Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
- Cliquez sur le bandeau ci-dessous pour rejoindre l'association de soutien à Julien Vaillaud, trompé par un notaire qui lui a vendu une maison mise en
liquidation.
- Page facebook "Solidarité pour Julien".
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Aux éditions Stellamaris vient de paraître
Instants Secrets.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.
Premier choeur : "O ewiges Feuer" (O feu éternel) tiré de la cantate n°34 de J.S. Bach.
Interprète : Karl Richter.
et puis
cet oiseaux qui est de mes préférés en toutes saisons,
chez nous ce sont des corneilles...
Ton poème est d'un achèvement extraordinaire, tant dans sa musicalité que son rythme, et j'adore le clin d'oeil à Hérédia...
bravo Martine!!!
En fait j'ai été saisie par l'envol des corbeaux en passant en voiture, et cela m'a rappelé José Maria de Hérédia... Malheureusement je me suis arrêtée un peu loin pour les photographier correctement.
Sans doute un bannissement temporaire !
J'aime beaucoup ce poème mais je suis un peu perdu là avec les "corbeaux" de Hérédia.
J'en étais resté aux "gerfauts hors du charnier natal"...
Par contre les corbeaux, ça me rappelle ceux de Vincent Van Gogh issus là encore d'un tableau de Millet.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.
Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;
Ou, penchés à l'avant des blanches caravelles,
lis regardaient monter dans un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.
Tu vas rire, celui-là comme tant d'autres, je le connais encore par coeur ! Une véritable mémoire d'âne te dis-je !
Bisous corbidés
Au diable le classissisme des rimes, je trouve que tu as su capter l'instant et toutes les émotions qu'un vol de corbeau peut faire naître un matin d'hiver, sur une route déserte. Bravo Martine, bises,
J'ai beaucoup aimé ton poème mais moi aussi je me souviens par coeur de l'original "les conquérants" !
re-gros baisers
J'aime ce genre de détournement.
J'ai produit un
"Quand je serai bien vieux, le soir, à l'hallogène"
dans le même genre.
Que Ronsard et Hérédia nous pardonnent !!!
Cordialement
Quelle ambiance ! J'aime énormément ce poème ! Bises, Valentine !
Bonne journée et amitiés, René !
Sourire... C'est chouette que tu ressortes tes anciens articles, et comme les pastiches j'adore, double plaisir et non double peine! En plus une photo qui évoque le champ de blé aux corbeaux de Van Gogh...
Je l'ai ressorti pour plusieurs raisons :
1) pour promouvoir mon nouveau recueil...
2) Parce qu'en ce moment je suis un peu en panne d'inspiration...
3) Et surtout parce que depuis sa première publication je l'ai CORRIGE ! En effet il y avait quelques fautes d'e muet qui émaillaient ce sonnet pourtant à la gloire, comme tu le remarques, de José Maria de Heredia ; et quand j'en ai envisagé l'édition je n'ai pas voulu les maintenir. J'ai trouvé finalement assez facilement la parade, et je n'allais pas laisser sur mon blog un sonnet ne correspondant pas à sa forme définitive !
(C'était : "sur la chaussée tiédie ils" -> 1 e muet + 1 hiatus / et "l'assemblée croassante" que j'ai remplacé par "la foule..." / Enfin, "qui part en nuée sombre"...)
Mais je ne connais pas du tout le tableau de Van Gogh dont tu parles... Je cours le dénicher.
(Mais il en a fait plusieurs ??)
Bises !
c'est vrai qu'ils ont mauvaise réputaion....
besos
tilk
Ce n'est pas vraiment ce que je voulais dire... C'est plutôt l'impression que lorsque l'atmosphère devient presque inhumaine, ce sont les seuls suffisamment aguerris pour pouvoir encore la supporter - mais à condition de se "tenir les coudes". Ce sont comme des durs à cuire...
Bon WE, René !
Merci, Vespcondove.