Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
- Cliquez sur le bandeau ci-dessous pour rejoindre l'association de soutien à Julien Vaillaud, trompé par un notaire qui lui a vendu une maison mise en
liquidation.
- Page facebook "Solidarité pour Julien".
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Aux éditions Stellamaris vient de paraître
Instants Secrets.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.
Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.
Interprète : Karl Richter.
Bravo encore et toujours pour votre blog dont j'apprécie la diversité et l'esthétique des pages !
La seule note positive que j'accorde à Sartre, c'est de s'être opposé à Spinoza (dont les idées de déterminisme absolu reviennent pourtant en force aujourd'hui) en mettant en avant la marge si importante de liberté que nous avons nous les humains par rapport au monde animal. Et moi, je défends aussi notre libre arbitre bec & ongles, même si cette faculté ne constitue que 1 % de nos possibilités d'agir en toute conscience, c'est un espace de liberté inouï !
Platon, c'est autre chose, il avait déjà pressenti la caverne des médias et nous avait bien avertis que, si l'on n'y prenait pas garde, nos perceptions n'étaient qu'illusion : on est en plein dedans aujourd'hui !
Question : Crois-tu Martine que l'âge de la philosophie c'est 17 ans ? Car 80 % d'une tranche d'âge va jusqu'au niveau du bac et 90 % ne font plus jamais de philo après la terminale. Est-ce une utilisation/formation judicieuse pour cette discipline somme toute très importante, même pour des gens comme moi qui sommes peut-être plus scientifiques par formation ou par goût ??? That is the question !
Là-dessus, le bac. Très sérieuse, j'avais travaillé d'arrache-pied, toute seule, les textes au programme. Nous n'eûmes à passer qu'un oral, et bien sûr j'ai été interrogée sur Kant. Mais comme j'avais potassé le texte à fond et que j'avais d'excellentes notes sur le bulletin, on m'accorda un 15/20. Je me suis donc retrouvée, vu mes beaux résultats et la peur de la fac, dans un grand lycée parisien en classe préparatoire à Normale Supérieure.
Drame de ma vie ; toutes mes études ont été brisées par mai 68, je dois le dire... En effet vu l'effet général les classes prépa étaient passées cette année-là à 45 élèves par classe au lieu de 25 et les profs grinçaient des dents. Ils ont tout fait pour nous décourager et faire de l'écrémage. De "plus brillante élève du lycée" je suis dégringolée à l'état de cancre et n'ai plus rien suivi. L'enseignante en philo partait de deux postulats effarants : le premier postulat était qu'on ne pouvait pas faire de philo quand on était littéraire... il fallait impérativement être matheux ; donc nous étions perdues d'avance (nous n'étions encore que des filles !) ; et le second était que nous savions déjà tout (?) de la philo donc qu'il fallait étudier des choses "nouvelles", style "le structuralisme en linguistique" ou autres balivernes... Entre elle et la féroce enseignante d'histoire qui me prit pour cible dès le premier jour parce que je m'étais trompée de sens dans le métro et suis arrivée en retard, je me suis totalement effondrée. L'année suivante dans un autre lycée ce fut encore pire : moi qui surnageais encore à peu près en lettres, ces dames ont pensé que comme je ne suivais pas dans le précédent lycée je ne devais pas suivre non plus chez elles, et je me suis trouvée face à des harpies qui m'ont détestée au point de me metttre des zéros chaque fois que je réussissais un devoir sous prétexte qu'il n'était pas possible qu'il soit de moi !!! (On se croirait dans Matilda...) Si bien qu'elles se sont étranglées de rage lorsqu'elles ont appris qu'en "colle" (ces interros orales réalisées par des profs extérieurs pour nous préparer à l'entrée à Normale) j'avais obtenu de bonnes notes. Je ne suis pas entrée à Normale, à cause de l'histoire et de la philo, mais j'ai obtenu l'équivalence des années de fac grâce à mes notes d'interrogation et à la gentillesse de l'administration qui a bien voulu me faire un dossier avec elles ; en effet les profs s'étaient arrangées pour me refuser le DUEL. Atroces années de ma vie. A la suite de cela j'ai fait un rejet total des études et n'ai plus voulu m'occuper que d'amour et de musique...
Je trouve idiot de n'enseigner la philo qu'une seule année... surotut quand on sait que c'est une pratique...
Bref, je te dirai cela en privé (si tu le veux bien) dans un long message car j'ai beaucoup de choses à dire sur ce sujet, ayant vécu mai 68 de l'extérieur...
J'ai été moi aussi un ancien très bon élève... mais j'ai fait du chemin depuis (°!*) et je suis passé un peu par la case philo, mais sans lauriers ni trompettes. Hi hi hi ! Tu l'as sans doute bien compris, je suis plus autodidacte qu'étudiant ou enseignant conventionnel... Heureusement pour moi !