants Secrets

Cliquez sur l'image ci-dessous pour obtenir en Pdf un bon de commande à envoyer par la poste.

 

Bon-de-commande-IS.jpg

Mes précédents recueils

Rossignol d'Argent-Martine Maillard   Le Rossignol d'Argent, publié en 1974 aux Editions Saint-Germain des Prés (Paris), collection Miroir Oblique. Epuisé chez l'éditeur mais exemplaires neufs disponibles sur ebay (ici) ou sur priceminister ().

Renaitre       Renaître, publié au printemps 2011 aux éditions Stellamaris (voir ici).

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés