Mercredi 1 mars 2006
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Après dix jours d'exploration du
Québec "urbain", le moment est enfin venu pour nous de découvrir le merveilleux pays où Viviane a ses ancêtres... (voir carte
ici)
Saguenay : Zoo sauvage de Saint-Félicien
(Vue récente extraite du site "Bonjour Québec")
Après une bonne nuit en ville, nous regrimpâmes vaillamment la côte pour
notre dernière demi-journée au camp. Avant de prendre congé, nous plantâmes quelques petits sapins (c'était rituel à Balcon-Vert). Puis nous nous élançâmes vers le nord, emportant des provisions
pour pique-niquer dans le parc des Laurentides.
Ce jour-là il
faisait encore plus chaud et plus brumeux que la veille. Dans la réserve, les routes n'étaient pas goudronnées ; aussi le paysage nous parut-il moins avenant qu'il aurait dû l'être, tout englué
qu'il était, écrasé dans un brouillard de chaleur et de poussière.
Photo prise par moi je ne sais plus exactement
où...
Plus de prairies ici : les arbres étaient presque noirs, les montagnes sauvages, et tous les deux cents mètres on
longeait ou on surplombait un joli lac aux contours capricieux. Notre seule déception fut de n'apercevoir aucun animal : ils devaient se terrer dans les endroits les plus frais de la forêt.
Seuls, les moustiques et insectes de toutes sortes nous harcelèrent pendant notre repas au bord de l'eau.
A la sortie du
parc, nous n'étions plus loin de Chicoutimi : déjà, des étendues immenses de troncs flottants jonchaient et masquaient la surface des lacs. Nous
approchions d'une zone industrielle : des cheminées fumaient et les brouillards s'épaississaient.
Photo prise par moi du côté de Chicoutimi : industrie du bois
Et pourtant, ce que nous vîmes de Chicoutimi nous parut fort agréable : c'était encore une ville faite de pavillons,
mais le style en était moins froid qu'à Montréal. Le site de la ville, joliment accidenté, était ceinturé de verdure. De plus, nous eûmes le luxe, oublié depuis notre départ, mais vite réappris,
de trouver une chambre individuelle pour deux nuits. Nous goûtâmes également la douceur d'un bain rafraîchissant dans une belle piscine.
Vue actuelle de Chicoutimi extraite de ce site
Le lendemain, la journée commença avec une conférence culturelle offerte par Monseigneur Tremblay (un homonyme de
celui de la veille, ce nom étant extrêmement répandu au Canada) sur le Saguenay (à patronymes identiques,
sujets identiques ! Retour aux "mêmes"...). Sans doute le sujet était-il passionnant et traité avec
érudition, mais la chaleur et la fatigue des jours passés aidant, nous n'en tirâmes peut-être pas tout le bénéfice souhaité.
L'après-midi nous fîmes une
excursion très agréable à Sainte-Rose-du-Nord (voir carte ici). La joie qu'elle nous procura nous fit oublier la matinée un peu trop studieuse pour notre goût. La chaleur était
extrême (le thermomètre du car non climatisé n'affichait-il pas 100 degrés ? Nous nous en ébahîmes, mais il s'agissait de degrés... Fahrenheit, ce qui équivalait à environ 40 de nos degrés
Celsius) ; mais la luminosité cette fois bien vive nous dévoilait un paysage si vert et si magnifique, que nous étions ravis.
Sainte-Rose-du-Nord : photo actuelle tirée du site "travelblog"
Le but de ce déplacement était une petite crique sur la Saguenay autour de laquelle s'avançaient régulièrement des
pointes rocheuses. Le paysage y était extraordinairement varié : lorsque je dirigeais mon regards vers l'intérieur des terres, je me croyais en Suisse ; lorsque je regardais les caps rocheux, je
m'imaginais en Bretagne ; mais lorsque je me promenai dans la forêt à flanc de colline, je me crus soudain de retour chez moi, à Fontainebleau, tant les rochers, les bouleaux, les pins et l'odeur
de résine m'évoquaient ma forêt natale ! (Voir aussi ce site)
Quelles belles randonnées l'on pouvait faire là ! C'était assez périlleux, mais c'en était encore plus passionnant...
Après
la promenade, nous nous étions tant échauffés que nous nous précipitâmes d'un commun accord vers le petit bar afin d'y déguster les délicieuses crèmes glacées dont les canadiens ont le
secret.
À notre retour enfin, après une séance de car
des plus étouffantes, nous nous jetâmes avec soulagement dans l'eau de la piscine.
Un souvenir personnel
de Chicoutimi... Qu'avais-je donc acheté ?
Etait-ce ce magnifique couteau à manche de corne
dont je découvris par la suite qu'il portait la mention "made in China" ?

Par Martine Maillard
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Publié dans : Voyages et promenades
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